La drôle d’histoire de The bianca Story

Ces cinq musiciens-là viennent de Bâle où ils évoluent dans le milieu des écoles d’art et de musique. Ils décident de former un groupe et prennent pour nom The bianca Story.

Bianca en référence à la feuille de papier blanc, celle qui permet de partir de rien pour créer, celle qui permet aussi de «changer, refaire ou de réinventer» explique Fabian Chiquet, l’homme des synthétiseurs.

The bianca Story propose une drôle de pop, inventive et recyclable qui accueille en son sein différents styles (du rock à l’electro en passant par la disco ou même le hip hop).

Et comme les cinq amis ont aussi envie d’explorer d’autres terres, ils partent à l’assaut de l’Europe de l’Est. Des amis tchèques leur trouvent quelques gigs. Ils poursuivent ensuite leur route vers la Slovénie, la Croatie pour finir par faire 25 concerts en deux mois dans la région. Nous sommes alors en 2007. D’autres concerts en Allemagne leur permettent de se faire repérer par une maison de disques allemande. Ils sortent un premier album « Hi Society!» dont la pochette joue de leurs corps nus en filigrane…

La musique renfermée dans ce boîtier blanc et gris confirme leur dextérité à mêler différents genres au sein d’un même morceau. Riffs de guitare rock se calquent sur des grésillements electro alors que les voix de Elia Rediger et Anna Weibel se partagent le micro. En septembre paraîtra le nouvel album du groupe. Le single «Coming Home» en donne un avant goût sur la compilation Swiss Vibes et son clip un bon aperçu de l’esprit un peu décalé du groupe.

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Entre temps, les cinq Bâlois n’ont pas chômé. Fabian et Elia se sont lancés dans la réalisation d’un opéra electro. Il l’appellent «Chris Crocker» du nom de l’internaute au physique féminin devenu célèbre pour son clip exhortant les médias à laisser Britney Spears tranquille. « Chris Crocker est juste un exemple de quelqu’un devenu célébre pour rien. Notre musichall veut montrer les mécanismes de la célébrité sur You Tube“ reprend Fabian Chiquet. Présenté à Bâle et à Zurich, le spectacle remporte un tel succès que le groupe planche sur un nouveau projet qui devrait être terminé pour décembre 2011 ou janvier 2012.

En attendant la sortie du disque et pour en savoir plus sur ce groupe étonnant, un ami lui a consacré un moyen métrage visible en trois parties sur You Tube (en allemand).

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Comment la musique suisse s’exporte-t-elle?

Pas forcément facile quand on est Suisse de percer sur le marché francophone (pour les romands) ou germanophone (pour les suisse allemands). Swiss Music Export, organisme créé en 2003, a pour mission d’aider à la diffusion des groupes les plus prometteurs sur ces deux importants marchés européens. De retour du Printemps de Bourges, Marc Ridet, responsable de l’antenne francophone, nous explique les grandes lignes de son action:

Marc Ridet, responsable du bureau francophone SME

Chaque année, un groupe suisse est présent aux Découvertes du Printemps de Bourges. Comment arrive-t-il sur ce tremplin?
Marc Ridet: Nous faisons office de sélectionneur pour le Printemps de Bourges en leur proposant trois ou quatre artistes suisses. Nos critères de sélection sont essentiellement:
– que le groupe ait une structure autour de lui: management ou éventuellement label. Cela ne sert à rien d’amener un artiste vers un tremplin s’il n’a pas les moyens de suivre après.

Jean Zuber, responsable du bureau germanophone SME

– que le groupe fasse partie du programme de Swiss Music Export.
Une fois l’artiste choisi, on va communiquer à tous les professionnels

accrédités. Au printemps de Bourges, il y a environ 700 maisons de disques, tourneurs etc. Puis on va essayer de cibler la stratégie avec l’artiste. De voir de quoi il a besoin. Par exemple un agent ou un distributeur français.

