VEIN, Russland-Tagebuch (Teil 2)

VEIN‘s music is unclichéd and highly original, seemingly oscillating somewhere between M-Base, Cecil Taylor and Debussy, mainly carried by heavy and highly energetic binary grooves” said  Journalist Christoph (Tagesanzeiger, 14.05.07). VEIN is now on tour in Russia. Below another postcard received today @ Swiss Vibes….

 Moscow,  08.04.2014

Iouri Dubna

Nach einem sehr frühen Flug von Izhevsk nach Moskau werden wir von unserem Russland Promoter Iouri abgeholt. Er fuhr uns sogleich nach Dubna, eine kleine Stadt in der Nähe von Moskau, wo wir unser 2. Konzert der Tour spielten. Wir hatten eine super Zeit mit Iouri und waren froh ihn zum ersten mal zu treffen.
Unser 3. Konzert fand dann in Kaliningrad (ehemals Königsberg) statt. Kaliningrad ist eine russische Enklave zwischen Polen und Lithauen am Baltischen Meer. Der Jazzclub wird von 2 super netten Freunden namens Andrey und Andrey geführt. Endlich ein richtiger Club-Gig!
Jetzt essen wir gerade Pralinen mit (fast) Schweizer Qualität auf unserem Weg nach St. Petersburg…

VEIN, Russland-Tagebuch (Teil 1)

VEIN‘s music is unclichéd and highly original, seemingly oscillating somewhere between M-Base, Cecil Taylor and Debussy, mainly carried by heavy and highly energetic binary grooves” said  Journalist Christoph (Tagesanzeiger, 14.05.07). VEIN is now on tour in Russia and has sent a postcard to Swiss Vibes…. 

Izhevsk, Sonntag den 06.04.2014

izhevsk

Kommen um 12 Uhr mittags am Flughafen an. Werden sogleich überraschenderweise in eine “Plattenbauten-Wohnung” mit 3 Sofas anstatt in ein Hotel gebracht. Für Florian wird ein Traum Wirklichkeit. Er wollte schon immer mal im Dostojevski-Styl übernachten. Leider bleibt nicht genug Zeit um das Kalashnikov-Museum zu besuchen, wo man mit dem legendären Gewehr schiessen darf (Der Erfinder der Kalashnikov wurde in Izhevsk geboren).
Nach einem grossartigen Microwellen-Essen geht’s sogleich weiter zum Soundcheck in die Philharmonie. Leider ist der Flügel in einem wirklich schlechten Zustand, aber nach einer Weile erinnert sich der Promoter, dass gleich hinter der Vorhang auf der Bühne noch einen sehr guten Steinway steht. Das Konzert startet bereits um 18.00 Uhr. Es ist eine grosse Freude vor diesem sehr enthusiastischen Publikum zu spielen. Nach ein paar Bieren geht’s gleich wieder zurück in die Wohnung, denn die Reise nach Dubna am nächsten Tag startet bereits um 4.30 Uhr in der Früh.

Thomas Lähns
(double bass player)

La dentelle d’Olivia Pedroli

op_media32Deuxième création présentée dans le cadre du Cully Jazz, la chanteuse neuchâteloise Olivia Pedroli présente au Temple les chansons de son album A Thin Line, en avant-première.

En 2010, elle était passée de « Lole » – un projet de chanson pop, un peu folk – à « Olivia Pedroli » en sortant The Den, album intimiste aux textures classieuses ; un changement de cap aussi déroutant que réussi. « J’ai commencé jeune, puis j’ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes qui m’ont permis de révéler ce monde intérieur ». En l’occurrence, le producteur complice de Björk, CocoRosie ou encore Feist, l’Islandais Valgeir Sigurðsson.

“Ces dualités qui règnent en nous… “

C’est naturellement qu’elle est retournée à Reykjavik pour ce nouvel album à paraître en septembre, avec l’envie d’approfondir les choses, de « creuser un sillon, trouver une cohérence ». « Ce sont les dualités qui règnent en nous qui m’ont intéressées, d’où le titre A Thin Line : ces moment très particuliers ou se rencontrent les doutes et les certitudes. Comment aller à la rencontre de nos propres paradoxes, lorsque tout est clair mais rien n’est sûr. Et nous vivons dans une époque où il est nécessaire de jongler en permanence. » Elle évoque un album réfléchit en plusieurs temps, conçut pour un support vinyle qui conditionne en beauté l’écoute de la musique, avec « une grande recherche sur la forme ».

