“At the Age of Six I wanted To be A Cook” by Rom Schaerer Eberle takes you gently by the hand into the landscape of childhood. There are lullabies oozing with ‘mother-love’, sounds of jumpy kids at play and simple, stare-into-space tracks. The achingly sweet vocal ‘stories’ of Royal Family are sung by Schaerer; his warm, steady tone flowing with imagined words whilst Eberle plays the horn with a simplicity that is both melancholic and uplifting. Rom caresses his guitar to sound different on every track whilst always creating spacious, considered and sensitive notes. At times you can almost see the coils of his A string as every scrape and pluck resonate.
Cooking the Books is a stand-out track with its robotic opening giving way to the most exquisite refrain of vibing guitar and melodic trumpet, echoed by Schaerer’s vocal-trumpet notes. Syncopated dabs of sparse rock-guitar and buzzing mouth harp serve to heighten the beauty of the theme; the guitar bending and entwining you with its longing. It holds you.
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This is a well-blended trio, each echoing the others’ voices, never trying to dominate, but I missed the fizzing energy that comes with an extended solo. In Triple Prism, Schaerer explores higher vocal registers to ghostly effect but Eberle and Rom become a mere reflection as opposed to a solid presence.
I liked Eberle’s When I Was Seven I Wanted to be Napoleon, led with great panache by Schaerer’s Cabaret-style MC. The drunken slurs of Eberle’s trumpet and Rom’s guitar draw a George Grosz sketch of a flea-bitten bar with wrinkled, topless ‘dancers’ slouched on faded velvet, but again, I wanted it to go further. Lou is the final lullaby to tuck us up in bed, but sometimes I craved something more adult – where each musician had the freedom to delve into their wonderfully creative themes in a deeper and more explosive way.
“At the Age of Six I wanted To be A Cook” by Rom Schaerer Eberle was released in September 2013 on JazzWerkstatt Records. Tour dates include:
Rom Schaere Eberle played Bern (CH), Beeflat, the 4th Dec, and London (UK), Vortex, 8th Dec
Next concert: Zurich (CH), Moods, 12th Dec
C’est le jour de la Saint-Valentin 2011, disent-elles, que les sœurs Sophie et Sara Diggelmann décident avec leur amie Franca Mock de se lancer dans l’aventure d’un trio. Elles optent alors pour un nom qui sent la sueur et le rock’n’roll : Velvet Two Stripes. Sans remarquer que ce patronyme évoque autant la légende Velvet Underground que la furie White Stripes. Mais malgré ces lourdes références, elles le portent à merveille, ce nom. Leurs influences ? Janis Joplin, BB King et The Ramones. On serait tenté de rajouter The Doors, tant leur rock est sous influence seventies. Avec néanmoins parfois des incursions dans l’electroclash, cette sauvage fusion de punk et de rythmiques synthétiques. Sorti sur le label berlinois Snowhite, le premier E.P. des Saint-Galloises leur a déjà ouvert les portes des marchés étrangers. À suivre de près. – Stéphane Gobbo

Dernier chapitre du journal de Johann Bourquenez, pianiste et compositeur de
Vendredi, départ le matin pour Bangalore. une heure et quelque de vol. Aéroport à plus d’une heure de l’hôtel, une petite route en bon état, qui traverse des petits bleds pleins de gens, de terre rouge, de poules, de vaches, de petites maisons, un singe traverse devant nous. Toujours la conduite au klaxon (qui définitivement, sert à annoncer sa présence, et non pas à signaler son mécontentement), des motos à droite et à gauche, des vélos…
Notre civilisation bat de l’aile, tout s’effrite et ça se sent, différemment à différents endroits. C’est une chose de le comprendre. C’en est une autre de l’accepter. On parle de cette idée que cette civilisation – celle-là, et toutes les autres – ne nous appartient pas. Un peu de silence, on regarde par le balcon. On en vient à considérer chaque ville comme un animal, puis tout le réseau des villes et des constructions humaines comme une seule entité cybernétique. Quelque chose qui nous dépasse, avec lequel on est en symbiose. Sans s’en rendre compte, et même en se sentant important.
On va atterrir déjà. La pression me fait mal aux oreilles. J’ai le nez pris à cause de la climatisation. On arrive à Goa. Quel nom mythique. Je ne sais pas à quoi m’attendre. C’est le dernier concert de cette tournée.
L’après-midi, je dors pendant le trajet en plein trafic dans la voiture de Shrini. C’est fou mais ça se me surprend déjà plus trop ce chaos. Il y a quelquefois où je sens que le surréalisto-mètre est dans le rouge (les croisements sans feu où tout le monde roule pare-chocs contre pare-chocs, les familles avec enfants qui traversent des triple voies au milieu des bus et des motos…)
Le soir on mange dans un restau chinois. Le Californien en question à étudié “quand il était jeune, c’est-à-dire il y a longtemps” les rythmes indiens et donne quelques explications sur le Tintal, compter avec les phalanges, décomposer les patterns en 3,4,5, etc. Quand je dis que je m’attendais à ce que la tradition musicale indienne soit plus présente: on ne l’entend pas, on n’en entend pas parler, ni dans la rue ni a la télé, on ne rencontre pas de musiciens qui jouent ça. Il me répond que, comme partout, les gens veulent ce que veut le voisin et ce qui est à la mode, ce qui est brillant et a du succès, c’est-à-dire, les conneries que j’ai vues à la télé.
Mardi, on est parti à 10h de l’hôtel pour aller à South Bombay, le quartier plein de bâtiments victoriens et de touristes. On est resté quatre bonnes heures, entre le “India Gateway”, la station de train qui ressemble à une cathédrale, les marchés de rue et un petit atelier de photo au fond d’un couloir humide dans une vieille baraque.
Ce matin ça va mieux. Certainement mon corps doit s’habituer au changement de climat de nourriture…J’ai fait un tour sur les “quais” à côté de l’hôtel, pris des photos. Il y a ce pont au dessus de l’océan qui va à Bandra, qui est énorme. L’air est épais et il fait bien chaud (30 degrés), je transpire tellement, et je ne sèche pas après la douche.
You physically feel the power of Elina’s cry
I have to admit I was entranced by Colin’s imagination; he is a potent voice and I want to check his own trio now. At times he played with such melancholy it broke my heart, then in a moment, flashed his anger or became cold, like ice cubes dropping into Elina’s blood-red cocktail, cracking and clinking, changing the temperature. He used various techniques to physically alter the piano, deadening the resonance or twisting the keys into cimbalom-like notes, revealing a Balkan soul whilst never breaking the spiritual thread of jazz.