Cette année c’est My Heart Belongs to Cecilia Winter qui a été présent au Printemps de Bourges. Concrètement comment s’est-il passé?
Marc Ridet: Dans le cas de My Heart Belongs to Cecilia Winter, cela a commencé à Paléo en 2010. Un journaliste de Longueur d’Ondes qui programme également des concerts à la salle de spectacles des Trois Baudets à Paris a aimé leur concert. Il les a invités au Trois Baudets où nous avons convié un des programmateurs du Printemps de Bourges. Le groupe va également jouer au MaMA qui est un salon de professionnels qui se tient dans le XVIIIè arrondissement de Paris au mois d’octobre.

Quelles sont vos autres actions en France?
Marc Ridet: Nous accompagnons les artistes tout au long de l’année et nous sommes présents dans pluieurs des grands festivals français de rock ou de chansons française: Les Transmusicales, Les Eurockéennes, Les Francofolies et le Festival Alors Chante. Parfois ce sont les programmateurs qui font directement leur choix comme c’est le cas aux Transmusicales de Rennes où se sont produits l’an dernier Filewile, Mama Rosin et Oy. Parfois il y a une sélection en amont. C’est le cas pour les Eurockéennes où plusieurs clubs suisses (dont la Rote Fabrik, le Fri-Son, les Docks…) participent au processus de sélection. Cette année c’est Honey For Petzi qui a été choisi. Nous avons aussi un partenariat avec les Trois Baudets qui propose huit à dix concerts de groupes suisses par année.

A Bamako avec Kara

Le chanteur Sénégalo-suisse Kara nous raconte ses deux dernières semaines passées entre Dakar et Bamako. Plutôt excitant…

Kara (à droite) entouré de Barou et Adama dans les rues de Bamako

Après « Yolele», j’avais envie de faire un disque 100% peul. J’ai commencé à écrire des chansons puis je suis parti à Dakar. J’y ai rejoint mon ami Barou Sall, joueur de luth. Ensemble, nous sommes ensuite parti dans le village dont je suis originaire, Saté, au nord du pays. On devait y rencontrer un joueur de violon à une corde, mais il n’était pas là. Nous avons fait quelques salutations et nous sommes repartis, à Dakar. Puis nous avons pris l’avion pour Bamako.

Il y a six mois, à Lausanne, j’ai joué en première partie de Tiken Jah Fakoly. C’est là que j’ai eu l’idée d’aller enregistrer dans son studio de Bamako. Quelque temps plus tard, à Genève, lors d’un concert de Bako Dagnon, j’ai également rencontré Mama Sissoko, son guitariste, qui est un grand Monsieur de la guitare malienne à rapprocher de Kar Kar ou Ali Farka Touré.

Mama Sissoko et son fils (à la calebasse)

Arrivé à Bamako, nous nous sommes immédiatement rendus chez lui. Il s’est passé quelque chose d’étrange. Il était très content de nous voir. Il a pris sa guitare. Sans qu’on se soit consultés, il s’est mis à faire des accords qui correspondaient à une des chansons que je venais de composer! Alors, je me suis mis à chanter. Chez Tiken Jah Fakoly, c’était le même frisson: je peux dire qu’il a fait vibrer le studio avec sa douze cordes!

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La cour du studio de Tiken Jah Fakoly

Nous avons travaillé avec Eric, l’ingénieur du son du studio de Tiken Jah Fakoly. Il nous a mis en contact avec plusieurs autres musiciens, comme Zoumana Tereta, un violoniste peul qui joue avec Oumou Sangaré, ou Madou Koné, un jeune joueur de tamani qui travaille lui avec Habib Koité. Quand on a senti qu’on avait besoin d’une flûte, c’est Cheikh Diallo qui est apparu. Jeunes ou vieux, je ne me suis vraiment pas pris la tête avec les musiciens. Nous avons juste envie de faire de la musique ensemble. Ce n’était pas une histoire d’argent. On travaille tous les jours de la fin de la matinée jusqu’au milieu de la nuit. Au mur il y a des photos de Fela, Thomas Sankara. Quand tu t’approches du bâtiment qui renferme les studios, la première chose que tu vois est l’inscription géante « République Reggae ». A mon arrivée, les gamins couraient vers moi pour me toucher la main. Après les gens m’ont dit qu’ils m’avaient confondu avec Tiken Jah!