Hiver nomade et printemps acoustique

Son parcours classique de violoniste lui a permis d’apprendre à composer la musique, chose qu’elle tend à faire de plus en plus. “Il y a trois univers assez distincts que j’aime faire se rejoindre: une écriture folk, les arrangements classiques avec des cordes ou des cuivres, et une architecture sonore faite de textures électroniques.” Elle a dernièrement composé pour le film “Hiver Nomade”, pour lequel elle a été nominée au Quartz du Cinéma Suisse, et travaille actuellement sur le thème du loup avec le Musée d’histoire naturelle de Neuchâtel. Des collaborations transversales qui permettent un autre regard, et de souvent découvrir “la beauté insoupçonnée des choses simples”.

L’exercice de ce soir au CullyJazz Festival – réarranger ses morceaux pour une petite église – est une belle « zone de frottement ». En tentant le tout acoustique, il lui a fallut trouver des alternatives aux textures électroniques, s’approprier les résonances, « jouer avec les contraintes, ce qui amène paradoxalement une forme de liberté, car il faut aller dans le fond plutôt que plus haut ou plus loin. » Travail harmonique, improvisation des textures, beaucoup d’écriture. Pour l’occasion, elle s’est entourée de musiciens qu’elle connaît bien aux violon, violoncelle, percussions et contrebasse. Un projet qu’elle espère ensuite faire tourner dans des lieux insolites, en marge de sa formation électrique en trio (Rhodes, électronique, piano), à l’automne. On pourra revoir cet ambitieux projet acoustique dans la sublime Abbatiale du Bellleay le 5 juillet prochain.

Le site d’Olivia Pedroli

[vimeo=http://vimeo.com/35942405]

Julian Sartorius en mode random

On l‘a vu un peu partout ces derniers mois, en solo ou auprès de Merz ou Colin Vallon, dans les club de jazz, les galeries d’art contemporain ou à l’affiche de festivals indie, le jeune batteur bernois Julian Sartorius ouvre ce soir le 32ème CullyJazz Festival avant Avishai Cohen et Rusconi sous un chapiteau sold out.

ImageFriand d’atmosphères intimistes, la batterie à même le sol pour être au plus proche du public, on l’a vu plusieurs fois émouvoir et faire se lever les foules. A Cully, le dispositif sera tout différent : 900 personnes en rang d’oignon, lui bien loin, sur un large piédestal et sous un gros logo jaune. Il est curieux de voir ce que cela va donner. Le jazz ? Une formation aux conservatoires de Berne puis Lucerne. « J’aime Coltrane, Monk, ce qui a du spirit. » Avant de rajouter gaiement dans l’immense sourire qui le caractérise « Mais j’aime autant Schubert que Madlib ! », et citer encore Awesome tapes from Africa ou le label Sublime Frequencies.

Beat diary

Julian Sartorius est un chercheur, et c’est grâce à un travail titanesque, son « Beat Diary », qu’il a véritablement développé son jeu : pendant une année, il s’est donné pour contrainte de produire et prendre en photo un beat par jour afin de le publier sur un blog, devenu un livre album. « La contrainte est toujours un procédé créatif intéressant, où tu peux aller au fond des choses. Regarde par exemple la gravité, et comme les gens ont été inventifs pour tenter d’y échapper, de l’escalade au base-jump… J’aime les règles, comme dans un jeu. Si elles sont bonnes, il y a beaucoup de fun. Attention, je ne dis pas que la musique juste est un jeu, mais qu’il faut jouer avec les limites. »

“Les nuances sont infinies…”

Ce qui étonne et éblouit dans son solo, c’est la gamme d’harmonies qu’il parvient à faire sortir de son instrument, l’inventivité de sa proposition, et un groove toujours en mouvement. « J’essaie de garder les jambes dans la pulsation et de faire aller mes mains ailleurs. Quand tu arrives à faire bouger les choses tout en restant dans le tempo, cela donne quelque chose de très fort. Et puis les nuances que tu peux apporter selon comment tu touches les choses sont infinies. »

“J’adore quand je ne sais pas ce qui va arriver”

