Le disque de septembre de Swissvibes, Heidi Happy “on The Hills”

Son nom d’artiste laisse peu de doutes son pays de résidence. Heidi Happy s’y est d’abord fait remarquer par sa voix haute, son approche folk-pop-country et son bazar d’instruments.  Son dernier opus, « Hiding with the Wolves », la montrait plus sérieuse, accompagnée d’un ensemble de cordes.

Son quatrième CD, « On the Hills », synthétise ses précédentes approches musicales. On y trouve encore un peu de son bric-à-brac musical – glockenspiel et accordéon – à côté de violons. Des éléments qui  ne sont plus un but en soi, mais intégrés à son univers en construction. Parfois joyeuse, par exemple dans ce «Patient Heart » où son cœur fait « Boo Boo Boom ». Heidi Happy fait la folle, jongle avec sa voix, les samples, les cordes, les sifflets. Elle qui gardait jusque ici la main haute sur l’écriture et les arrangements des morceaux a partagé cette tâche avec son pianiste Ephrem Lüchinger. Essentiellement composé dans son antre lucernoise en une semaine, mais aussi au Canada, ce disque manifeste d’une artiste épanouie capable de lyrisme, de s’offrir un duo sombre avec le songwriter américain Scott Matthew ou de chansons d’amour avec une musique qu’on croirait tout droit sorti de la bande-son d’un western de Sergio Leone (« Land of Horses »). Egerie de Stephan Eicher ou Yello, Heidi Happy s’est offert un album léger et ludique. Une respiration bienvenue qui va peut-être l’inciter à l’avenir à oser se mettre plus en difficulté.
Heidi Happy, On the Hills, Silent Mode/ Irascible

Monoski, de New York à Paris

Après les Etats-Unis et la Suisse, les Romands Floriane Gasset et Lionel Gaillard s’apprêtent à exporter leur duo orageux et minimal de l’autre côté des Alpes. Portrait, « sans pression particulière ».

« Il y a dix ans, nous n’aurions sans doute pas pu faire cette tournée en France », explique Lionel, dit aussi « Husky », « mais grâce aux réseaux qui se sont développés en Suisse, cela a été finalement très facile. » A l’approche de leur première tournée en France, les deux membres de Monoski gardent la tête froide. Après tout, ils ont déjà eu leur première expérience à l’étranger, aux Etats-Unis.

Ces deux passionnés de musique, actifs dans les milieux alternatifs suisses depuis une quinzaine d’années sont partis à New York deux ans. Pour travailler, d’ abord. Mais la ville du rock et de Sonic Youth, leur référence absolue, leur a inoculé le virus : il fallait qu’il monte un groupe. Leur groupe, à eux. Floriane derrière les fûts, énergique ou faussement apathique, Lionel derrière sa guitare pour des riffs rageurs, à la frontière du blues-rock et du noise. « Nous n’intellectualisons pas » assènent-ils en cœur, toujours à la recherche du « bon groove ». Pour les textes, les deux ont gardé en tête leurs quatre mois de road trip dans le sud des Etats Unis et aux Mexique ; ils en ont gardé des images, celles des chevaux morts sur le bord de la route (« Dead Horses ») ou des visions de prisons vides (« Empty Jail », qui ouvre l’album sur son beat lourd). Des visions qu’ils retranscrivent à deux sur leur premier album “No More Revelations”, comme une évidence. « Au départ nous avions un batteur, mais nous nous sommes vite rendus compte que nous étions plus efficaces à deux » avoue Lionel, «  du coup, nous avons cherché à transformer nos limites en force ».

Quitte à s’attirer la comparaison rituelle avec les White Stripes ou les Black Keys, glorieux ainés adeptes de la formule « guitare-batterie ». Mais de cela aussi, ils n’ont cure : « Ils ne sont pas du tout une source d’inspiration ! » assure Floriane. « A vrai dire, nous avons acheté leurs disques après avoir composé l’album, plus par curiosité : pour voir comment eux géraient les contraintes du duo ! ». C’est sûr, en terme d’envie et de fureur, les spectateurs de Paris ou de Lyon ne verront pas la différence.