Dans ce projet, j’ai l’impression d’avoir retrouvé quelque chose que j’avais perdu. Des choses qui étaient enfouies en moi et qui sont ressorties. Pour la première fois, je n’ai pas joué de la guitare. J’avais des telles pointures autour de moi! Du coup, ma voix venait beaucoup plus naturellement. On faisait une, au maximum deux prises! Je sens un truc ici, c’est incroyable. Les gens sont plus chaleureux qu’à Dakar, ils ont su mieux garder leurs traditions. Je sens que ma place est là!

Kara, Bamako, le 25 avril 2011

Les nouveaux jouets d’Oy

Son dernier album, “First Box, Then Walk” (Creaked Records) lui valut de tourner un peu partout. Oy avait alors pour source d’inspiration les souvenirs d’enfance de ses amis et pour matériau sonore des bruits de jouets d’enfants. Comme cela ne correspondait qu’à une petite partie d’elle-même, la chanteuse d’origine ghanéenne Joy Frempong avait choisi de ne prendre que deux lettres de son prénom pour en faire son nom d’artiste.

Aujourd’hui, Oy remonte aux sources de ses origines africaines. Elle est partie collecter des sons dans différents pays d’Afrique. En Afrique de l’Ouest, elle cherche plus particulièrement des conteurs et des histoires traditionnelles pour les mettre dans un contexte musical. C’est au Burkina Faso qu’elle rencontre Ismael Sawadogo, chauffeur de taxi et conteur qui vit à Bobo-Dioulasso. Sa jeunesse, son bagout et ses anecdotes personnelles la séduisent. Jugez plutôt sur cet extrait, intitulé “Diplomatie” qui s’inspire de ses mésaventures avec l’ambassadeur belge de Ouagadougou. 2 minutes à écouter jusqu’au bout pour entendre l’intervention de Oy. Une petite leçon de découpage électronique franchement drôle!

Cinq questions à Stefan Rusconi

Rusconi: un trio de jazz? Oui et… non. Le dernier opus en date, «It’s a Sonic Life» de ces trois Suisses allemands ne comporte que des reprises de… Sonic Youth. Un enregistrement étonnant, captivant. Stefan Rusconi, pianiste est compositeur du groupe, a remporté il y a deux jours le prestigieux Echo Jazz 2011 dans la catégorie « meilleur instrumentaliste national». «It’s a Sonic Life» sortira en France en septembre 2011 et le groupe sera en tournée dans l’Hexagone en octobre.

Ce weekend, le film documentaire sur le sculpteur Tinguely de Thomas Thümena est sur les écrans de Suisse-romande. Sa bande-son est encore l’œuvre de Rusconi. Explications.

Comment avez vous travaillé bande-son du film sur Tinguely?

Stefan Rusconi Le réalisateur, Thomas Thümena, avait déjà choisi trois chansons extraites de nos différents albums. Il nous à proposé d’aller en studio pour créer le reste de la bande-son. Mais le film n’était pas terminé et je sentais que ça allait être compliqué de travailler sur des scènes qui étaient encore en cours de production. Comme j’ai énormément de musique et de samples sur mon ordinateur, je lui ai proposé de travailler à partir du matériel que j’avais déjà. J’ai donc enregistré les parties additionnelles plus atmosphériques ainsi que des  beats. J’ai été puisé dans ce que nous avions fait avec le trio Rusconi ainsi que dans un autre projet plus electro, un duo de piano (Monster Piano Sessions).

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Pourquoi avoir choisi de faire un album de reprises de Sonic Youth?

Stefan Rusconi J’ai toujours été un fan de Sonic Youth que j’écoute depuis 12 ou 13 ans. Cela dit, cet enregistrement n’était pas prévu. Nous étions partis sur autre chose, mais deux semaines avant l’enregistrement, nous nous sommes rendus compte que cela n’allait pas fonctionner. J’ai proposé à Fabian Gislers (double basse) et à Claudio Strüby (batterie-percussions) ce concept. Fabian et Claudio ne connaissaient pas tout Sonic Youth. Parfois, ils découvraient le morceau quand je le jouais au piano. Du coup cela amenait une approche beaucoup plus fraiche, plus décontractée. Sonic Youth a une approche très ouverte de la musique, qui laisse énormément d’espace. De faire un travail comme celui-ci, nous a donné beaucoup de confiance. Finalement, nous nous sentons plus libres maintenant que nous avons travaillé ce répertoire.