S’il écrit la musique, des plans plutôt que des partitions, il aime se laisser surprendre et s’inspirer de tout ce qui l’entoure : nature, animaux, machine à laver, frottement des vêtements, tout ce qui peut produire un rythme, qu’il soit régulier ou non. « J’ai toujours des images dans la tête, c’est très narratif, et souvent j’entends des synthétiseurs ». Il a lu John Cage qui lui a « ouvert l’esprit », et a peu à peu développé un élan vers le random, l’imprévisible : « J’adore quand je ne sais pas ce qui va arriver, quand il se passe des choses qu’on ne peut pas penser. Cela me rend vraiment heureux ! »

[youtube=https://www.youtube.com/watch?v=MVLNRLnqTI8]

A l’automne, il sort un album du solo, parce qu’on lui l’a souvent demandé, et un autre album fait de duo entre lui et un train, un frigo, ou une caisse à la Migros. Et puis encore un single 7’’ avec des beats dessus. Dans l’intervalle, il réfléchit à comment optimiser les sous qu’il vient de recevoir pour sa nomination au premier Prix de Musique Suisse. Les idées ne manquent pas.

Le site de Julian Sartorius

Dernier disque en date: Merz, “No Compass Will Find Home” (Julian Sartorius drum and vocal renditions), Everest records

Ein kleiner Festivalbericht vom M4Music

SCHWEIZ M4MUSIC 2014Gute Konzerte und interessante Panels: Diese Mischung lockt jedes Jahr Musikfans und Musikschaffende an das M4Music nach Lausanne (erster Festivaltag) und Zürich (zweiter und dritter Festivaltag). Im Rahmen des Festivals findet auch die Demotape Clinic statt, an der die vielversprechendsten Nachwuchskünstler gekürt werden und einen Förderbeitrag erhalten.

An der 17. Ausgabe des M4Music Festivals wurde erstmals der neu gegründete Verband der unabhängigen Musiklabels und -produzenten IndieSuisse vorgestellt. Angeregt wurde dieses Jahr ausserdem der Austausch mit der Kulturmetropole Berlin, wobei für verschiedene Panels Gäste aus der deutschen Hauptstadt zugegen waren. Als «Demo Of The Year» wurde der Song «Somnambulant Cannibal» der Band Conjonctive aus Nyon ausgezeichnet.

Erstmals Konzerte unter freiem Himmel

Das M4Music bot auch dieses Jahr ein spannendes Konzertprogramm. Auf fünf Bühnen in und um dem Schiffbau in Zürich stellten Schweizer und internationale Acts ihre Songs vor. Für den letzten Festivaltag machte ich mir ein dichtes Programm zurecht; die Konzerte des Vortages hatte ich bedauerlicherweise verpasst. Der Auftritt von Broken Bells war als Krönung des Festival-Samstags eingeplant.

Um 16.30 Uhr bestritt Milchmaa als zweiter Act an diesem Samstag ein Konzert auf der Bühne vor dem Schiffbau – die erste Openair-Bühne am M4Music, wo die Auftritte zudem noch gratis zu bestaunen waren. Der sympathische Rapper aus Chur war ziemlich geduldig mit dem Publikum, das auf die Animationsversuche eher zurückhaltend reagierte, die Show aber dennoch aufmerksam verfolgte. Anschliessend betrat die aus Russland stammende Tessinerin Ekat Bork die Bühne – und zog sogleich die Aufmerksamkeit der Zuhörer mit ihrer starken Stimme und ihrer exzentrisch-expressiven Art auf sich.

Viele spannende Acts am Abend

Eine enorme Bühnenpräsenz legten auch The Rambling Wheels an den Tag. Mit fadengeradem Rock lockten die vier Neuenburger die Festivalbesucher in die anfangs ziemlich leere Halle des Schiffbaus. Musikalisch durchaus abwechslungsreich brachten sie die vordersten Reihen schnell zum Tanzen.

Um halb elf begann das Konzert von The Lonesome Southern Comfort Company (schwieriger Name, man sagte dann jeweils: «Ich gehe noch ans Konzert der Southern Comfort irgendwas da…»). Geblieben bin ich nur für zweieinhalb Songs, aber nicht etwa, weil sie nicht gefielen. Im Gegenteil: Die folkigen Lieder liessen mich in Entzückung mitschwanken. Den Bandnamen konnte ich mir danach merken. Aber meine Helden namens Broken Bells würden gleich auftreten.