A écouter ici !

Monoski sera en concert le 5 septembre à Thionville, le 6 septembre à Strasbourg, le 7 septembre à Paris (Batofar), le 8 septembre à Rennes, le 27 septembre à Lyon

Les disques de l’été de Fauve

On a demandé au chanteur et compositeur pop suisse romand, Nicolas Juillard, aka Fauve, de nous faire une sélection de 5 disques qu’il emporterait sur une île déserte. Voici sa réponse:

“Précisions d’emblée que je me méfie des îles désertes. La mélomanie, comme je la conçois, est surtout faite de diversité, d’envies changeantes et de goûts discutables. Le problème avec les choix d’île déserte, c’est qu’on se sent obligé d’envisager le long terme, et du coup, on table sur des classiques insubmersibles, alors qu’au quotidien, on sera parfois plus heureux d’écouter un Joe Henderson de série B que le toujours génial Coltrane, un Pretty Things erratique plutôt qu’un Beatles, ou un bon Nôze en lieu et place de Stevie Wonder. L’île déserte idéale, c’est évidemment celle qui contient tous les disques de la création. Ceci étant posé, voici sans ordre particulier, mon top 5 temporaire…”

Beatles, “White album”, 1969

La définition la plus large, donc la meilleure pour moi, de ce qu’est la pop. Un laboratoire fabuleux gorgé d’inventions baroques et de tubes insensés, portés par une jubilation d’exécution communicative. Modèle absolu.

Tim Buckley, “Lorca”, 1970

Pink Floyd, Miles Davis et Leadbelly se donnent rendez-vous sous les étoiles. Un ovni d’une audace farouche, d’un lyrisme et d’une hauteur de vue inégalés, enregistré dans cette année miraculeusement féconde, 1970. A 23 ans… Dans la même pochette, je glisserai bien en douce le “Laughink Stock” de Talk Talk et “Died In The Wool” de David Sylvian.

Nusrat Fateh Ali Khan, En concert à Paris (5 volumes), 1985

Pour passer le temps sur un île déserte, quoi de mieux que des pièces de 20 minutes qu’on peut écouter en libre succession, perdant toute notion de l’espace et du temps? La beauté stupéfiante des voix, la fausse simplicité de cette musique sacrée dont je ne sais presque rien m’enchante depuis que j’ai découvert ce coffret miraculeux, à Paris, justement.

Harco Pont, “Jibberish”, 2003

Un disque j’ai essayé en vais de faire adopter par tous mes amis. Des ébauches de chansons, des miniatures funk, blues, folk, electro qui partent dans tous les sens, un côté lo-fi magnifiquement maîtrisé par un Hollandais dont j’attends désespérément des nouvelles. A chaque fois que j’écoute, j’ai l’impression d’entendre une suite de démos, telle que j’en fais dans mon iTunes pour mes propres disques. Sauf qu’ici, toutes les idées sont géniales.

Richard Wagner, “Der Ring Des Nibelungen ” (Georg Solti, Wiener Philarmoniker, 1958-1965)

Une oeuvre-monde, quoi de mieux pour l’île déserte? Difficile de retenir une seule interprétation de ces quelque 15 heures dans lesquelles chaque seconde fait sens. La puissance inouïe de cette musique la richesse thématique et le goût de l’épopée font que j’y reviens régulièrement. J’ai logé une allusion discrète à l’Or du Rhin dans la première chanson de mon dernier disque “Cotton Fields”. Dans le passage de rupture, façon chant de bagnards, on peut deviner le martèlement rythmique des nains de la mine dont Wagner, en génie visionnaire, a fait les esclaves du libéralisme avant la lettre, inventant au passage l’électro industrielle.

