Oy fait son marché

Mais qu’est-ce qui se passe? Oy, notre chanteuse helvetico-ghanéenne préférée devient funky. Ce n’est pas pour nous déplaire, bien au contraire. Après s’être intéressée – avec le succès que l’on sait – aux souvenirs d’enfance, la chanteuse à la voix de caméléon est partie à plusieurs reprises séjourner en Afrique. Elle y a enregistré les bruits les plus divers, de la machine à laver de sa mère à celui du pilon écrasant le blé. Le premier morceau, issu de ses pérégrinations lointaines, s’appelle “Market Place”. Ses signes distinctifs sont des samples de bruits de rue, des rythmes empruntés à l’Afrique ou à l’électro et un chant soul. En attendant la sortie de l’album prévue en 2013, vous pouvez écouter ce morceau sur Youtube ou le télécharger sur votre smartphone/Iphone) au moyen de l’application Creaked (le label de Oy).

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Et pour avoir une idée du live, regardez le petit film réalisé sur elle dans le cadre de la série Jazzout de Mezzo.  Oy s’y montre désormais accompagnée d’une vraie batterie tenue par un mystérieux compagnon masqué. Le morceau s’appelle “Halleluja” et figurera également sur le nouvel album de Madame.

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Et surtout, ne la ratez pas sur scène si elle passe près de chez vous.

SEPTEMBRE

28 Toulouse, France @ Nuits Nomades
29 Bern, Switzerland @ Schlachthaus

OCTOBRE

05 Delémont, Switzerland @ SAS
06 Cully, Switzerland @ I Ha Nüt Festival
13 Paris, France @ Factory Festival – La Cigale
17 Nancy, France @ Jazz Pulsations
27 Durbe, Latvia @ Zemlika Festival
NOVEMBRE
01 Lausanne, Switzerland @ Love and 8 – Le Bourg
23 Darmstadt, Switzerland @ Jetztmusik
DECEMBRE
07 Zurich, Switzerland @ Kilbi Im Uberall

Boy, bientôt en France

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A nouveau sur les routes d’Europe, alors que leur premier album « Mutual Friends » va paraître en France, Valeska Steiner et Sonja Glass, alias Boy, nous parlent d’espoirs comblés, de chambres d’hôtels vides… et de leur obsession pour les pâtes au pistou.

Vous attendiez-vous à avoir autant de succès ?

Sonja Glass : Au contraire, ce qui se passe avec Boy dépasse de loin toutes nos espérances. Nous avons écrit cet album pendant deux ans, dans une toute petite chambre et nous nous retrouvons maintenant dans les plus grands festivals d’Europe. A vrai dire, nous voulions simplement que notre musique soit un peu entendue et nous  étions largement prêtes à produire nous-mêmes quelques centaines de copies. Maintenant, jouer en France et en Angleterre, c’est inespéré… et ce n’est pas fini : nous allons faire une tournée en première partie de Katie Melhua et nous llons voyager en Norvège, Suède, Pologne et au Danemark. En tous cas, c’est assez rassurant de voir que notre persévérance a porté ses fruits !

Votre premier album, “Mutual Friends” qui paraît début octobre en France, parlait principalement de vos amis à Zürich. Ce sera encore le cas pour le prochain ?

Valeska Steiner : (Rires) Peut-être, mais j’en profiterai pour montrer  à quel point ils nous manquent! Déjà, nous sommes basées à Hambourg, et nous ne sommes jamais en Suisse, sauf pour les concerts ! Pour l’instant, il y a une chanson qui sera très certainement sur le prochain album, et que nous jouons déjà en concert, « Room 362 ». L’histoire de deux personnages, un businessman en voyage d’affaire et une femme à la beauté fânée, qui se languissent. C’est ce que je ressens, parfois, en tournée, et cette chanson est comme une réponse au dernier morceau de Mutual Friend, « July », qui au contraire décrit un moment de bien-être absolu – elle commence d’ailleurs par « enlevez vos chaussures », ce qui fait bien rire notre batteur !

Et à part la musique, quelle serait votre plus grande obsession ?

Sonja Glass : Eh bien, à part la musique… ce serait ma basse! Malheureusement, quand nous devons jouer sans notre groupe, je suis obligée parfois de prendre une vraie guitare (rires)…

Valeska Steiner : Quand nous avons composé l’album, notre seule obsession, et notre vrai moment de détente après nos 12h de travail quotidien, c’était un immense plat de pâtes au pistou. Banal, hein ?