So stand ich nun vor der Halle, einige Minuten vor dem Konzert der amerikanischen Headliner. Die Schlange bewegte sich nicht vorwärts. Es vergingen Minuten und die Band hatte bereits losgelegt, in der Schlange war ich aber kaum vorwärts gekommen. So beschloss ich schliesslich, mich von dem Gedanken zu verabschieden, Broken Bells an diesem Abend noch zu sehen. Einen letzten Blick warf ich noch durch die offene Tür in die grosse Halle und glaubte für einen Moment, James Mercer auf der Bühne erblickt zu haben. Vermutlich war es nur ein Becher Bier, das begeistert in die Höhe gestreckt wurde.

Verärgert über mein eigenes Zeitmanagement zog es mich Richtung Exil. Glass Animals standen nun auf dem Programm. Und sie begeisterten. Musikalisch einwandfrei gab die junge Band aus Grossbritannien ihrer teils distanziert wirkenden Musik ein Gesicht. Das Publikum fiel in Ekstase und tanzte – auf ähnliche Weise wie Ekat Bork einige Stunden zuvor auf dem Schiffbauplatz. Dieses Konzert war genug Entschädigung für das verpasste Konzert von Broken Bells.

 Auch nächstes Jahr der Treffpunkt für die Schweizer Independent-Musik-Szene

Kurz vor zwei Uhr verabschiedete ich mich von der tanzenden Menge beim Bonaparte-Konzert. Durch das wunderschöne Foyer des Schiffbaus schlendernd stellte ich fest, dass das Musikprogramm am M4Music auch dieses Jahr sehr ansprechend war. Immerhin hielt es mir sofort eine würdige Alternative für das verpasste Broken Bells-Konzert bereit.

Eine spannende Konferenz, die ungemein wertvolle Demotape Clinic und gute Konzerte gibt es nächstes Jahr wieder vom 26. bis 28. März 2015 in Zürich und Lausanne.

Best Swiss Vidéo Clip

Les 2 gagnants et le jury @Allessandro Dellabella
Les 2 gagnants et le jury
@Allessandro Dellabella

La semaine dernière dans le cadre du M4Music ont été décernés deux prix pour le meilleur clip vidéo. Parmi 14 vidéos retenues, cinq étaient en compétition. Le Prix du public était organisé sur la plateforme Mx3 par votation online et le Prix du Jury faisait appel au regard de trois personnalités du milieu culturel suisse : Franz Treichler des Young Gods, Vincent Jaquier de l’ECAL et Désirée Wismer de la TV zurichoise Joiz.

Prix du Jury

Le réalisateur Vaudois Simon Wannaz remporte le Prix du Jury pour le clip « Airplane Friendship » de Buvette. Une vidéo à l’atmosphère étrange, où les bonnes idées et une belle photo parent intelligemment aux petits moyens à disposition. Un visuel en belle adéquation avec l’électronique DIY de Buvette, qui avait déjà été remarqué, notamment à la Nuit du Court de Lausanne qui l’avait programmé. Simon Wannaz vient de terminer le prochain clip de la jeune veveysanne Verveine – dont nous parlerons ici très bientôt – et s’envole pour New York où il compte travailler ces prochaines années.

[youtube.com=http://youtu.be/AhfifHipcZU]


Prix du Public

Le Prix du Public a quant à lui été remporté par Uslender Production pour « Würsch Sie », un clip dont la victoire au nombre de clics doit franchement beaucoup aux très jolies filles en bikinis et à leurs nombreux amis.

[youtube=https://www.youtube.com/watch?v=LhmqdfcTGPY]

Or parmi les 14 clips projetés, il y avait d’autres belles choses, qui n’étaient étonnamment pas en compétition. Pour le plaisir, voici donc la….

Sélection Swiss Vibes

Le clip du rappeur Skor, pour les rondes enchanteresses en costumes traditionnels:
[youtube=http://youtu.be/rpSmHh6zIjM]

Celui du producteur vaudois Christophe Calpini, dont le dispositif en négatif, simple comme bonjour, est diablement maîtrisé:[youtube=https://www.youtube.com/watch?v=yvBtPwlq6ac]

La vidéo de Bonaparte, une jolie animation bricolée :
[youtube=http://youtu.be/gVWK7cuWh2w]

Et enfin, la vidéo de Metube qui est plus un court métrage qu’un réel clip musical, mais qui, tout en s’amusant, raconte beaucoup de choses sur les nouveaux médias et le rapport à l’image:
[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=P2jn_lxrrPg&list=PLl-CRSATZiXSMWhkvfHs0H5j9JQ12DsZm&feature=share]

 

Record of the month: Tobias Preisig, ‘Drifting’

Tobias Preisig's 'Drifting'

I’ve got Drifting on constant rewind. It’s a spacious album, pulling back to allow an experience of resonance and a sort of quiet mayhem. The musicians don’t hate us: they want to captivate, however, we’re not their only object of desire. There’s a care and deep listening in their interplay that is almost audible. It’s as if they are feeling their way into a new form of being, as a quartet.