Swiss Bands at the Olympic Games 2012 in London

The Olympic Games will kick off in London on July 27, and alongside the prowess to be displayed by the World’s leading sportsmen and women, the occasion of The Games will also provide the opportunity to enjoy music from all the nations represented in this greatest of all sporting events.
Many of the participating countries have already arranged with some of London’s leading venues to take advantage of these facilities to set up ‘Houses’ to offer hospitality to visitors and to showcase established and up and coming artists to international audiences. The Swiss Federal Department of Foreign Affairs (FDFA) along with Zürich has made arrangements to set up the House of Switzerland at the prestigious Glaziers Hall situated by the Thames at London Bridge.
Acts will perform on almost every day of the Games as part of the “Swiss Artists in Residence“ programme. Artists performing what is described as, ‘a wide range of creative and ambitious Swiss music’ will include: Hillbilly Moon Explosion, The Dandies, Mama Rosin, Pegasus, National Fanfare of Kadebostany and Philipp Fankauser, accompanied by the Walking Acts Micha Sportelli, Nadja Stoller and Nino G and the Human Beat Box.
The highlight of the Jazz/Pop/Rock concert series ‘Zürich Sounds’ is expected to be the performance by the up and coming Boy on 31 July. Other acts to watch out for will be, Legendary Lightness, Evelinn Trouble, Yves Theiler Trio, Ingrid Lukas, My Heart Belongs to Cecilia Winter, Nik Bärtsch’s Ronin and Rusconi.

Further House of Switzerland UK 2012 details can be accessed at:
www.facebook.com/houseofswitzerland
www.twitter.com/HoSLondon2012

La sensation Jean-Lou Treboux à Jazz à Juan les Pins

Ce matin, j’ai reçu dans ma boîte mail, la missive suivante de Serge et Francine Wintsch, directeurs du Festival JazzOnze+ à Lausanne:

«Je suis super heureux et un peu ému», balance le jeune Jean-Lou Treboux à une pinède bien fournie. «C’est la première fois que je joue devant autant de monde», poursuit le vibraphoniste suisse.  Jean-Lou Treboux en compagnie de Marc Méan au piano, Jérémy Bruyère à la contrebasse, Maxence Sibille à la batterie et Ganesh Geymeier au saxe ténor a gratifié le public connaisseur du festival d’un magnifique concert. Plus de 3000 personnes étaient présentes dans la mythique pinède de Juan-les-Pins. Finaliste en compagnie de deux autres groupes, il a remporté un prix spécial au Concours International Jazz à Juan Révélations 2012. Il se produira sur la grande scène du Monte-Carlo Jazz Festival en 2013. Une consécration précoce bien méritée!

Jean-Lou Treboux Group avait participé avec succès à Jazz à Juan Off en 2011 grâce au parrainage d’Onze+, partenaire de ce festival depuis plus de trois ans. Jean-Lou Treboux est un jeune prodige du vibraphone lausannois. Son disque “Paths” vient de sortir chez Unit, avec en invité Mathieu Michel au bugle. Récemment Jean Lou Treboux a également collaboré avec la chanteuse Youn Sun Nah.

 

 

La mue de Grand Pianoramax

D’un duo constitué de Leo Tardin et Dominik Burkhalter se produisant souvent avec Black Cracker , Grand Pianoramax s’est transformé en trio avec les mêmes intervenants. La nuance peut sembler légère, mais à les voir sur la scène du festival de la Cité vendredi soir sous une pluie fine qui mouille, elle prend tout son sens. Les trois amis fonctionnent désormais comme un vrai groupe, organique qui se nourrit des apports des uns et des autres. Et non plus seulement comme un projet dirigé par Léo Tardin. D’ailleurs celui-ci a tombé le costard. Il lui préfère une tenue plus décontractée (jeans et pull) et les cheveux en bataille. La musique aussi est devenue plus douce plus subtile, les synthétiseurs ne sont plus seulement un rempart de sons, mais égrènent désormais des mélodies un brin nostalgiques « Nous avons décidé de revenir à quelque chose de plus sensible, plus émotionnel, je joue désormais beaucoup plus de piano Rhodes » explique Leo Tardin au sortir de la scène. Au duel avec la batterie de Dominik Burkhalter, il préfère également jouer la carte de la complicité. Le flow de Black Cracker semble lui aussi plus fluide, plus soft. N’oublions pas que si le projet solo du rapper new-yorkais est assez hardcore, il s’est fait connaître à l’origine dans les milieux du spoken word. Cela se sent. Grand Pianoramax pourrait être la réincarnation de Jazzmatazz en 2012. Non pas tant au sens strictement musical, mais par sa vision du jazz, pas son modernisme, par sa capacité à faire table rase et à tout recommencer. Un nouvel album est prévu en 2013. Et un concert est encore prévu au Parc de la Grange à Genève dans le cadre de Musiques en été, le 25 juillet avec en invité spécial le chanteur de soul de Chicago Jesse Boykins III.

