“C’est comme lorsque l’on s’exprime dans une langue, il faut maîtriser l’accent. Je connais les mots et la grammaire, mais je ne sais pas comment les prononcer…”
(Nicolas Masson, à propos de son travail avec Basel Rajoub à mi-chemin entre musiques orientales et du jazz)

- Nicolas Masson et Basel Rajoub
Depuis quelques mois le saxophoniste genevois, Nicolas Masson, s’immerge dans le monde des musiques orientales en compagnie de son nouvel ami Basel Rajoub.
Ce saxophoniste syrien, établi en Suisse est à la tête d’un trio de musique contemporaine orientale. Entre improvisation et composition, ce projet est un sublime mélange de spontanéité et de contrôle. Depuis peu, Basel Rajoub l’a baptisé Soriana (« notre Syrie »).
Au contact de la Suisse, en discutant avec Nicolas Masson au Sud des Alpes où tous deux répètent, l’idée a germé de revisiter les thèmes de ce Soriana avec des musiciens de la place et des instruments modernes. Pour ce faire Basel a passé quelques nuits à préparer des partitions à partir d’une musique qui s’ancre dans une tradition d’improvisation millénaire.
Première à Jazz Contreband
Le 4 octobre 2014, le travail des saxophonistes soprano et ténor est enfin écoutable et visible “pour de vrai” au Sud des Alpes dans le cadre de la 18è édition du Festival Jazz Contreband, cette manifestation qui rassemble 50 concerts en 20 lieux pendant 24 jours, en France voisine et en Suisse romande.
A leur côté une rythmique de choc constituée de Vincent Ruiz (Plaistow) à la contrebasse et Maxence Sibille à la batterie, tous deux anciens élèves de Nicolas Masson. Timide de prime abord, le quartet prend vite son essor.
Helvetica
A peine a-t-on le temps de reconnaître les thèmes de « Asia », le dernier opus de Basel Rajoub, que ceux-ci s’émancipent porté par un vent de liberté nouveau. « Cet ensemble me donne plus d’espace et de place. La musique se transforme. Elle est plus puissante, centrée sur l’énergie » explique Basel Rajoub quelques jours plus tard. « Quand je joue avec les instruments traditionnels orientaux (le qanun et le tambourin) l’accent est donné au son et à l’instrument. Ce sont deux choses complètement différentes. »
Travaillant à partir du répertoire de Basel Rajoub, ce « Swiss Soriana » s’émancipe déjà des originaux qu’il est censé revisiter. Un morceau de Nicolas Masson « So long » est inclus dans le répertoire et un nouveau titre de Basel Rajoub, le bien nommé « Helvetica » témoignent de l’émergence d’un véritable nouveau projet dans lequel Basel Rajoub ne tient pas être l’unique compositeur.
Connu pour son travail sur les micro-intervalles qu’il arrive à reproduire en soufflant dans son sax sans l’aide d’aucun artifice, Basel Rajoub se réjouit d’enseigner ses techniques à Nicolas Masson qui ne rêve que de ça… Quant à nous, on attend la suite impatiemment !
Le site Internet de Basel Rajoub et Le site Internet de Nicolas Masson
On n’est pas parti là-bas avec en tête le rêve américain, oh non ! On les connaît bien les histoires des groupes européens qui se cassent les dents dans les bars US. Mais la tournée de 10 jours (dont 2 jours en studio sur la fin) qui s’amorcent nous a déjà emporté très très loin. Sur la carte mais surtout dans nos têtes. D’abord St Louis, Missouri puis Memphis, Tennessee ! On longe le Mississippi jusqu’à La Nouvelle Orléans puis on tourne à l’ouest jusqu’au Texas.
Mais s’il y a quelque chose à retenir de ces premiers jours, c’est le niveau de classe ahurissant des groupes avec qui on joue. Juste des gens de n’importe quel âge, shootés au son des radios locales et aux LPs par milliers, pour qui la musique est une seconde nature. Deux baffes dans la gueule monstrueuses ! En deux soirs. Au point où ça devient gênant de jouer après eux … Et de recevoir leurs compliments … Et de vendre autant de disques. Ce soir c’est le
Peu de dodo. Et des kilomètres sur les routes sans virage, excepté peut-être celui qu’on a fait aujourd’hui pour aller poser une fleur sur la tombe de



To get your bearings at the Berlin Music Week, it’s best to come with a very open mind and pair of ears. The 5th edition of this music fair, a prelude to the Berlin Festival, is diveded into two parts. Part 1, « Music », offers a plethora of new artists performing in clubs along both sides of the Spree (between Warschauerstrasse and Ostbahnof).
In other words, the largest part of the money lands in the hands of a few international stars. Hooray for globalisation ! Among the many negatives of such a system, let’s note the most important one : if a big star brings out an album at the same time as a newly-emerging artist, the newcomer will be totally eclipsed and will hardly get anything, despite having a loyal fan base or being already known on a local or regional basis.
Dernier jour à Tokyo avant un vol de 12 heures pour Zürich… Il pleut et la ville humide ressemble à un décor de Blade Runner sous ce ciel sombre et chargé, ce qui n’est pas sans charme d’ailleurs…
Il s’agit d’un groupe de militants pour les droits des animaux, qui chantent un morceau pour diffuser leur message, avant de céder leur place au band prévu dans le programme. La marraine / instigatrice de cette fondation se révèle être la CEO d’une grande entreprise japonaise de sodas et bières au citron, présente ce soir-là dans le club pour soutenir les troupes, et proche du patron de l’établissement. Nous sympathisons après mon set et échangeons nos contacts. Elle semble beaucoup apprécier l’album Dawnscape
Le soir dans le cadre d’une soirée intitulée M4Music at Postbahnof les artistes convainquent pourtant que disparité linguistique et culturelle peut rimer avec vivacité. Après
Equipe technique au taquet, magnifique piano Rhodes, public au rendez-vous et très démonstratif: notre premier concert Grand Pianoramax au Japon, dans le cadre du Tokyo Jazz Festival fut un beau succès! Egalement belles ventes de CDs au stand Tower Records Japon, avec un petit pincement au cœur en souvenir de ce disquaire maintenant défunt aux USA, qui avait marqué mes années d’étudiant à New York lorsque je passais des heures à creuser dans leurs bacs.