Pourquoi avoir choisi le jazz si vous étiez fan de Sonic Youth?

Stefan Rusconi C’était une erreur! Non, sérieusement, je pense qu’on trouve dans le jazz des moments de liberté que l’on ne trouve pas dans d’autres musiques. Je n’aime pas jouer du jazz comme le faisaient nos parents. J’aime improviser, changer, transformer pour arriver à ma vision musicale.

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Vous vivez depuis deux ans à Berlin. Pourquoi?

Stefan Rusconi A Zurich, j’avais atteint un point où j’avais l’impression que mon environnement me bloquait. Je suis convaincu qu’il ne faut pas chercher à être toujours efficace. A Berlin, je trouve un peu de cette folie dont j’ai besoin. Le rapport à la musique est différent. Tout le monde va au concert. Même sans connaître les groupes, par curiosité. Ça coûte 5 € et ce n’est pas compliqué. Vous pouvez allez voir un concert et trouvez ça archi-nul ou être transporté et cela ne porte pas à conséquence. On est dans un espace non-planifié, parfois chaotique, parfois sublime. Il y a une liberté que je n’ai vu nul part ailleurs. Et pourtant j’ai pas mal voyagé.

Dans quel contexte, aimez-vous jouer?

Stefan Rusconi Nous jouons dans les circuits traditionnels, festivals etc. Mais ce que nous préférons c’est sortir de ces circuits pour jouer dans des théâtres désaffectés ou autres lieux incongrus. Cela demande plus de boulot, plus de promotion, mais cela attire aussi un autre public.

 Rusconi, «It’s a Sonic Life» (Sony Music en Allemagne et en Suisse). Sortie française prévue début septembre

Tinguely (le film). Jusqu’au 19 avril aux Galeries du Cinéma et au Cinéma Scala de Genève

Bienvenue au bayou de Mama Rosin

La rumeur autour de Mama Rosin ne cesse d’enfler. Ce qui n’empêche pas ces trois Genevois de n’en faire qu’à leur tête. Alors qu’ils commencent à faire parler d’eux grâce à leur CD, «Black Robert» plongé dans une ambiance 100% cajun, les voilà partis une tournée avec le groupe anglais Hipbone Slim & The Kneetremblers. Parallèlement Robin, conducteur de bateau sur le Léman à ses heures perdues, enregistre de la musique balkanique – en vinyle – avec son amie («Svedah Dragi Moj») sur le mini-label du groupe, Moi j Connais Records.Vous l’aurez compris, les Mama Rosin sont farouchement anti-commerciaux. Ils font les choses quand ils veulent, comme ils veulent, en se fichant des règles marketing et autres recettes qui régissent le music business.

Leur concert au Bourg en fit une nouvelle fois la preuve. Rock’n’roll jusqu’au bout des ongles. Première partie avec les trio de Hipbone Slim. Le chapeau vissé sur la tête, ces vétérans de la scène anglaise nous transportent d’un riff rockabilly dans un pub londonien. Rejoints par les trois Mama Rosin, le concert tourne à la fête vaudou. Pas ou trop peu de répétitions font de ce set un laboratoire en live ponctué de phrases assassines. «Déjà que c’est l’enfer d’avoir un batteur, vous n’imaginez pas ce que cela fait d’en avoir deux. Surtout quand ils ne se sont pas mis d’accord sur qui fait les percussions et qui fait la batterie» s’exclame le chanteur de Hipbone Slim. Quant à Cyril Yeterian, il déconseille au public d’acheter le disque à la sortie puisqu’il vient d’entendre tous les morceaux sur scène. Il n’empêche. Ça joue bien, accordéon et banjo amènent leur touche « bayou ». Les voix, en français et en anglais font vibrer les oreilles sensibles. Et ça marche: à la sortie, les spectateurs viennent chiner dans la vieille malle remplies de vinyles, d’affiches sérigraphiées et de quelques petites bouteilles d’alcool de coings du jardin! Avec Mama Rosin, le vaudou helvétique a encore de belles heures devant lui…

Pour vous donner une idée de ce que cela donne sur scène, extrait d’un récent concert de Mama Rosin Trio pour la BBC (excusez du peu!)