Boy, “Mutual Friends” (label Grönland Records). Sortie française le 1er octobre.

Prochains concerts:

Strasbourg, La Laiterie, le 24 septembre

Metz, Les Trinitaires, le 25 septembre

Paris, La Maroquinerie, le 27 septembre

Amsterdam, Paradiso, le 28 septembre

Bruxelles, Le Botanique, le 29 septembre

Le disque de septembre de Swissvibes, Heidi Happy “on The Hills”

Son nom d’artiste laisse peu de doutes son pays de résidence. Heidi Happy s’y est d’abord fait remarquer par sa voix haute, son approche folk-pop-country et son bazar d’instruments.  Son dernier opus, « Hiding with the Wolves », la montrait plus sérieuse, accompagnée d’un ensemble de cordes.

Son quatrième CD, « On the Hills », synthétise ses précédentes approches musicales. On y trouve encore un peu de son bric-à-brac musical – glockenspiel et accordéon – à côté de violons. Des éléments qui  ne sont plus un but en soi, mais intégrés à son univers en construction. Parfois joyeuse, par exemple dans ce «Patient Heart » où son cœur fait « Boo Boo Boom ». Heidi Happy fait la folle, jongle avec sa voix, les samples, les cordes, les sifflets. Elle qui gardait jusque ici la main haute sur l’écriture et les arrangements des morceaux a partagé cette tâche avec son pianiste Ephrem Lüchinger. Essentiellement composé dans son antre lucernoise en une semaine, mais aussi au Canada, ce disque manifeste d’une artiste épanouie capable de lyrisme, de s’offrir un duo sombre avec le songwriter américain Scott Matthew ou de chansons d’amour avec une musique qu’on croirait tout droit sorti de la bande-son d’un western de Sergio Leone (« Land of Horses »). Egerie de Stephan Eicher ou Yello, Heidi Happy s’est offert un album léger et ludique. Une respiration bienvenue qui va peut-être l’inciter à l’avenir à oser se mettre plus en difficulté.
Heidi Happy, On the Hills, Silent Mode/ Irascible

Monoski, de New York à Paris

Après les Etats-Unis et la Suisse, les Romands Floriane Gasset et Lionel Gaillard s’apprêtent à exporter leur duo orageux et minimal de l’autre côté des Alpes. Portrait, « sans pression particulière ».

« Il y a dix ans, nous n’aurions sans doute pas pu faire cette tournée en France », explique Lionel, dit aussi « Husky », « mais grâce aux réseaux qui se sont développés en Suisse, cela a été finalement très facile. » A l’approche de leur première tournée en France, les deux membres de Monoski gardent la tête froide. Après tout, ils ont déjà eu leur première expérience à l’étranger, aux Etats-Unis.

Ces deux passionnés de musique, actifs dans les milieux alternatifs suisses depuis une quinzaine d’années sont partis à New York deux ans. Pour travailler, d’ abord. Mais la ville du rock et de Sonic Youth, leur référence absolue, leur a inoculé le virus : il fallait qu’il monte un groupe. Leur groupe, à eux. Floriane derrière les fûts, énergique ou faussement apathique, Lionel derrière sa guitare pour des riffs rageurs, à la frontière du blues-rock et du noise. « Nous n’intellectualisons pas » assènent-ils en cœur, toujours à la recherche du « bon groove ». Pour les textes, les deux ont gardé en tête leurs quatre mois de road trip dans le sud des Etats Unis et aux Mexique ; ils en ont gardé des images, celles des chevaux morts sur le bord de la route (« Dead Horses ») ou des visions de prisons vides (« Empty Jail », qui ouvre l’album sur son beat lourd). Des visions qu’ils retranscrivent à deux sur leur premier album “No More Revelations”, comme une évidence. « Au départ nous avions un batteur, mais nous nous sommes vite rendus compte que nous étions plus efficaces à deux » avoue Lionel, «  du coup, nous avons cherché à transformer nos limites en force ».

