Bonjour,
Demain aura lieu notre premier concert avec Grand Pianoramax au Japon (Tokyo Jazz Festival).For safekeeping
Bonjour,
Demain aura lieu notre premier concert avec Grand Pianoramax au Japon (Tokyo Jazz Festival).Bonjour Swissvibes,
Après un concert magique au lever du soleil aux Bains des Pâquis en duo avec la chanteuse lisboète Paula Oliveira il y a quelques jours (photo ci-dessous), je m’apprête à m’envoler pour le Japon pour quelques concerts:
Grand Pianoramax au Tokyo Jazz Festival ce vendredi 5 sept
Piano solo (projet Dawnscape) au All Of Me ce dimanche 6 sept, au SuperDeluxe ce dimanche 7 sept. et au Jazz Spot lundi 8 sept:
” Ce qui ne tue pas rend plus fort.” Fin 2011, lorsque la Radio Télévision Suisse annonçait son désengagement financier de Label Suisse, le festival bisannuel était donné pour mort. Mais les acteurs musicaux de la scène romande se sont mobilisés : une association est née et l’édition 2012 a pu être assurée.
En 2014, Label Suisse s’impose désormais comme un vrai rendez-vous multigenres, interrégional et multimédia puisque la plupart des concerts sont rediffusés en direct ou en différé sur les ondes de la RTS. C’est en son sein qu’aura d’ailleurs lieu la première cérémonie de remise du Grand Prix suisse de musique le 19 septembre (100’000 francs au vainqueur, 25’000 francs à chacun des quatorze nominés).
Julien Gross, président de l’association, explique : « En 2012, nous avons hérité d’un nom, mais tout était à réinventer au niveau de la structure et de l’organisation. Nous avons choisi une approche globale en renforçant l’ouverture vers les musiques jazz et classique. Nous avons également voulu nous affirmer comme un festival national, avec des concerts rediffusés sur les trois chaînes radio romande, suisse-allemande et tessinoise ».
De fait la programmation de l’édition 2014 brille de tous ses feux avec des concerts de jazz à l’Auditorium et l’Atrium de l’EJMA, des concerts classiques à l’Eglise Saint-François ainsi que de la pop, du rock, des musiques électroniques et du hip hop dans les principaux clubs de la ville. Avec une belle brochette de groupes suisses-allemands et tessinois, Label Suisse porte un coup de plus dans une barrière de roesti qui ressemble de plus en plus à un Emmental*…
On ne peut donc que chaudement recommander aux spectateurs lausannois de réserver leur week-end des 19-20 et 21 septembre et aux autres Helvètes de brancher leur poste radio.
Impossible de citer tout le monde, mais voici quelques propositions – totalement subjectives -pour chacune des soirées du festival :
Les extrémistes de Puts Marie et Camilla Sparksss au Bourg le vendredi 19 septembre dès 20 :00
[youtube=https://www.youtube.com/watch?v=wUCpxjWLL_M]
Du très bon hip hop avec Murmures Barbares, Tweek, Rootwords aux Docks le samedi 20 septembre
Du prestige avec la création “Avant l’Aube” Erik Truffaz, Franz Treichler et l’OCL dimanche 21 septembre, en fin de matinée, sur la Place Centrale.
Pour avoir le détail de tous les groupes, rendez-vous sur le site Internet du festival
A vos marques, prêts…
*Je précise aux lecteurs français de ce blog que c’est bien notre Emmental national qui est un fromage à trous et non le Gruyère comme vous continuez de le prétendre…
Mathieu Mastin, concepteur et réalisateur de la série de mini-documentaires Jazzed Out a posé ses valises en Suisse pour y orchestrer des sessions live improvisées.
Swiss Vibes vous propose de (re)découvrir ces quelques minutes de musique hors norme tout au long de l’été.
A Lausanne, dans les anciennes écuries de Mont-Repos (Lausanne comptait près de 1000 chevaux il y a siècle seulement), Grand Pianoramax, le plus électronique des combos de jazz helvétique joue acoustique et aux chandelles!