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Pour l’esprit du groupe, à voir encore, le two-step de l’haricot

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Pour les prochaines dates de la tournée, une visite sur leur myspace.

Et pour le disque avec Hipbone Slim and The Kneetremblers, allez sur le site de Voodoo Rhythm

Le carnet de bord de Samuel Blaser

Les partitions de Samuel Blaser pour son concert au Cully Jazz Festival

En concert mardi 29 mars au Cully Jazz Festival, en ouverture de la prestation très attendue de Wayne Shorter, Samuel Blaser a magnifiquement tiré son trombone du jeu. Avec un concert-concept étonnant où il réinterprète en version jazz des pièces de la musique baroque et et de la Renaissance. Une première avant le vernissage de son CD à New York le 6 juin prochain. Comme il prenait son vol pour New York le lendemain à l’aube, c’est par courrier, si tôt arrivé, qu’il nous explique le pourquoi du comment de son projet « Consort in Motion ».
«J’ai toujours été influencé par les musiques baroques. Mon professeur au Conservatoire de La-Chaux-de-Fonds, Pierre Henry, a été un excellent formateur. A l’époque, je l’écoutais d’une oreille car je ne pensais qu’à une chose: faire du jazz. Aujourd’hui, je fais du jazz et je me retrouve plongé dans la musique classique. Pour ce disque, j’ai repris beaucoup de matériel de Claudio Monteverdi. Parce que Claudio Monteverdi est une personnalité novatrice, l’inventeur de l’opéra. Il me semblait important de partir de quelqu’un comme lui pour construire quelque chose d’autre. J’ai aussi repris des compositions de Marini et de Frescobaldi.
Le travail a été différent selon les morceaux. Parfois, comme dans le morceau qui est sur la compilation Swiss Vibes (« Lamento della Ninfa ») j’ai gardé intacte la mélodie. Dans la composition d’origine, elle est jouée par un soprano et 3 ténors et là, elle est jouée au piano. Dans d’autres cas, je n’ai pris que le début et la fin d’une composition et je m’amuse avec. A chaque fois j’ai essayé d’extraire la matière originale, de la simplifier.
Le disque « Consort in Motion» a été enregistré en 5 heures à New York en compagnie de Paul Motian. Je voulais travailler avec lui, parce qu’il a joué avec tout le monde et parce que son « son » de cymbale si caractéristique convenait bien à ce projet. Les autres musiciens sont à la fois des gens proches et des gens qui ont joué avec Motian. C’était important pour pouvoir enregistrer ce CD dans ces conditions. Pour le concert de Cully, je jouais avec un autre bassiste et un autre batteur (Gérald Cleaver). On a répété une heure la veille. C’est suffisant car ma musique est largement improvisée et nous avons l’habitude de jouer ensemble. J’étais vraiment fier de monter sur cette scène du Cully Jazz avec cette musique, la musique improvisée d’aujourd’hui!»

Samuel Blaser

Swiss Vibes c’est parti!

Président Kadebostan (©Tom de Peyret)

La musique suisse se porte bien. Swiss Vibes, opération coordonnée par les magazines Vibrations, So Jazz et la Fondation Pro Helvetia, s’en fait l’écho pendant deux mois à travers une compilation et ce blog. La mixtape ci-après vous permettra de découvrir les extraits des morceaux figurant sur la compilation:

Hell's Kitchen (version peinte)

Des infos sur les artistes sont disponibles sur la page “Compile” du blog ainsi que les morceaux en écoute dans leur intégralité.

Et bien sûr dès aujourd’hui, la publication régulière de billets, photos, vidéos et sons Swiss Vibes sur ce blog vous permettra de suivre les activités de cette scène en peine ébullition.

Impérial Tiger Orchestra

Et si vous aimez, n’hésitez pas à devenir fan de la page Swiss Vibes su Facebook, d’envoyer notre url à vos amis, de placer un de nos “badges” sur vos blogs, sites, etc etc…