Oy, from Berlin with love…

C’était il y a quelques mois, à Berlin. Joy Frempong, alias Oy, investissait une ex piscine reconvertie en centre d’art (le fameux Stattbad) pour une mini concert privé organisé par et pour la chaîne française Mezzo. L’occasion où jamais de connaître les raisons qui ont poussé l’ancienne vocaliste du groupe Stade avait quitté Zürich pour déménager dans la capitale allemande.

Joy Frempong :

1) parce qu’elle pouvait le faire: « Cela peut paraître idiot, mais en tant que musicienne, je peux travailler n’importe où. Je suis née au Ghana, j’ai grandi en Suisse : il était logique que j’essaie de m’installer ailleurs… a fortiori dans une grande ville où l’art n’est pas considéré comme une niche et concerne presque tout le monde. Ce qui reste étrange, tout de même, c’est que je continue à faire l’essentiel de mes concerts en France et en Suisse, pas à Berlin. Cela a un bon côté, cependant : je peux me consacrer entièrement à l’écriture, à l’écart du circuit, dans mon propre studio ».

2) pour trouver un environnement propice à son travail solo : «  mon travail en solo prend finalement beaucoup d’espace, avec son mélange de jazz, d’électro intime, de voix samplées, d’expérimentations sonore… et l’espace, je ne peux le trouver qu’à Berlin avec ses grandes friches ou ses appartements peu chers. C’est réellement un environnement que je peux relier à ma musique, aux sensations qu’elle procure et qu’elle me procure. ».

 3) pour faciliter les collaborations : «Il y a tellement d’artistes à Berlin que je n’ai aucun mal à échanger ou à collaborer. A Zürich,  j’avais beaucoup travaillé avec d’autres musiciens, comme Stade ou Filewile, mais ici, c’est encore mieux ! J’ai notamment pu participer au projet jazzy hip hop de Sig, « Free Cinematic Sessions », en enregistrant mes voix dans mon studio… »

 L’émission Jazzed Out In Berlin avec Oy a été diffusée sur Mezzo en juin 2012. Oy sera en concert au Festival de la Cité samedi 14 (arches du Pont Bessières),au Festival de la Bâtie à Genève le 11 septembre et à la Cigale (en première partie de Sandra Nkaké) le 13 octobre dans le cadre du Festival île de France

I

Tim and Puma Mimi

Presseschau: Tim & Puma Mimi – Die Gurken, Skype Band aus Zürich und Tokio

Am 11. Mai 2012 ist das neue Album “The Stone Collection Of” des Schweiz/Japanischen Electro Duo’s “Tim & Puma Mimi” auf dem Berner Label Mouthwatering Records/Irascible erschienen. Die Presse war entzückt, ja nahezu begeistert über deren bereits 2. Album. Eine Presseschau zum neuen Album.

“Gurken-Techno”

Christian Fischer und seine Frau Michiko Hanawa machen auf jede erdenkliche Art elektronische Musik.
Mal mit Hackbrett, mal mit Stromkabeln – und manchmal auch mit Gemüse.

