Le double électro de Peter Kernel

tumblr_inline_mk0abbdWD31qz4rgpSecond single solo après «I’ll teach you to hunt», Barbara Lehnoff alias Camilla Sparksss enfonce le clou avec «Precious People». Elle creuse son sillon si particulier dans un style électronique quasi-mécanique aux sonorités 80’s assez éloigné de ce que l’on connaissait d’elle au travers du groupe rock Peter Kernel. A l’image de son clip percutant, «Precious People» est une claque sonore inquiétante et hypnotique qui sort des sentiers battus avec ses basses énormes et des arpèges électroniques technoïdes aux frontières de la Cold Wave. Un titre masterisé par Simon Davey (Chemical Brothers, Depeche Mode, Mirwais…) qui n’est sans doute pas pour rien dans cette électro puissante et implacable baignant dans une sensualité toujours sous-jacente.

A l’image des intrigants trois «s» de «Sparksss», la troublante Barbara Lehnoff est définitivement une artiste déstabilisante et hors-norme qui bouleverse les lieux communs. Entre provocation et douceur sauvage, la suisse-canadienne se fraye son chemin au travers de la musique électronique underground… une piste à suivre et à ne lâcher sous aucun prétexte.
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Swiss Vibes 2013 dans les starting-blocks!

Le 7 mai 2013, Vibrations publie un supplément de 32 pages entièrement consacré à la scène suisse et offre une compilation de 19 titres à ses abonnés. Parallèlement le blog swissvibes.org, propose le téléchargement gratuit de cette même compilation sur bandcamp. Une opération globale qui allie trois support – presse, CD physique et Internet – pour manifester de l’effervescence de la scène musicale suisse ainsi que son potentiel de développement à l’international. Cette opération est rendue possible grâce aux liens qui unissent depuis quatre ans le magazine Vibrations et Pro Helvetia.

Petit rappel de l’histoire de Swiss Vibes:

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Début 2009, constatant la montée en puissance de la scène musicale helvétique, le magazine Vibrations et la fondation Pro Helvetia unissent pour la première fois leurs forces et réalisent la compilation Swiss Vibes 2009 qui rassemble,  à côté de étoiles déjà confirmées de la scène suisse  que sont Erik Truffaz, Jérémie Kisling, Sophie Hunger, de talentueux musiciens de jazz, de pop ou d’électro. Fort éloignés des clichés habituellement associés à la Suisse, certains, comme Filewile, Grand Pianoramax ou Lole, ont depuis fait parler d’eux dans des festival de renom ou aux travers de leurs enregistrements discogaphiques.

swissvibes_HD_pochette 2011

Deux ans plus tard, la scène suisse a tellement évolué qu’une nouvelle compialtion s’impose d’elle-même. Diffusée aux abonnés de Vibrations et au sein du réseau national et international de Pro Helvetia, Swiss Vibes 2011 s’accompagne désormais d’un blog destiné à être éphémère,  www.swissvibes.org. Du 1 avril au 15 mai, il offre du contenu sur les diffférents groupes sélectionnés (interviews, reportages, sons et vidéos) dont Rusconi, Mama Rosin, Imperial Tiger Orchestra, Oy, Kara Sylla Ka, Samuel Blaser, Anna Aaron, The National Fanfare of Kadebostany.

swissvibes2013_CD_COVER_recto2013

Vibrations Magazine, Pro Helvetia et swissvibes.org sont heureux de vous faire découvrir une nouvelle sélection d’artistes suisses, prêts à investir la scène internationale. Découvrez Fiona Daniel, My Heart Belongs to Cecilia Winter, Fai Baba, Tobias Preisig, Soraya Ksontini et Lucien Dubuis et les autres  en téléchargeant la compilation numérique sur bandcamp!