Quitte à s’attirer la comparaison rituelle avec les White Stripes ou les Black Keys, glorieux ainés adeptes de la formule « guitare-batterie ». Mais de cela aussi, ils n’ont cure : « Ils ne sont pas du tout une source d’inspiration ! » assure Floriane. « A vrai dire, nous avons acheté leurs disques après avoir composé l’album, plus par curiosité : pour voir comment eux géraient les contraintes du duo ! ». C’est sûr, en terme d’envie et de fureur, les spectateurs de Paris ou de Lyon ne verront pas la différence.

A écouter ici !

Monoski sera en concert le 5 septembre à Thionville, le 6 septembre à Strasbourg, le 7 septembre à Paris (Batofar), le 8 septembre à Rennes, le 27 septembre à Lyon

Les disques de l’été de Fauve

On a demandé au chanteur et compositeur pop suisse romand, Nicolas Juillard, aka Fauve, de nous faire une sélection de 5 disques qu’il emporterait sur une île déserte. Voici sa réponse:

“Précisions d’emblée que je me méfie des îles désertes. La mélomanie, comme je la conçois, est surtout faite de diversité, d’envies changeantes et de goûts discutables. Le problème avec les choix d’île déserte, c’est qu’on se sent obligé d’envisager le long terme, et du coup, on table sur des classiques insubmersibles, alors qu’au quotidien, on sera parfois plus heureux d’écouter un Joe Henderson de série B que le toujours génial Coltrane, un Pretty Things erratique plutôt qu’un Beatles, ou un bon Nôze en lieu et place de Stevie Wonder. L’île déserte idéale, c’est évidemment celle qui contient tous les disques de la création. Ceci étant posé, voici sans ordre particulier, mon top 5 temporaire…”

Beatles, “White album”, 1969

La définition la plus large, donc la meilleure pour moi, de ce qu’est la pop. Un laboratoire fabuleux gorgé d’inventions baroques et de tubes insensés, portés par une jubilation d’exécution communicative. Modèle absolu.

Tim Buckley, “Lorca”, 1970

Pink Floyd, Miles Davis et Leadbelly se donnent rendez-vous sous les étoiles. Un ovni d’une audace farouche, d’un lyrisme et d’une hauteur de vue inégalés, enregistré dans cette année miraculeusement féconde, 1970. A 23 ans… Dans la même pochette, je glisserai bien en douce le “Laughink Stock” de Talk Talk et “Died In The Wool” de David Sylvian.

Nusrat Fateh Ali Khan, En concert à Paris (5 volumes), 1985

Pour passer le temps sur un île déserte, quoi de mieux que des pièces de 20 minutes qu’on peut écouter en libre succession, perdant toute notion de l’espace et du temps? La beauté stupéfiante des voix, la fausse simplicité de cette musique sacrée dont je ne sais presque rien m’enchante depuis que j’ai découvert ce coffret miraculeux, à Paris, justement.

Harco Pont, “Jibberish”, 2003

Un disque j’ai essayé en vais de faire adopter par tous mes amis. Des ébauches de chansons, des miniatures funk, blues, folk, electro qui partent dans tous les sens, un côté lo-fi magnifiquement maîtrisé par un Hollandais dont j’attends désespérément des nouvelles. A chaque fois que j’écoute, j’ai l’impression d’entendre une suite de démos, telle que j’en fais dans mon iTunes pour mes propres disques. Sauf qu’ici, toutes les idées sont géniales.

Richard Wagner, “Der Ring Des Nibelungen ” (Georg Solti, Wiener Philarmoniker, 1958-1965)

Une oeuvre-monde, quoi de mieux pour l’île déserte? Difficile de retenir une seule interprétation de ces quelque 15 heures dans lesquelles chaque seconde fait sens. La puissance inouïe de cette musique la richesse thématique et le goût de l’épopée font que j’y reviens régulièrement. J’ai logé une allusion discrète à l’Or du Rhin dans la première chanson de mon dernier disque “Cotton Fields”. Dans le passage de rupture, façon chant de bagnards, on peut deviner le martèlement rythmique des nains de la mine dont Wagner, en génie visionnaire, a fait les esclaves du libéralisme avant la lettre, inventant au passage l’électro industrielle.