Abstract, even animalistic

Tobias Preisig spoke to me of his band working as an ‘integrated instrument’ with ‘spots’ replacing full-blown solos, such as when André Pousaz’s double bass breaks out into a sombre spotlight in Floating Causes amongst low violin stabs and hi-hat shimmers. It’s true that tracks like Out of Reach weave a subtle tapestry of instruments, intensifying in colour as it progresses. But there is no ignoring the quality of Tobias’ violin: rich, assured, respectful of its emotional power yet avoiding sentimentality. It can be abstract, even animalistic, revelling in a purity of sound.

Miniature for Gold is a painfully-gentle vignette painted by Stefan Aeby‘s piano. Preisig’s violin balances the sweetness, plucking as if a tight bass line. The track is like an exquisite kiss. But Searching for Soil is my highlight, a spellbinding piece.

Michi Stulz’s drum rolls… an unrelenting mantra

The opening Rhodes’ chord conjures a translucent pathway out to the Milky Way, there’s the metallic jingle of a cold star, before Michi Stulz’s drum rolls march us on; an unrelenting mantra. It’s the woozy high violin plucks and quivering strokes of the strings that send my goosebumps bumping. It’s a trip, to somewhere magical or possibly, macabre. Piercing violin runs twist the screws tighter whilst a stormy piano bashes at its low notes. A scrap of melody breaks through as if to keep us entwined in the music, before it shudders to a close.

This music has character: it can be moody, sensitive, frustrated yet is often playful – it’s got soul. What I hope to hear from the band in the future is a wider range of textures and themes; an evolution of their emerging and ear-catching language. Look out for this quartet playing live and let me know what you think.

http://www.youtube.com/watch?v=6UpFkg3F_8s

 

05.04.2014 CH-Zurich, Moods
12.04.2014 DE-Erfurt, Jazzclub
13.04.2014 DE-Dresden, Tonne
15.04.2014 DE-Jena, Cafe Wagner
16.04.2014 DE-Berlin, A-Trane
25.04.2014 CH-Basel, Jazzfestival Offbeat
16.05.2014 CH-Arbon, Kultur Cinema
02.06.2014 CH-Orsière, Fête de la musique
20.07.2014 CH-Gstaad, Menuhin Festival
14.08.2014 CH-Winterthur, Musikfestwochen

 

 

Just released: Heidi Happy «Golden Heart»

heidi-happy-golden-heartSie wühlte einst in der loopenden Folk-Wunderkiste, gab sich auf «Hiding with the Wolves» ein orchestrales Kleid und zeigte sich auf ihrem letzten Album «On the Hills» zuletzt countryinfiziert. Nun hat die Multiinstrumentalistin Priska Zemp alias Heidi Happy für ihr neues Album «Golden Heart» eine neue, prominent besetzte Pop-Band zusammengestellt, die ihr bei den neuerlichen musikalischen Abenteuerfahrten zur Seite steht.

Und diese Reisen führen die 34-jährige Luzernerin in die verspielte Disco, wo die geschickte Arrangeurin scheue Tänze wagt, man sieht vorüberziehende Neonlichter im schwer schnaufenden «Across the Ocean», cruist durch die und es gibt, wie bei Heidi Happy üblich, auch Nonsense-Nummern wie der pfeifende «The Whistle Song».

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=te7XhkJVs3Q&w=640&h=360]
«La Danse»

Ephrem Lüchinger an den Keyboards, Baptiste Germser am Horn und anderen Instrumenten und der Legendary-Lightness-Schlagzeuger Domi Huber folgen Heidi Happy überall hin – auch in das zarte «Maintenant», das diese ausgesprochene Pop-Platte schön beschliesst.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=AzXzNC2GiJA&w=640&h=360]
«Down Town»

Im Frühling gibt Heidi Happy mit ihrer Band auf Tour durch die hiesigen Clubs – und wagt für sechs Solo-Konzerte auch den Abstecher nach Russland. Alle Daten finden sich hier.

