
En 2012, le CD “In transit” de Tobias Preisig figure parmi les meilleures ventes de disques jazz au Japon. Le violoniste suisse est sur le point de repartir avec son band pour une tournée de six concerts sur l’île nippone. Interview exprès.
Alors que ta carrière décolle à l’étranger, pourquoi être resté à Zürich et ne pas avoir déménagé, à Berlin ou Paris ?
Tobias Preisig Etonnamment, c’est plus pratique pour moi de rester par ici. Mon groupe est éparpillé un peu partout en Suisse, entre Bâle, Bern et Lausanne, et je peux les retrouver en un clin d’oeil. Pareil pour voyager à l’étranger : Zürich a une position tellement centrale en Europe que l’on peut se rendre partout sans problème. Enfin, c’est bête à dire, j’ai la chance d’avoir mon bureau et mon espace de répétition dans un club d’ici, l’Exil, et cela me permet de me concentrer sur mon travail. En plus, je peux profiter des conseils d’un ancien d’ici, Nik Bärtsch, et évoluer dans un environnement où les musiciens prennent des risques, et c’est la seule chose que je recherche.
Comme le pianiste Stefan Rusconi, par exemple, avec qui tu partages une approche originale de vos instruments respectifs?
Tobias Preisig Et oui, non seulement je m’essaie au jazz au violon, ce qui est très rare (à part Stéphane Grappelli, j’aurais du mal à citer d’autres violonistes de jazz!), mais en plus j’essaie d’exploiter mon instrument au-delà des canons du genre, sinon je m’ennuie. Il y a tellement de gens qui savent jouer du violon parfaitement, cela ne sert à rien de d’être un nouveau disciple appliqué. A vrai dire, j’ai eu de la chance de pouvoir rencontrer un professeur au conservatoire et à l’école de jazz suffisamment ouvert pour me dire : « ce n’est pas grave si tu joues la tête en bas, du moment que tu joues bien… » Ca m’est resté… et effectivement ca me fait un grand point commun avec Stefan Rusconi. Lui, c’est comme c’est comme un frère pour moi, nous formons une petite communauté à nous deux. On a énormément joué ensemble pour d’autres musiciens et maintenant, nous avons un drôle de duo, à l’orgue et au violon, qui nous ouvre un espace pour explorer de nouveaux sons.
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Justement, comment peut se dérouler le processus créatif qui amène à dénicher ces nouveaux sons ?
Tobias Preisig Comme pour tout le monde : avec beaucoup de travail, et un peu de chance. Prenons l’exemple de « Transforming », l’un des morceaux les plus connus de « In Transit ». Au départ, j’ai eu huit mesures en tête, dans la rue, et je me suis empressé de les noter sur le carnet où je note toutes mes idées. Plus tard, en répétant, je me replonge dans mon carnet et je me rend compte que ces mesures pourraient bien s’accorder avec d’autres, que j’avais notées plusieurs pages plus tôt. En les réarrangeant, j’avais la base de mon morceau… mais ce n’est pas tout ! Un peu plus tard, je me suis mis en tête d’apprendre à jouer du theremin, alors je me rend sur youtube pour trouver un tutoriel… et je tombe sur la vidéo d’un type qui joue le thème principal de « Transforming » – sans le savoir, j’avais repris un morceau de Gabriel Fauré ! C’était moins une : la pochette de l’album partait le lendemain à l’impression, j’ai appelé le label en catastrophe pour qu’ils « créditent » Fauré sur le livret …
il paraît que « In Transit » est rentré dans les tops albums au Japon…
Tobias Preisig Oui, c’est incroyable, n’est-ce-pas ? Il y a deux ans, le bureau export nous a permis de faire une petite tournée à Tokyo et Kyoto; une excellente expérience. Non seulement les ingénieurs du son ont été formidables, mais notre mélange de rock, de jazz et de musique expérimentale a paru complètement avant-gardiste aux oreilles du public japonais… et ils en redemandaient ! En exagérant à peine, les filles étaient en pleurs à la fin des concerts. Du coup, nous avons prévu d’y retourner cet automne pour flatter nos nouveaux fans hystériques (il rit ).
En concert au Japon: Shikori Fukuoka, sa 12 octobre 2013. Hiroshima, Speak Low, di 13. Osaka, Mister Kelly’s, lu 14. Kyoto, Live Spot Rag, me 16. Tokyo, Spiral Lay, je 17. Kyoto, Left Alone, ve 18.
