Pour une vieille peau comme moi, à l’esprit farci de préjugés, un projet pédagogique d’échanges artistiques et de médiation francophone en Afrique qui s’intitule « Une chanson pour l’Education » fait frémir. Je crains d’emblée de retrouver ce bon vieil esprit paternaliste que beaucoup de Français ont si bien su développer à l’égard de leurs ex-colonies. Qu’elle ne fut donc pas ma surprise, lorsque, en ce dimanche 20 mars, je découvre au Festival Voix de Fête de Genève un nombre impressionnant d’artistes burkinabés aussi créatifs que stimulants et engagés : Patrick Kabré dans la cour, Maï Lingani, Dicko Fils et Alif Naaba sur la petit scène du théâtre. Depuis que Victor Démé a ouvert la voie, il semble que la scène burkinabé soit en passe d’imploser.
Du Konkistenga à la Cité de Calvin

« C’est un phénomène assez récente, explique dans les loges le chanteur Alif Naaba, également appelé le prince du Konkistenga en raison de ses nobles origines. Elle existe depuis une dizaine d’années et manifeste d’une génération qui veut oser et expérimenter des choses nouvelles. La base de notre musique est traditionnelle, mais elle utilise des codes universels pour ne pas rester enfermée dans une sorte de ghetto artistique ». Quant aux écoliers romands, ils sont venus déclamer des citations de leur crû avec un bel aplomb. Un petit air de révolution et une énergie impressionnante flotte à tous les étages du théâtre Pitoëff. Impressionnant et réjouissant.
Quand coopération rime avec inspiration

Et cela ne fait que commencer : à 20 :00 le plateau de “Une chanson pour l’Education” investit pour de bon la scène du théâtre Pitoëff. “Une chanson pour l’Education” c’est un projet de coopération initié par l’association Enfants du Monde et réalisé en partenariat avec la Compagnie Zappar dont Yannick Cochand est le directeur artistique. Il s’agit d’une part de sensibiliser de manière ludique des jeunes francophones au fait que des millions d’enfants dans la monde n’ont toujours pas accès à l’école. Les parrains, tous des artistes confirmés, ont eu pour mission d’accompagner les enfants dans la création de textes et des chansons sur le thème du droit à l’éducation. Mais il s’agit aussi de faire des opérations de sensibilisation artistiques dans les régions concernées par les problèmes d’éducation (cette année le Sénégal et le Burkina Faso) et en Suisse romande via une série de concerts (Gland, Neuchâtel et Monthey) qui se terminait au Festival Voix de Fête à Genève.
La crème de la chanson romande

A Genève, une heure durant les parrains et marraines défilent sur scène ensemble ou séparément. Alif Naaba réapparaît pour un dialogue avec la chanteuse congolaise Gasandji et un autre duo avec Sébastien Peiry sur le thème du climat. La jeune Valaisanne Sylvie Bourban chante, quant à elle, les réfugiés – en bambara – avec Dicko Fils. Zedrus et Patrick Kabré interprètent un titre écrit après le tremblement de terre en Häiti, Pascal Rinaldi chante sa « Race Humaine », Fraissinet nous fait rire avec ses phobies d’avion …. « Un bouillon de culture incroyable » résume Yannick Cochand qui court dans tous les sens sur scène, le sourire vissé aux lèvres.
Le ventre blanc

Du côté suisse, Sylvie Bourban impressionne par sa voix aux accents jazz, sa présence lumineuse et évidemment sa capacité à chanter dans autant de langues différentes. « C’est un peu mon fonds de commerce, s’exclame en riant la chanteuse le lendemain au bout du fil. Depuis mes études à Berklee, j’ai chanté dans beaucoup de langues différentes : du patois valaisan à l’anglais en passant par l’arabe ou l’espagnol. Avec Alif Naala, j’ai chanté en bambara, avec Maï Lingani en français en onomatopée. J’aime les langues pour leur mise en bouche, pour leur sonorités. Cela dit je me considère comme une chanteuse à texte et je comprends chaque mot que je chante. »
Une autre dimension
« Avant de partir en Afrique, j’avais peur d’être condescendante, mais en fait on a tout de suite basculé dans l’émotion. Dans les villages on était accueilli par des dizaines d’enfants qui couraient à notre rencontre. J’avais en permanence des enfants dans mes bras ou qui me tenaient la main, même quand je chantais ! Les Burkinabés me disaient tout le temps que j’avais le « ventre blanc » et que les enfants le sentaient. Je ne comprenais pas. « Avoir le ventre blanc » est une expression de là-bas qui indique la bonté d’une personne. Cette expérience m’a vraiment ouvert une porte sur une autre dimension.»
Pour mieux vous imprégner des sensations de cette expérience unique en son genre, consultez le blog de Sylvie Bourban, où elle posté ses impressions.





La scène musicale suisse recèle de talents – cachés ou dévoilés. Là où d’autres entités s’attèlent à dévoiler les perles rock ou pop de nos contrées, le site web 
The day after the successful launch event at Rough Trade East, the celebration of the publication of the

The impressive and diverse list of participants ranges from Flaming Lips and Bonnie “Prince” Billy to Goat, Jandek, Sebadoh, Sleaford Mods and Suzanne Vega. To launch the book, Bad Bonn came to the legendary Rough Trade East shop off London’s Brick Lane. The choice of venue made sense: Most of the lyrics in the book are in English, many of the artists involved are from the UK, and the shop carries one of the most comprehensive selections of music-related books anywhere. The two-pronged event attracted an excellent crowd of around 150 people.
silos instead. Following the discussion – the conclusion: of course it would! -, 