Disque du printemps: Plaistow “Citadelle”

 

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Depuis sa création en 2007, Plaistow ne cesse de réinventer le trio jazz. Johann Bourquenez, Cyril Bondi et Vincent Ruiz (le dernier arrivé), aiment l’exercice de l’enregistrement. C’est l’occasion comme l’affirme le leader et pinaiste Johann Bourquenez, de « redéfinir les directions, de faire le point ». Après “Lacrimosa” et ses deux longues plages de 20 minutes, voici donc “Citadelle”, qui paraît pour la première fois sur un vrai label (Two Gentlemen) : huit morceaux dont un seul ose cette fois durer 20 minutes. On connaît certains des ingrédients-clefs de Plaistow : un amour inconditionnel de la répétition et de la musique minimale allié à un goût prononcé pour certains rythmes issus du monde la techno (drum’n’bass, dubstep). On découvre ici une exploration des modes arabes, une démarche toujours plus construite et même un morceau de hip hop expérimental avec le rapper de Psykick Lyrikah. Traversée d’oscillations, travaillant sur les couleurs harmoniques, la musique de “Citadelle”est à la fois primale, sensuelle et incroyablement subtile. Evoquant la nature ou les constellations planétaires, elle vous prend pour vous redéposer quelque cinquante minutes plus tard, empli d’une nouvelle sensation d’urgence. Et comme cette musique est fondamentalement libre, elle laisse la place à chacun de s’y projeter avec ses idées et ses sensations. Ce que prouve en beauté cette vidéo de Janice Siegrist.

Plaistow, “Citadelle” (Two gentlemen/Dist Irascible)

Concerts de Plaistow:

26 april – BERN (CH) – Ono
28 april – ZURICH (CH) – Exil
2 may – GENEVE (CH) – La gravière

[vimeo http://vimeo.com/63859823]

 

 

Mama Rosin à la rencontre de Moriarty

imagehautsiteMoriarty et Mama Rosin sortent tout juste de l’enregistrement de 5 titres communs, à paraître le 20 avril dans le cadre du «Disquaire Day 2013». Ils se sont donnés rendez-vous pour célébrer la chose à la Flèche d’Or dix jours avant cette date. Moriarty ouvre le bal. A Paris, les franco-américains de Moriarty jouent à domicile et leur réputation n’est plus à faire, ce qui n’est pas le cas du trio helvétique, inconnu de la plupart des spectateurs.

Natifs de Genève, la musique des Mama Rosin baigne dans le blues suintant de la Louisiane et se permet de multiples écarts géographiques vers la Nouvelle-Orléans ou les Caraïbes. Lorsque les neufs musiciens sont réunis sur la petite scène de la Flèche d’or, ils  attaquent les titres communs et la sauce prend instantanément, comme si les deux entités avaient toujours joué ensemble. Banjo et violon croisent le fer avec harmonica et contrebasse, les accordéons sont de sortie, et le bottleneck est de rigueur. Ces morceaux inédits donnent l’impression d’avoir toujours existés, comme un bon vin resté à la cave et qu’on ressort pour une grande occasion. «Ginger Joe» et sa grosse rythmique fait immanquablement taper du pied. «Every Night» est plus dans le style des Moriarty, mais le banjo de Robin Girod de Mama Rosin fait merveille aux côtés de l’harmonica de Thomas Puéchavy. Après ce voyage outre-Atlantique, on revient en Europe avec «Sept jours en mer». Sans doute un des meilleurs moments du concert. Dans un style peu abordé jusque là, les deux groupes nous proposent un chant de marin aux allures de légende traditionnelle celtique. Les «sombres héros de l’amer» de Noir Désir ne sont pas loin, et comme souvent dans ce genre d’histoire de sirènes et de navires perdus, c’est simple, efficace et terriblement poignant. Rosemary de Moriarty qui chante en français, c’est superbe et suffisamment rare pour être signalé! On est sous le charme délicieusement vintage de cette formation éphémère.

Moriarty & Mama RosinMoriarty quitte temporairement la scène pour laisser les trois rockeurs suisses prouver au public français qu’ils en ont sous la pédale. Sans crainte, ils nous balancent leur blues rock de la Louisiane helvétique. Leur univers est bariolé. Il mélange allègrement le Mississippi et le Québec, comme si Jimmy Page et Robert Plant s’étaient initiés aux mythes vaudou et à la danse Two-Step du Texas. On comprend mieux pourquoi Jon Spencer du fameux groupe  new-yorkais Jon Spencer Blues Explosion a décidé de prêter main forte à l’enregistrement de leur dernier album «Bye Bye Bayou», sorti en février dernier. «Sittin on top of the world», extrait de cet album, est représentatif du mélange des genres cher aux Mama Rosin: un riff bluesy au bottleneck soutenu par un accordéon dansant et une grosse rythmique hypnotique et rock n’roll. Il n’en faut pas plus pour faire dodeliner de la tête les 500 personnes de la Flèche d’Or, et on aperçoit même les Moriarty taper des mains en coulisses. L’effet est instantané et délicieusement addictif.