There is resounding evidence that Dr Catherine Hakim was bang on the money when she wrote a book asserting that those who use beauty, physical fitness, charm and sexiness will find success (Honey Money: The Power of Erotic Capital) and it’s especially true in the music industry. “I am so sad about what I see today, what are the role models for young girls? Mostly women stars who don’t represent the feminist way of thinking, but represent the sexual object,” says vocalist Elina Duni when I ask her about women’s image in music, “but you can take a stand and decide what emphasis you will apply to your image, if any, or what it says about you.”
when establishing a ‘brand’. If any artists out there are flinching as I use the word ‘brand’, consider the creative accomplishments of Björk, one of the most magical musicians of my generation whilst being one of the strongest brands. Brands enable people to get who you are and, if it’s strong or unique, remember it. You may not say Eric Vloeimans’ indulgence in colourful clothes and ‘funky’ shoes launched his career, but you could see how his image, along with his playing has set him apart.
Samuel Blaser has found himself experimenting more with visuals such as photos and videos and, like Duni, recognizes their importance as publicity. They also have both relished these added dimensions to their creativity. Blaser met Polish video maker, Ewa Kozanecka in New York and asked her to shoot something for a shorter version of Pieces of Old Sky. “I don’t know if it was totally useful because we did it like a piece of art.” From a listener’s point of view that video held the music more firmly in my memory. And that’s where videos and photos can really assist musicians – by etching their sound into the consciousness of the public. Rusconi are a band that have also naturally partnered with video to explore ways to extend their expression.
Was fesselt mich an
“Comme
A leur sortie, les mélancolies orientalistes de « The Other Strangers », avaient suscité quelques incompréhensions délicieuses dans la presse jazz, charmée autant que bousculée dans ses certitudes par ce drôle d’objet sonore. Certains usèrent même sans trop y croire, le terme de « pop folk », plutôt incongru pour un exercice de style aux confins des traditions hébreuses et indiennes, avec une approche résolument contemporaine. Des questions vite levées lors du passage d’
As far as I see it, social media is a form of Internet dating, just without the romance (though not always). It’s relationships, connecting, communicating, dare I say, flirting, and showing off your best photos. There’s also a lot of hype about what it can do for a career.
But what are the implications of this explosion of media for the new generations of jazz musicians? Out of the eight musicians I spoke to they had all breathed the same air, tainted by these hyped success stories of social media, but only three were already forcing themselves to fully utilize the Internet. Stefan
Certainly they don’t share the same audience as Justin Bieber (over 42 million Twitter followers) but Herbie Hancock has doubled his followers in the last year to 54,000 and it’s doubtful the trend will reverse.
Creating and updating websites, Facebook pages, blogs and tweets take an enormous amount of time and more notably, headspace, because it’s ongoing, always on the ‘to do’ list. Smartphones have supported social media by making it easier to update ‘on the go’ but as
There are other issues such as keeping your website alive and relevant and the cost of that. The pianist
I’m going to skirt around the subject of digital downloads and e-commerce here as it’s a big and complicated field. However, as a marketing tool, digital media is up there as a new force. In some ways Rusconi are lucky in that their explorations of the digital world and the videos and imagery that need to accompany that fit naturally with their own tastes and interests. Drummer Florian Arbenz of
Quand les tigres se mettent à rugir….
Ce qui n’était qu’un terme fourre-tout que les membres du groupe utilisaient à toutes les sauces est aujourd’hui transformé en acte assumé. Le wax, c’est le groove, le rythme, mais aussi une façon de vivre, de penser, de rester en contact les uns avec les autres, d’être authentique, de prendre les choses comme elles viennent. Par exemple les participations des gens que l’on invite sur un morceau et qui arrivent avec des propositions pas forcément conformes à nos attentes.
“Im Tamouti signifie ” Si tu meurs ” en hébreu. J’essaie de m’imaginer ce que je ressentirais à l’annonce de la mort de l’un des membres de ma famille. J’ai l’impression qu’il me manque tellement de liens familiaux. La convention veut que l’on soit triste si quelqu’un de sa famille proche meurt. Mais perdre un parent n’est pas forcément la pire chose qui puisse arriver. L’attachement ne vient pas systématiquement des liens du sang. Dans nos chansons on cherche aussi à exprimer les non-dits, le politiquement incorrect. ” Yael Miller, chanteuse du groupe 
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