The bianca Story an der Deutschen Oper Berlin

Web2_gilgamesh_1Ausser für Musik, die über die Landesgrenzen hinaus Anerkennung findet, und verrückten Crowdfunding-Aktionen (90’000 Euro in knapp zweieinhalb Monaten) sind The bianca Story auch dafür bekannt, dass sie ihre Musik gerne mit Theater und Schauspiel vereinen. Mit ihrem neusten Album «Digger» sind sie nun auf der Bühne der Deutschen Oper Berlin zu sehen.

Gilgamesh Must Die!

Das Epos von Gilgamesch, einem mesopotamischen König, ein Drittel Mensch, zwei Drittel Gott, dient als Vorlage für das Musiktheater «Gilgamesh Must Die!». Bereits Ende 2011 zeigte die Basler Band mit «M & The Acid Monks», dass sie es verstehen, Konzert und Schauspiel zu vermischen. Damals wie heute führt Daniel Pfluger Regie. «Gilgamesh Must Die!» nimmt Songs aus dem Album «Digger» als Leitmotiv, um die Geschichte eines totalitären Herrschers zu erzählen, der nach dem Tod seines besten Freundes Enkidu auf die Suche nach dem Unsterblichen geht.

The bianca Story werden bei der Aufführung dieses musikalischen Theaters von einer Opernsängerin, einer Schauspielerin und 16 jugendlichen Laiendarstellern aus Berlin unterstützt. Sowohl die Uraufführung am 17. März 2014 als auch vier weitere Vorstellungen von «Gilgamesh Must Die!» finden in der Deutschen Oper Berlin statt. Ab April wird das Stück auch in Zürich, Basel und Bern aufgeführt.

Aufführungstermine von «Gilgamesh Must Die!»:

Deutsche Oper Berlin: 17./20./21./22./25. März 2014
Gessnerallee Zürich: 15./16./17. April 2014
Kaserne Basel: 23./24./25. April 2014
Konzert Theater Bern: 29. April & 1. Mai 2014

Alle Konzerte und Billete hier!

Anna Aaron, un disque, un clip, un style

Cover_Neuro_RGB_300dpi_2500x2500Si les déhanchés déshabillés de son dernier clip “Linda” lui ont valu d’être remarquée par les Inrocks, Anna Aaron n’est pas encore complètement portée aux nues en France – en tous cas, comparé à l’emballement médiatique qu’elle suscite dans les cantons suisses, elle y reste encore discrète. Mais, programmée en bonne place dans le cadre du festival itinérant les Femmes s’en Mêlent (à Paris et en province) pour y présenter son deuxième album “Neuro”, elle a l’occasion de se faire un prénom. Ou plutôt deux: Anna et Aaron, le féminin et le masculin, le clair et l’obscur. Une ambivalence assumée, déjà, sur son premier album Dogs In Spirit, deux ans plus tôt: elle s’y montrait tendre et furieuse, au gré de ballades folk au piano façon Fiona Apple et de plages rock déchirantes.

Un son à la hauteur de sa beauté froide et de ses tumultes intérieurs

Après un intermède avec le quartet d’Erik Truffaz, qu’elle a suivi en tournée, la Bâloise avait donc décidé d’approfondir ses ambiguïtés : c’est à Londres, auprès de David Korsten, qu’elle va se forger un son à la hauteur de sa beauté froide et de ses tumultes intérieurs. Fidèle à ses habitudes, le producteur de l’Anglaise Bat for Lashes va envelopper sa voix puissante d’un vernis électro faussement vintage, entre reverbs puissantes et rythmiques eighties avec Jason Cooper, le batteur de Cure, derrière les fûts! Parfois un peu caricaturale (avec des réminiscences trop évidentes de … Bat for Lashes, justement), cette approche sonore permet à Anna Aaron de gagner en épaisseur artistique. D’opérer des contre-pieds mélodiques inattendus au milieu des morceaux. D’oser le mélange entre la pop la plus accessible et les riffs les plus tordus. Avec “Neuro”, la fille de missionnaires religieux se rapproche des grandes prêtresses de la pop moderne. A elle de prouver sur scène qu’elle peut nous hypnotyser autant qu’Anna Calvi ou Pj Harvey.

Anna Aaron est en tournée jusqu’à la fin du mois en Suisse et en France. Détails de la tournée ici!

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=cGyS_goCnLI]