«Bei uns funktionierte das Musikmachen von Anfang an», sagt Christian Fischer alias Tim. Als sie sich vor acht Jahren das erste Mal vor den Laptop setzten, um zu musizieren, produzierten sie innert weniger Tage vier Stücke. Diese kamen in der Elektropop-Szene derart gut an, dass das frisch gebackene Duo gleich in diverse angesagte Clubs im In- und nahen Ausland gebucht wurde. Egal, wie abgefahren Tims Ideen sind, seine Frau Mimi ist dabei. So elektrifizieren sich die beiden derzeit, um für ihre Musik schräge Töne zu produzieren. Aktuell erforscht Fischer mit seinem Wundergerät noch den Klang der Gurke. «Solange ein Gegenstand leitet, kann ich damit Klänge erzeugen und Eine Gurke eignet sich dafür sehr gut….», sagt der 35-Jährige….(Quelle: Tages Anzeiger 10.05.12)

Der Artikel ist auch eine liebevoll und charmante Anspielung an ihr “I feel Gurk” Video, bei dem sie die Melodie des berühmten Klassikers von James Brown “I feel good” auf einer Gurke nachspielen.

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=PjvUw79kRN4&w=560&h=315]

Von einer Japanischen Pop-Inszenierung redet die Neue Zürcher Zeitung und meint weiter:

«Das Rezept funktioniert: Japansiche Sprechgesänge und Girlie-Melodien interagieren mit knackiger Elektronika, tiefen Bass-Beats und einem Schuss Indie-Rock. Quere Klavier-Passagen, Steeldrum-Klänge, eine Querflöte und und ein Hackbrett spielen dazwischen. Musikalische Vielfalt und Direktheit passen zum Zeitgeist, die kunstvollen Videoclips und Pressefotos auch. Ein stimmiges Gesamtprodukt» (Quelle: Neue Zürcher Zeitung 11.05.12)

Die Aargauer Zeitung wertet das neue Album sogar mit 5 von 5 Sternchen und vergleicht dabei deren Musik mit Japan’s Kultur:

«Sämtliche Kulturen tun seit hundert Jahren dasselbe: Sie schlucken nach und nach die Elemente
der westlichen Kultur und verdauen sie halbwegs in ihrem Bauch. Japan hat sich dem Westen aber nur äusserlich unterworfen und sich seine eigene, hochraffinierte Version von Technologie und Modernität geschaffen. Wer mit Japan zu tun hat, wird umgehend in eine Art Spiel verwickelt…genau wie bei Tim & Puma Mimi, super Freaky!» (Quelle: Aargauer Zeitung 12.05.12)

Der Bund nimmt in seinem Artikel die kulturellen Unterschiede ebenfalls auf und meint:

«Ja, wenn die Welt ein globales Dorf ist, dann sitzen Michiko Hanawa und Christian Fischer von Tim & Puma Mimi im Ältestenrat. Denn so spielerisch, wie sie mit geografischen Grenzen umgegangen sind, übertölpeln sie auch musikalische
Gedankenschranken. Zwischen den beiden funkts, wenn auch nicht gleich musikalisch. Michiko findet Christians Musik zu düster, «da muss mehr Fröhlichkeit rein», sagt sie. Und er, der Melancholikerhymnen wie jenen von Portishead verfallen ist, denkt: Um Himmels willen, fröhliche Musik, da landet man entweder beim Schlager oder beim Halligalli. Also nimmt er sich vor, das Schelmenstück zu bewältigen und Michiko mit glücklich machenden Stücken zu beliefern, die zwar gut gelaunt, aber immer noch hintergründig klingen.» (Quelle: der Bund)

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=OeKYO1GOPFU&feature=youtu.be]

Tim & Puma Mimi Live:

  • 14.07.2012 / Gurtenfestival Waldbühne, Bern
  • 11.08.2012 / Palp Festival, Martigny
  • 28.08.2012 / Kaufleuten, Zürich

Album anhören
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Tim & Puma Mimi