Quelques morceaux plus tard, Moriarty rejoint à nouveau les Mama Rosin sur scène pour clôturer un concert enlevé et rythmé. Pas d’artifices superflus, juste de l’énergie brute et le plaisir de livrer un concert unique, qui se termine dans un mélange de transe vaudou et de blues country et une petite traversée parmi la foule. Merci Moriarty et Mama Rosin !

 Le concert de Mama Rosin et Moriarty a eu lieu mercredi 10 avril, salle de la Flèche d’or à Paris

L’enregistrement 5 titres “Moriarty Meets Mama Rosin” paraît en vinyle en édition limitée le 20 avril sur le label Air Rytmo de Moriarty.

La scène suisse est dans la place!

Savez-vous qui a déclenché le déluge de pluie hier soir au Cully Jazz? Tobias Preisig et son violon qui parle aux esprits. Alors que le musicien zurichois se lançait dans un de ces crescendos dont il a le secret, la pluie s’est mis à battre à tout rompre sur la tente qui recouvre la scène du Jardin. Une minute de folie. A croire que les dieux de la pluie avaient décidé d’être de la fête. Tobias Preisig et son band recommencent ce soir (toujours au Jardin), mais à en juger par le ciel, les dieux de la pluie ont décidé d’aller voir ailleurs. Il était temps.

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Egalement dans le off du Cully Jazz Pierre Omer et ses Stewarts Garages Conspiracy cow-boys ont installé leurs quartiers dans l’antre du THBBC. Des looks et des riffs de tueur, un chanteur ambianceur hors pair et le batteur d’Imperial Tiger Orchestra perdu dans des expérimentations sonores improbables sur une planche tendue de cordes. Eux ne craignent ni le vent, ni la pluie et peuvent même envisager de balancer leur rock-country-blues par beau temps si vous leur payer un verre…

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Dans le festival IN, c’est aux Bernois de PommelHORSE que revient l’insigne honneur d’ouvrir la soirée sous le chapiteau avant Mr Steve Coleman en personne. PommelHorse, c’est du jazz sans être du jazz. Autrement dit quatre jeunes musiciens formés aux canons du jazz, mais qui écoutent aussi du rock, du heavy metal, de la drum’n’bass ou de la fusion. Une musique chargée d’atmosphères qui, partant d’instruments acoustiques, jouent avec pas mal de feeling des effets de distorsion,  des décalages sonores et rythmiques.

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Quant au musicien, compositeur et arrangeur romand Christophe Calpini (Stade, Mobile in Motion) il viendra défendre les couleurs de son projet avec le chanteur anglais Wayne Paul. La rencontre entre cette voix soul qui sait vous tirer des larmes et le maestro des amples a déjà accouché d’un disque “Between The Lines”. Au Next Step samedi soir, les deux amis vous feront découvrir leur live. Encore un must.

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Elina Duni, trait d’union rêvé entre l’Albanie et la Suisse

