Swiss Vibes 2013, la chanson du mois de juin, Pierre Omer

Pierre Omer & Stewarts Garages Conspiracy Crew_low« La chanson évoque ce mal du pays que j’éprouvais tous les jours alors que je vivais à Madrid. J’y raconte la nostalgie des terres noires et fertiles, je dis entre les lignes le blues que j’ai ressenti dans un pays qui est, lui, plutôt aride voire désertique. En écrivant le texte, j’ai su tout de suite que le rythme allait être lent, j’ai compris à quel type de scansion j’allais faire appel. En l’écoutant aujourd’hui, je me dis qu’il y a dans le chant quelque chose de Dylan, un artiste que j’ai beaucoup écouté dans ma vie. » Pierre Omer, chanteur, Genève, à propos de la chanson “I Wanna go Home” qui figure sur la compilation Swissvibes 2013.  Cette chanson est écoutable ci-dessous et téléchargeable sur le bandcamp de Swiss Vibes.

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En concert à Lausanne, Festival de la Cité, le 9 juillet
Bienne, Podring Festival, le 10 juillet
Pierre Omer’s Swing Revue, Guebwiller (F), Festival Les Dominicains de Haute Alsace, le 13 juillet

Yellofier, le nouveau joujou de Yello

screen_29On connaissait Boris Blank co-fondateur de Yello. On le retrouve au côté du producteur suédois Hakan Lidbo pour Yellofier, une application pour smartphone destinée à la création musicale.

Le principe est simple. L’application permet d’enregistrer des sons et de les utiliser immédiatement comme boucles sonores. Chaque son est représenté par un carré de couleur auquel on peut superposer un effet audio (saturation, écho…) de manière intuitive. Ajouter à cela la possibilité d’agencer les diverses motifs rythmiques créés à l’aide d’un séquenceur audio simple d’utilisation mais riche en fonction d’édition, et on obtient une application facile d’accès mais aux innombrables possibilités. Et c’est la grande force de Yellofier. Pas besoin de connaissances musicales particulières ou d’instrument: un claquement de doigt, une respiration ou un tintement de verre suffisent à créer un morceau. Les fonctions de partage permettent d’accéder aux titres des autres utilisateurs, certains signés Henrick Schwarz, The Orb ou encore Carl Craig.

Yellofier rend la création musicale accessible aux novices tout en proposant des fonctions avancées qui convaincront les utilisateurs plus expérimentés, et cela grâce à une interface visuelle bien pensée, colorée et ludique. A vos tablettes!

Yellofier est disponible sur Iphone et Ipad. 2,69 euros.

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“By Bye Bayou” de Mama Rosin consacré

MJCR020_HumanExpression_Front300Tes les Federer du rock indépendant, les Genevois de Mama Rosin viennent de décrocher le prix du meilleur album de “alternative country” aux IMA, Independent Music Award. Cette distinction internationale n’est pas un prix avec une somme rondelette à la clef. Elle est conçue et pensée comme une vraie possibilité de développer sa visibilité sur la scène internationale. Elle devrait donc permettre à nos deux héros helvétiques, assistés de leur compère et batteur français, de décrocher plus de gigs, d’obtenir une meilleure distribution, bref d’aggraver leur hyperactivisme déjà bien développé.

 

affiche soirée 13 juinJustement jeudi soir, les Mama Rosin organisent à Genève (au cinéma Spoutnik) une soirée en l’honneur d’Alan Lomax, avec une performance de Eric Isaacson, le boss du label Mississipi Records (qui a réédité plusieurs enregistrements du père de l’ethnomusicologie) et célèbrent la sortie, sur leur label MoiJConnais Records, d’un disque culte du groupe de rock psychédélique californien, Human Expression. Ah oui, j’oubliais… les Mamas vont aussi passer des disques et en vendre. Une question reste en suspens: quand est-ce qu’ils dorment?

Andreas Schaerer Makes Friends with London

Guest appearance with Soweto Kinch at King’s Place, London. May 31st 2013.
Photos Reto Andreoli

IMG_8967bI’d like to say he has bionic vocal chords

The vocalist, Andreas Schaerer, is captivating. I’d like to say he has bionic vocal chords but in fact they probably resemble yours or mine. Whereas I can’t even whistle, Schaerer can convince you that a nightingale has got caught in the rafters or a percussionist has taken to the stage with a shekere, Batá drum and a pair of claves.

This Bern-based talent had been invited to perform in London by Soweto Kinch, the British alto sax player and rapper. Part of the show was made up of tracks from Kinch’s ambitious concept album, The Legend of Mike Smith but part way through Schaerer joined Kinch to improvise with him, his bassist Nick Jurd and drummer, Shane Forbes.

The game was to interplay sounds and rhythm with Kinch on the modern theme, ‘how will consumerism respond to the depletion of resources?’ Appropriation and optimization were amongst Kinch’s articulate raps but to be honest, these themes didn’t cut through into the music. What did was Schaerer’s vocal craft.

The turn that made the audience’s mouths drop was his ‘muted trumpet’

Starting with a beautiful three-note call and whistles, African plains and fluttering birds floated through my mind, Schaerer went on to bubbling, clicking and bashing before building an industrial cacophony that dropped into some fresh beatboxing. The turn that made the audience’s mouths drop was his ‘muted trumpet’ duet, echoing and dancing with Kinch’s sax runs. It was so convincing that people looked over at Kinch thinking he’d picked up a trumpet.

The gig could have relaxed a little, allowing the band and Schaerer to expand on their improvisations, but it’s to Kinch’s credit that he spotted the potential punch Schaerer brings to a gig. His ‘joyful noise’ left us all smiling, including Jonzi D, director of the breakdancing festival, Breakin’ Convention. He was intrigued by Schaerer’s vocals and how he used his physicality to echo them, bringing a visual dimension to the performance.

Jazz musicians need to make international friends and connections as their potential audience is spread far and wide. Schaerer is doing just that. I hope that part of his journey is also taking him deeper into vocal expression, developing his potential to truly move people. His talent is beyond a party piece.