La sensation Jean-Lou Treboux à Jazz à Juan les Pins

Ce matin, j’ai reçu dans ma boîte mail, la missive suivante de Serge et Francine Wintsch, directeurs du Festival JazzOnze+ à Lausanne:

«Je suis super heureux et un peu ému», balance le jeune Jean-Lou Treboux à une pinède bien fournie. «C’est la première fois que je joue devant autant de monde», poursuit le vibraphoniste suisse.  Jean-Lou Treboux en compagnie de Marc Méan au piano, Jérémy Bruyère à la contrebasse, Maxence Sibille à la batterie et Ganesh Geymeier au saxe ténor a gratifié le public connaisseur du festival d’un magnifique concert. Plus de 3000 personnes étaient présentes dans la mythique pinède de Juan-les-Pins. Finaliste en compagnie de deux autres groupes, il a remporté un prix spécial au Concours International Jazz à Juan Révélations 2012. Il se produira sur la grande scène du Monte-Carlo Jazz Festival en 2013. Une consécration précoce bien méritée!

Jean-Lou Treboux Group avait participé avec succès à Jazz à Juan Off en 2011 grâce au parrainage d’Onze+, partenaire de ce festival depuis plus de trois ans. Jean-Lou Treboux est un jeune prodige du vibraphone lausannois. Son disque “Paths” vient de sortir chez Unit, avec en invité Mathieu Michel au bugle. Récemment Jean Lou Treboux a également collaboré avec la chanteuse Youn Sun Nah.

 

 

La mue de Grand Pianoramax

D’un duo constitué de Leo Tardin et Dominik Burkhalter se produisant souvent avec Black Cracker , Grand Pianoramax s’est transformé en trio avec les mêmes intervenants. La nuance peut sembler légère, mais à les voir sur la scène du festival de la Cité vendredi soir sous une pluie fine qui mouille, elle prend tout son sens. Les trois amis fonctionnent désormais comme un vrai groupe, organique qui se nourrit des apports des uns et des autres. Et non plus seulement comme un projet dirigé par Léo Tardin. D’ailleurs celui-ci a tombé le costard. Il lui préfère une tenue plus décontractée (jeans et pull) et les cheveux en bataille. La musique aussi est devenue plus douce plus subtile, les synthétiseurs ne sont plus seulement un rempart de sons, mais égrènent désormais des mélodies un brin nostalgiques « Nous avons décidé de revenir à quelque chose de plus sensible, plus émotionnel, je joue désormais beaucoup plus de piano Rhodes » explique Leo Tardin au sortir de la scène. Au duel avec la batterie de Dominik Burkhalter, il préfère également jouer la carte de la complicité. Le flow de Black Cracker semble lui aussi plus fluide, plus soft. N’oublions pas que si le projet solo du rapper new-yorkais est assez hardcore, il s’est fait connaître à l’origine dans les milieux du spoken word. Cela se sent. Grand Pianoramax pourrait être la réincarnation de Jazzmatazz en 2012. Non pas tant au sens strictement musical, mais par sa vision du jazz, pas son modernisme, par sa capacité à faire table rase et à tout recommencer. Un nouvel album est prévu en 2013. Et un concert est encore prévu au Parc de la Grange à Genève dans le cadre de Musiques en été, le 25 juillet avec en invité spécial le chanteur de soul de Chicago Jesse Boykins III.

Oy, from Berlin with love…

C’était il y a quelques mois, à Berlin. Joy Frempong, alias Oy, investissait une ex piscine reconvertie en centre d’art (le fameux Stattbad) pour une mini concert privé organisé par et pour la chaîne française Mezzo. L’occasion où jamais de connaître les raisons qui ont poussé l’ancienne vocaliste du groupe Stade avait quitté Zürich pour déménager dans la capitale allemande.

Joy Frempong :

1) parce qu’elle pouvait le faire: « Cela peut paraître idiot, mais en tant que musicienne, je peux travailler n’importe où. Je suis née au Ghana, j’ai grandi en Suisse : il était logique que j’essaie de m’installer ailleurs… a fortiori dans une grande ville où l’art n’est pas considéré comme une niche et concerne presque tout le monde. Ce qui reste étrange, tout de même, c’est que je continue à faire l’essentiel de mes concerts en France et en Suisse, pas à Berlin. Cela a un bon côté, cependant : je peux me consacrer entièrement à l’écriture, à l’écart du circuit, dans mon propre studio ».

2) pour trouver un environnement propice à son travail solo : «  mon travail en solo prend finalement beaucoup d’espace, avec son mélange de jazz, d’électro intime, de voix samplées, d’expérimentations sonore… et l’espace, je ne peux le trouver qu’à Berlin avec ses grandes friches ou ses appartements peu chers. C’est réellement un environnement que je peux relier à ma musique, aux sensations qu’elle procure et qu’elle me procure. ».