2277_Duni_PF2Pour la soirée d’ouverture du Cully Jazz Festival, on ne pouvait rêver mieux que de voir Elina Duni et son formidable quartet. En ce vendredi  5 avril,  Elina est vêtue d’une longue robe en voile rouge. Elle semble impressionnée par la nombreux public qui s’étale à perte de vue à ses pieds. Normal, son répertoire, son approche est plutôt intimiste : Elina Duni revisite à sa manière une sélection de chansons albanaises qui lui sont chères. C’est parfois dans une nouvelle terre qu’une culture parvient le mieux à s’enraciner et à grandir. Elina Duni est Albanaise. Elle vit en Suisse depuis l’âge de 10 ans. Sur scène, l’on sent que les chansons qu’elle interprète l’habitent, ainsi ce chant de résistance chanté régulièrement par son grand-père anti-fasciste, ainsi ce poème de Ismaël Kadaré, ou ce chant de mariage qui finit sur des cadences endiablées. Mais Elina Duni n’est pas « simplement » nostalgique ; elle parvient à créer un nouvelle idiome à partir de ce matériau musical. Son magnifique dernier opus « Matanaé Malit » (ECM, 2012) en faisait déjà la démonstration. Ce parti pris est encore plus manifeste sur scène, où elle se produit entouré de ces trois complices suisses d’exception : Colin Vallon (au piano), Patrice Moret (à la contrebasse) et Norbert Pfammatter (à la batterie). Ensemble, ces quatre-là construisent une musique nouvelle : Colin Vallon fait parfois glisser un balle sur les cordes à l’intérieur de son piano pour obtenir le son précis dont il a besoin. Patrice Moret penché sur ces cordes travaille son isntrument au corps. Et Norbert Pfammatter manie ses baguettes avec autant de subtilité que d’efficacité, se glissant dans les interstices pour contstruire et reconstruire les rythmes dans des combinaisaons qui semblent infinies. Il ne s’agit pas pourtant ici d’improvisation : les mélodies sont bien là, la voix est précise, juste, magnifique.  Il ne s’agit pas non plus de jazz vocal avec un d’illustres accompagnateurs. Il s’agit de quelque chose de neuf, dont l’ouverture d’esprit laisse présager de beaux développements futurs.

Si vous n’avez pas pu voir le concert, sachez qu’il sera rediffusé sur la RTS1 jeudi 11 avril à 22 h 45 (émission “La Puce à l’Oreille”)

A découvrir également ci-dessous la dernière vidéo de Elina Duni:

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La scène suisse électro se porte bien!

Electron - PosterEn dix ans, le festival Electron s’est imposé comme une référence en matière de musique électronique. Avec ses expos, ses conférences, ses projections, ses spectacles de danse, il s’impose pendant trois jours et dans dix lieux genevois comme le QG des musiques électroniques actuelles. Toutes les tendances sont représentées, des pionniers aux derniers arrivés. Et les Suisses ne sont pas en reste dans ce grand panorama. Comme le manifeste d’emblée le spectacle d’ouverture : une création entre le chorégraphe Guilherme Botelho (de la compagnie Alias) et Murcof, artiste mexicain qui s’était déjà compromis avec notre trompettiste national Erik Truffaz il y a quelques années.

Jeudi, il ne faudra pas rater la prestation de Mimetic, projet solo du batteur et compositeur prolifique Jérôme Soudan (également l’un des deux programmateurs de la manifestation) qui a entre autres officié au sein de Von Magnet. De formation classique, rompu à l’exercice de la bande son, Jerôme Soudan est passé maître dans l’art de créer une musique électro aux résonances et aux pulsations essentielles.

Les Chevaliers de la Table ronde version house et électro ne sont autre que les Bernois de Round Table Knights auteur des singles « Deadfish » et « Cut To the Top » (en collaboration avec le Reverend Beat-Man). Leur premier album les a déjà consacrés comme un groupe avec lequel il fallait désormais compter sur la scène internationale.
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Quant à Oy, elle viendra présenter sur la scène genevoise son second opus nourri de ses séjours en Afrique. Nous y reviendrons.

Evidemment, une bonne partie de la scène électro-techno-indu genevoise est dignement représentée. Parmi celle-ci Dachshund. Après s’être illustré en faisant de la drum’n’bass, ce DJ et producteur, amoureux du bon vieux dub jamaïcain, s’est reconverti à la techno.
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Un des ses compagnons de fortune, le Dj et producteur Quenum, co-fondateur avec Luciano du label Cadenza Records, présente en avant-première à Electron son premier album sur la scène du Zoo.

Pour clore le festival, place à l’inénarrable et provocateur artiste de rap vaudois, Rocco Roccobelly qui aime à se présenter comme « le plus grand artiste de rap doté du plus petit appareil génital. »

En un mot comme en cent: dirigez vos pas dès ce soir du côté de Genève; vous ne serez pas décus!

Festival Electron, Genève, divers lieux, du 28 au 31 mars.

