Chapitre 1: ici
Chapitre 2: là
Chapitre 3: here
Chapitre 4: there
Jeudi 28 novembre, 9h30
L’après-midi, je dors pendant le trajet en plein trafic dans la voiture de Shrini. C’est fou mais ça se me surprend déjà plus trop ce chaos. Il y a quelquefois où je sens que le surréalisto-mètre est dans le rouge (les croisements sans feu où tout le monde roule pare-chocs contre pare-chocs, les familles avec enfants qui traversent des triple voies au milieu des bus et des motos…)
Chez Shrini, je lis quelques paragraphes de Krishnamurti. En substance : se focaliser sur les résultats, ou sur l’expérience acquise, c’est la mort. La vie c’est l’action, pas le résultat. experiencING instead of experiencED. Et aussi : la discipline, la concentration, c’est réduire les possibilités, en choisissant un aspect de l’esprit au détriment d’un autre. La création, la découverte, ne peuvent apparaître que dans un esprit libre.
Bon concert au Bandra base, petit endroit “underground” (ou plutôt “indépendant”) ou Emma gère la programmation. Un bon piano droit qui tient la route, la plus petite grosse caisse du monde, une trentaine de personnes enthousiastes. Petite jam dub à la fin avec deux saxophonistes locaux. Le propriétaire est un Californien, la cinquantaine, il finit par un speech:”Please educate yourself about climate change. In 20 years this place will be under water.” C’est vrai que toute la ville est plate et au niveau de l’Océan, pas de digue ni rien.
On en parle un peu. On parle de nos voyages en avion. Il dit : “On le fait tous. On n’a pas le choix.” L’après-midi, Shrini disait : “Nous n’avons plus d’autre choix que de vivre dans le présent. Ça fait 40 ans que tout le monde vit dans le futur en croyant que ça ira mieux plus tard.”
Le soir on mange dans un restau chinois. Le Californien en question à étudié “quand il était jeune, c’est-à-dire il y a longtemps” les rythmes indiens et donne quelques explications sur le Tintal, compter avec les phalanges, décomposer les patterns en 3,4,5, etc. Quand je dis que je m’attendais à ce que la tradition musicale indienne soit plus présente: on ne l’entend pas, on n’en entend pas parler, ni dans la rue ni a la télé, on ne rencontre pas de musiciens qui jouent ça. Il me répond que, comme partout, les gens veulent ce que veut le voisin et ce qui est à la mode, ce qui est brillant et a du succès, c’est-à-dire, les conneries que j’ai vues à la télé.
Il dit aussi qu’on est un groupe qui réussit la synthèse d’éléments très différents, sans que ça soit parallèle ou anecdotique (Steve Reich + Dub + musique orientale + jazz + …) et qu’il n’avait jamais entendu ça.
Mardi, on est parti à 10h de l’hôtel pour aller à South Bombay, le quartier plein de bâtiments victoriens et de touristes. On est resté quatre bonnes heures, entre le “India Gateway”, la station de train qui ressemble à une cathédrale, les marchés de rue et un petit atelier de photo au fond d’un couloir humide dans une vieille baraque.
Ce matin ça va mieux. Certainement mon corps doit s’habituer au changement de climat de nourriture…J’ai fait un tour sur les “quais” à côté de l’hôtel, pris des photos. Il y a ce pont au dessus de l’océan qui va à Bandra, qui est énorme. L’air est épais et il fait bien chaud (30 degrés), je transpire tellement, et je ne sèche pas après la douche.
You physically feel the power of Elina’s cry
I have to admit I was entranced by Colin’s imagination; he is a potent voice and I want to check his own trio now. At times he played with such melancholy it broke my heart, then in a moment, flashed his anger or became cold, like ice cubes dropping into Elina’s blood-red cocktail, cracking and clinking, changing the temperature. He used various techniques to physically alter the piano, deadening the resonance or twisting the keys into cimbalom-like notes, revealing a Balkan soul whilst never breaking the spiritual thread of jazz.
One guitar („Fifty bucks.“), one amplifier („fifty bucks.“), one speaker („fifty bucks.“), and one bass drum („from the trash.“) is all that Beat Zeller, aka the
He delivers his absurdist multi-sexual lyrics in a primordial howl that is part animal lust, post-coital sorrow, and part comedy. Driving himself forward with an incessantly rattling bass drum and occasionally permitting himself a Dylanesque wail on the harmonica, he is a truly unique performer. In this rivetting performance in front of a sizeable and highly appreciative crowd in one of the most enjoyable small venues in London he manages to burn not one but two amplifiers in one performance. Ace!
Dans les travées encore clairsemées du
Samuel Blaser
rs to his trombone as ‘her’