Mathieu Mastin, concepteur et réalisateur de la série de mini-documentaires Jazzed Out a posé ses valises en Suisse pour y orchestrer des sessions live improvisées.Swiss Vibes vous propose de (re)découvrir ces quelques minutes de musique hors norme tout au long de l’été.
A Bienne, Lucien Dubuis a emmené les réalisateurs das une fabrique de seringues.
Mathieu Mastin, concepteur et réalisateur de la série de mini-documentaires Jazzed Out a posé ses valises en Suisse pour y orchestrer des sessions live improvisées.
Swiss Vibes vous propose de (re)découvrir ces quelques minutes de musique hors norme tout au long de l’été. Après le duo lausannois de Stade, le piano suspendu de Malcolm Braff, la balade continue dans les entrailles du club bee-flat de Berne avec la chanteuse Elina Duni et le pianiste Colin Vallon.
Mathieu Mastin, concepteur et réalisateur de la série de mini-documentaires Jazzed Out a posé ses valises en Suisse. Il y a rencontré Suzanne Abbuelh & Matthieu Michel, Plaistow, Rusconi, Grand Pianoramax, Malcolm Braff, Erik Truffaz, Werner Hasler & Jan Galega Brönnimann, Lucien Dubuis, Pierre Favre, Nik Bärtsch et Stade.
Swiss Vibes vous propose de (re)découvrir ces quelques minutes de musique hors norme tout au long de l’été. Après le duo lausannois de Stade, la balade continue et retrouve le piano de Malcolm Braff suspendu à la Dent de Jaman.

Depuis 2010, la chaîne de télévision française Mezzo a rendu célèbre une série de mini-vidéo intitulée Jazzed Out. Leur auteur, Mathieu Mastin, a eu une idée aussi simple que surprenante: donner un aperçu d’une scène ( de New York à Oslo), en filmant une dizaine de musiciens en extérieur, dans des lieux inhabituels. Une expérience inédite à mi-chemin entre le mini-documentaire musical et le clip.
En 2012, Mathieu Mastin a sillonné la Suisse à la poursuite de Suzanne Abbuelh & Matthieu Michel, Plaistow, Rusconi, Grand Pianoramax, Malcolm Braff, Erik Truffaz, Werner Hasler & Jan Galega Brönnimann, Lucien Dubuis, Pierre Favre, Nik Bärtsch et Stade.
Swiss Vibes vous propose de (re)découvrir ces quelques minutes de musique hors norme tout au long de l’été. La balade commence aujourd’hui avec le duo lausannois Stade, aux prises avec sa malle aux trésors.

Pour le plus grand malheur de ses parents et pour le plus grand bonheur de nos oreilles, Julian Sartorius a la fâcheuse habitude de taper sur tout ce qui l’entoure depuis qu’il est en âge de marcher. Quelque trente ans plus tard, il a fait de cette pulsion profonde son fonds de commerce. Pendant toute une année, il s’est astreint à la délicate mission de réaliser un beat par jour où qu’il soit. D’abord publié sur son blog, son « beat diary » est sorti l’an dernier sous la forme de 12 vinyles accompagnés d’un livre de photos. Depuis l’homme à la batterie écume les scènes les plus diverses. Il joue au milieu du public au Festival Onze plus, tape sur les murs du Musée Rietberg lors de l’inauguration d’un nouveau pavillon et se risque sur la grande scène du Cully Jazz Festival.
Le 11 juillet prochain, il investira un haut lieu historique, le Château de Chillon, dans le cadre du Montreux Jazz Festival. « Le plus important c’est l’espace », explique Julian Sartorius au bout du fil alors qu’il attend un avion pour Copenhague. Le jour du concert, je vais tester l’acoustique de la salle avec ma batterie. Selon la façon dont elle sonne, je prépare des accessoires différents, acoustiques ou non ». Dans sa tête les plans des morceaux s’enchaînent, mais la prestation n’est jamais deux fois pareille. L’homme-orchestre peut à tout moment changer de direction, imprimer d’autres couleurs, d’autres harmonies à son set.