Les clips de deux artistes Swiss Vibes récompensés M4Music

Rusconi et La Fanfare Kadebostany, deux artistes qui figurent sur la compilation Swiss Vibes 2, ont remporté respectivement le prix du jury et celui du public du “Best Swiss Video Clip”. Tous deux ont été projetés ce soir aux Docks de Lausanne, lors de l’ouverture du M4Music Festival.

Le concours était organisé en collaboration avec les Journées de Soleure, le jury était présidé par le réalisateur parisien Tony T.Datis, auteur de clips pour Skrillex, Modeselektor et Katy Perrry. Les autres membres du jury étaient le réalisateur lausannois Laurent Fauchère et la productrice et rédactrice musicale zurichoise Eliane Laubscher.

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Les réalisateurs du clip “Alice in The Sky”de Rusconi sont Jonas Meier et Mike Raths. Ils ont été salué pour leur inventivité, savoir-faire et visions poétique.

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Les réalisateurs du clip “Walking With A ghost” de la Fanfare Kadebostany sont David Houncheringer, Steven Blatter, Mirko Eremita. Ce prix du public a été décerné au moyen d’un vote en ligne de 3500 personnes sur la plateforme mx3. Les deux lauréats empochent chacun 5000.-

Le festival M4Music  lieu ce soir à Lausanne et vendredi et samedi à Zurich. Défileront entre autres dans les clubs de la capitale économique de la Suisse, Oy, La Gale, Velvet Two Stripes, Domi Chansorn et Evelinn Trouble.

Disque du mois: Lucien Dubuis, le New-Yorkais

Lucien Dubuis Trio coverLucien Dubuis pourrait être né dans le Lower East Side et avoir grandi au Stone de John Zorn où on l’aurait biberonné au son des Beastie Boys. Au lieu de quoi, il a vu le jour à Porrentruy en 1974 et son trio est basé à Bienne. Musicalement, disons que le saxophoniste est New-Yorkais d’adoption. Après y avoir enregistré son précédent album en compagnie de Marc Ribot (Ultime Cosmos, Enja Records, 2009), une résidence new-yorkaise de six mois, en 2011, a accouché du cinquième album de son trio que complètent Roman Nowka (basse et guitare électrique) et Lionel Friedli (batterie). En choisissant un titre, Future Rock, qui sonne comme une déclaration d’intention, Lucien Dubuis continue de creuser le sillon d’un jazz contemporain sur une assise binaire. Si le fond est ambitieux, la forme sait aussi être sexy voire ludique : clins d’oeil exotiques (« Lançang »), surf music (« 4 Wände »), solo de guitare digne de Michael Hampton (« Yiwu Shan »), rap nerveux (« En descendant de la montagne » qui évoque la collaboration Saul Williams-Trent Reznor). Brillant à la clarinette basse, Lucien Dubuis signe un album qui fourmille d’idées. New York n’a qu’à bien se tenir.

Lucien Dubuis Trio, Future Rock (Unit Records)

Rusconi versus la Fanfare Kadebostany

Rusconi Trio–©Niki CheungThe Band II (by Toci) low resAprès la grande opération pop des Swiss Music Awards, où Bastian Baker a remporté sans surprise la place de la meilleure performance de Suisse romande, place à un concours qui nous concerne plus, lancé par le festival M4Music en partenariat avec mx3 et les festivals du film de Soleure). celui du meilleur vidéo clip.

Parmi les 5 nominés, deux artistes Swiss Vibes entre lesquels notre cœur balance:

1) Les Suisses allemands de Rusconi proposent court métrage surréaliste pour un de leurs titres qui ne l’est pas moins “Alice in The Sky”, auquel le grand Fred Frith a prêté sa guitare.

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2) La mystérieuse Fanfare Kadebostany dont seul le président, Guillaume Kadebostan, connaît l’origine exacte s’est lancée il y a quelques mois dans un clip en forme de parodie d’une parade militaire où danse classique percute hip hop et électro. Le titre s’appelle “Walking with the Ghosts” et la vidéos est un véritable carton sur Internet depuis sa parution.

Pour participer au vote du public, rendez-vous sur la page créée à cet effet par mx3 avant le 20 mars 2013. Les clips seront projetés et les prix remis lors de la journée d’ouverture du M4Music festival aux Docks de Lausanne, le 21 mars.

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