Hathors, repérage des repérages

Au printemps, ils avaient été repérés et sélectionnés parmi plusieurs autres groupes suisses aux Eurockéennes de Belfort. Un choix  pertinent puisque Hathors a aujourd’hui franchi le cap suivant en étant à nouveau consacré “repérage” parmi les différents groupes régionaux sélectionnés aux Eurockéennes. Ils se partagent ce titre avec le groupe de hip hop français Art District. Plusieurs programmateurs de festivals ont été bluffé par la puissance du show du trio rock suisse allemand que certains comparent déjà à des groupes comme Foo Fighters. Pour Marc Ridet, directeur du bureau Swiss Music Export (SME):”Comme les  groupes de rock américains de la grande époque, Hathors parvient à synthétiser diverses tendances – punk, rock hardcore, metal – pour en faire quelque chose de radicalement nouveau”. En attendant la suite des aventures internationales de Hathors, regardez ci-dessous l’extrait de leur prestation à Couleur 3, lors de la finale de la sélection suisse.

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=smkKZ0an1Ok]

 

 

Pop-Plausch mit Yello auf der C/O Pop

Die Musikindustrie ist eine reaktionäre Industrie, die sich selber das Grab geschaufelt hat, in dem sie heute bis zur Brust drin stehen“ lautete eines der Bonmots, die Dieter Meier von Yello anlässlich eines Live-Interviews im Rahmen des Konferenzprogramms der C’n’B, dem Branchenmeeting der Musikmesse C/O Pop in Köln am 22. Juni zum Besten gab.

Das Duo Dieter Meier und Boris Blank des Schweizer Elektro-Ensemble Yello firmierten sozusagen als Stargäste der Fachtagung C’n’B und plauderten vorm Fachpublikum über ihre musikalische Zusammenarbeit, über persönliches, aber auch über geschäftliches.

Kurzweilig geriet das Fachgespräch, das von dem Journalisten Ralf Niemzyck moderiert wurde und der offensichtlich auch die richtigen Fragen zu stellen wusste, die es wahlweise Meier & Blank ermöglichten, sich als Pop-Philosophen zu profilieren. So bekannte beispielsweise Meier, dass das Geheimnis von Yello im Sinne des jüdischen Wanderprediger von Nazareth sei, der irgendwann gesagt haben soll „werdet wieder Kinder“, welches gleichzeitig auch das lebenslange Credo des Duos ist.

Meier, einst auch im Kunstbetrieb unterwegs, befand mit Verweis auf die „hypokrite Welt des Kunstvölkchen“, Kunst sei für ihn ungesund, während Blank ergänzte, er sei keineswegs der „Kunstflüsterer“ von Meier.

Meier wiederum bescheinigte Blank, dass wenn er komponiere bzw. Musik produziere, es sich dabei um einen „dialektischen Prozess“ handele, was wiederum von Blank bestätigt wurde, angereichert um die Zusatzinformation, er nehme dabei die Rolle eines Eremiten ein.

Bereits zuvor machte Meier gegenüber Blank Komplimente wie das, dass dieser dreißig Mal mehr für Yello arbeiten würde als er selbst. Eine Vorlage, welche Blank dankend annahm und hinzufügte, dass er sich bei seiner Arbeitsdauer regelrecht disziplinieren müsse, damit das Qualitätsniveau nicht leidet.

Für sein musikalisches Schaffen von Yello nehme Blank viel Geräusche auf und recycle gelegentlich sogar Repertoire-Restposten aus dem Popfundus der Band. Fast ganz nebenbei zückte Blank sein Mobiltelefon und stellte nonchalant das neue Yello-File-App vor, mit dem es möglich sei, Geräusche mittels eines „Sound-Randomnizer“ zu „yellofizieren“.  Eine Applikation, die es jedermann ermöglicht, aus Geräuschfetzen jedweder Art Retorten-Pop zum Sofortgebrauch zu erzeugen. Die Vorführung wurde seitens des Publikums sogleich mit Szenen-Applaus bedacht. Blank merkte an, dass jenes App auch Bestandteil der neuen CD sein werde. Die Frage, ob Blank auch ein Technologie-Jäger sei, beantworte er damit, dass er anstelle von Bandschleifen heute mit Plug-Ins arbeite.