 3) pour faciliter les collaborations : «Il y a tellement d’artistes à Berlin que je n’ai aucun mal à échanger ou à collaborer. A Zürich,  j’avais beaucoup travaillé avec d’autres musiciens, comme Stade ou Filewile, mais ici, c’est encore mieux ! J’ai notamment pu participer au projet jazzy hip hop de Sig, « Free Cinematic Sessions », en enregistrant mes voix dans mon studio… »

 L’émission Jazzed Out In Berlin avec Oy a été diffusée sur Mezzo en juin 2012. Oy sera en concert au Festival de la Cité samedi 14 (arches du Pont Bessières),au Festival de la Bâtie à Genève le 11 septembre et à la Cigale (en première partie de Sandra Nkaké) le 13 octobre dans le cadre du Festival île de France

I

Hathors, repérage des repérages

Au printemps, ils avaient été repérés et sélectionnés parmi plusieurs autres groupes suisses aux Eurockéennes de Belfort. Un choix  pertinent puisque Hathors a aujourd’hui franchi le cap suivant en étant à nouveau consacré “repérage” parmi les différents groupes régionaux sélectionnés aux Eurockéennes. Ils se partagent ce titre avec le groupe de hip hop français Art District. Plusieurs programmateurs de festivals ont été bluffé par la puissance du show du trio rock suisse allemand que certains comparent déjà à des groupes comme Foo Fighters. Pour Marc Ridet, directeur du bureau Swiss Music Export (SME):”Comme les  groupes de rock américains de la grande époque, Hathors parvient à synthétiser diverses tendances – punk, rock hardcore, metal – pour en faire quelque chose de radicalement nouveau”. En attendant la suite des aventures internationales de Hathors, regardez ci-dessous l’extrait de leur prestation à Couleur 3, lors de la finale de la sélection suisse.

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Boy enflamme le Café de la Danse à Paris

 

Elles n’en revenaient pas, Valeska Steiner et Sonja Glass. Pour le premier véritable concert de Boy en France, après quelques showcases, elles jouaient devant une salle comble au Café de la Danse à Paris, le 18 juin dernier. Bien sûr, une partie non négligeable du public s’était déplacée pour la première partie oubliable, Margaux Avril, imposée par le label français de Boy, AZ, qui semblait avoir rameuté tous ses anciens camarades de lycée. Il n’empêche, Valeska, en petite robe et longue crinière de feu, en a oublié son français sous le coup de l’émotion : « Merci pour venir, c’est génial de voir vous et tous ces gens ». Une grammaire hasardeuse que le public a pardonnée aussi sec à la jeune Zürichoise : ce qui comptait, c’était l’interprétation des morceaux de leur premier album, “Mutual Friends”, sorti l’an dernier en Suisse et prévu pour la rentrée en France.

En format quatuor, avec Valeska au chant, Sonja à la basse (et parfois à la guitare, à son grand désarroi!), et deux musiciens aux synthés et à la guitare électrique, sans batterie donc, le duo germano-suisse laisse filer toute l’émotion de ces morceaux composés autour des souvenirs de Valeska : Il y a là « Boris », qu’elle explique être consacrée à « un vrai salaud », « Oh Boy », une chanson sur une amie de Valeska briseuse de cœurs, ou encore « July », présentée comme « une berceuse pour adultes » (sans pour autant offenser les mœurs les plus fragiles…). Une heure vingt de grâce conclue par deux rappels, l’occasion pour les deux chanteuses de s’écarter un peu de leur répertoire « connu » : tout d’abord avec « une nouvelle chanson », « Hotel Room », inspirée par leurs nouvelles errances autour du monde, et une reprise, leur version folky du tube « Bulletproof » de La Roux. Largement suffisant pour donner aux spectateurs l’envie de les réentendre dès leur retour sur Paris.

A voir aussi le clib “Little Numbers” qui a également conquis bon nombre d’utilisateurs sur Youtube.

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Boy en concert Botanique de Bruxelles, le 15 juillet 2012 et dans beaucoup de festivals de l’été en Allemagne et en Suisse dont au Paléo, le 18 juillet 2012. Détails de la tournée ici!