Après s’être fait connaître comme batteur de Sophie Hunger, Julian Sartorius est devenu un amoureux de liberté d’improvisation, même si et surtout si ce travail est plus accaparant. « Quand tu accompagnes quelqu’un, tu peux compter sur l’autre ou le suivre, quand tu es seul, c’est juste toi et le public.». Julian Sartorius propose également dans le cadre du Montreux Jazz festival un duo « totalement improvisé » avec Benoît Delbecq (Montreux Palace, mardi 8 juillet).
Forcément l’exercice du piano solo est plus connu que celui de la batterie solo. Marc Perrenoud le conjugue pourtant à sa manière. « Plutôt que de travailler en improvisant sur un base de 32 mesures comme cela se fait dans le jazz, je préfère travailler sur plusieurs mouvements, à l’instar dans la musique classique ».
Pour pousser l’exercice plus loin, le pianiste, dont le dernier CD en trio « Vestry Lamento » a séduit les critiques de New York à Paris, aime prendre pour point de départ une technique ou une texture. Il peut ainsi choisir d’improviser à partir d’octaves ou s’amuser à retranscrire au piano un solo de batterie. A chaque son – la grosse caisse, la caisse claire, les cymbales – il associe des notes, créant ainsi d’autres formes rythmiques sur son instrument. Le but étant bien sûr de prendre un maximum de risques, de chercher à ce que le résultat soit à chaque fois différent.
« Lorsque tu joues en groupe, tu cherches d’abord la résonnance, l’osmose. Le groupe trouve alors sa propre énergie et se met à fonctionner de façon autonome, un peu comme une meute. En solo, tu dois entrer en connexion avec toi-même sans aller trop loin. Tu ne dois pas te laisser dépasser par ce qui est entrain de se passer, garder un temps d’avance, garder le contact avec le public. Tu dois être en permanence ultra-concentré. Il ne peut y avoir que très peu de déchets. »
Les pierres millénaires du Château de Chillon et la féérie du lac au crépuscule ne pourront qu’inspirer la batterie insolite de Julian Sartorius et le piano expansif de Marc Perrenoud. Ne ratez pas ce moment d’exception !
Julian Sartorius solo/ Marc Perrenoud Solo, Montreux Jazz Festival, vendredi 11 juillet, 21 h.
L’édition 2014 du Montreux Jazz Festival fait la part belle aux Helvètes. Ouverture des festivités avec Leonzo Cherubini et sa composition « Flora » pour trois batteries et trois percussions (dimanche 6 juillet à 17 :00) et clôture avec « Ivresse » de Jérôme Berney, une création mêlant classique et jazz (vendredi 18 juillet à 17 :00). Le pianiste François Lindemann, qui avait joué en son temps à Montreux, est également de retour en quartet (mardi 8 juillet en première partie de Tigran Hamasyan). Quant à Julian Sartorius, il improvisera en duo avec le pianiste Parisien Benoît Delbecq (mardi 8 juillet, 21 :00).


Du 11 au 13 juillet, les artistes suisses investissent la plupart des salles du Montreux Jazz Festival. Jugez plutôt: Le 11 juillet, Julian Sartorius – encore lui, mais en solo cette fois – tapera sur tout ce qui bouge dans le somptueux décor du Château de Chillon, victime du succès de son « beat diary » (un coffret de 12 vinyles qui compte 365 beats, soit 1 beat composé chaque jour pendant une année).
Le même soir, Marc Perrenoud fera aussi voler en solo les touches de son piano. Un coucher de soleil musical inédit et intriguant en perspective au Château de Chillon.
Et pour ceux qui sont doués du don d’ubiquité, signalons qu’au même moment, les inclassables Plaistow se produiront au Club juste avant la pianiste japonaise Hiromi.
Quant au maestro Stephan Eicher, il se voit offrir les honneurs de l’Auditorium Stravinski le 12 juillet. Enfin last but not least, Leo Tardin rencontre le percussionniste turco-suisse Burhan Oçal le 13 juillet au Château de Chillon. Nous y reviendrons.
Ne manquez surtout pas de découvrir ou de re-découvrir cette scène suisse en pleine expansion !
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