In Sachen verbalen Product-Placements empfahl Meier noch die Rudermaschine „Concept2“. Heraus kam obendrein, dass Meier fürs geschäftliche bei Yello zuständig sei und anknüpfend an die mutmaßlichen Versäumnisse der Plattenfirmen entwarf er ganz nebenbei noch das Szenario für die Labels der Zukunft, indem er befand: „Ich glaube, dass die sogenannten Plattenfirmen natürlich keine Plattenfirmen mehr sein werden, aber sicher eine unglaublich wichtige Aufgabe haben, nämlich das ganze A&R, das hinausgehen und sich Künstler anhört und Künstler auch begleitet, die es oft brauchen, andere brauchen es hingegen nicht. Auch ein Management, das den Künstler beschützt vor all diesen schwierigen Aufgaben, die ihm nicht liegen. Es wird alles dort bleiben und wenn die Industrie sich darauf besinnt, was sie eigentlich ist, dass sie immer dafür verantwortlich war, einen hoffentlich wunderbaren Content herzustellen und zu begleiten. Dann wird mit anderen Transportvehikeln nämlich dem geordneten Internet wird die sogenannte Plattenfirma die genau gleiche Aufgabe haben, die sie immer gehabt hat.“

Eine nette Einschätzung, die aber auch ein wenig etwas von Elfenbeinturm-Philosophie hat, denn die Zeiten haben sich radikal geändert. Ja, Plattenfirmen haben es anfänglich versäumt das Internet für den Vertrieb von Musik zu nutzen, aber heutzutage gibt es jede Menge legaler Online-Musikdienste und dennoch ist die Anteil derer, die immer noch Musik auf zwielichtigen Online-Plattformen unentgeltlich runterladen ungleich größer als der Anteil derer, die für legale Angebote zahlen.  Dieser Umstand betrifft große wie auch kleine Plattenfirmen.

Hinzu kommt, wie Meier zuvor zu recht anführte, dass die Musikbranche wirtschaftlich eine vergleichsweise kleine Branche ist. Und genau dieses Größenverhältnis spielt auch gegenüber den wirtschaftlich weitaus mächtigeren Konzernen wie Apple, Google, Deutsche Telekom oder Vodafone, um nur einige zu nennen und für die Musik bestenfalls schmückendes Beiwerk ist, bei fast allen Vergütungsdiskussionen eine entscheidende Rolle.

Nur zum Beispiel, hinsichtlich der Vergütung von Musik auf iTunes für Labels oder Künstler, gelten im Hause Apple die gleichen Manager-Methoden mit denen der Konzern aufgrund der menschenverachtenden Arbeitsbedingungen der chinesische Wanderarbeiter bei seinem Zulieferer Foxconn in die Schlagzeilen kam. Apple hat Labels mit Einführung von iTunes die Preise diktiert und Dieter Meier wird spätestens bei Durchsicht seiner Abrechungen von Spotify, Napster oder sonstiger legaler Online-Plattformen ein Gefühl bekommen, wie sich ein besagter chinesischer Wanderarbeiter fühlt, wenn er am Monatsende seinen Lohn bekommt und in den Nachrichten erfährt, dass Apple über ein Barvermögen von über 100 Milliarden US-Dollar verfügt… Yello führte bei seiner Stippvisite auf der  C/O Pop die virtuelle Konzertperformance „Touch Yello“ im Rahmen der von der Telekom gesponserten Konzertreihe „Electronic Beats“ auf. Und Sponsoring-Engagements werden bekanntlich deutlich besser honoriert, als dies der eine oder andere Global Player in welchem Wirtschaftszweig auch immer, egal ob in Bangladesh oder in Hintertupfingen, gemeinhin zu tun pflegt.

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