Dans les travées encore clairsemées du Nouveau Casino, ça murmure. Ignorant une première partie désespérante (Edward Barrow, grand échalas androgyne pleurant ses chansons d’amour à la harpe dans une indifférence polie), le public s’inquiète.
A Paris, le « président Kadebostan » ne débarquait pas encore en pays conquis
Son look de général d’opérette aurait d’ailleurs pu très vite le voir affublé de quelques railleries jadis réservées au Général Tapioca. « J’ai quand même des réserves sur cet album » glisse un beau gosse à l’oreille de sa compagne de concert – « je ne suis pas sûr d’accrocher à leur virage électro hip hop » renchérit un autre, qui avait découvert le groupe quand il s’appelait encore, The National Fanfare of Kadebostany. Et pourtant. Et pourtant, il n’a pas mis longtemps pour se mettre les danseurs au rythme de ses galons brillants.
Un dispositif scénique légèrement mégalo
Au centre de la scène, il annonce la couleur dès les premières secondes, devant une audience immédiatement densifiée : bombardement de batterie électronique martiale alourdie de tonnes de réverb, un trombone et un saxo sur le côté gauche en support d’artillerie, la voix diaphane de sa « ministre Amina » pour adoucir les mœurs, sur sa droite. Dispositif scénique légèrement mégalo, surtout que le « président » se retrouve sous les deux « drapeaux écrans » faisant défiler les couleurs du Kadebostany, mais relativement efficace pour faire bondir la foule tout au long des morceaux de « Pop Collection » : electro pop emphatique sous influences légèrement balkaniques.
Le passage à la scène de ce disque inégal permet d’en gommer certains clichés de production
Kadebostany revient ainsi à l’essence de sa musique, profondément dansante, déclinée sous forme dub,hip hop ou presque jungle et laisse de côté ses inclinations kitscho-dégoulinantes. On regrette quand même la disparition des sources plus traditionnelles de son premier album, “Songs from Kadebostany”, en s’obligeant même à rejouer une deuxième fois ses deux « tubes », « Walking with a Ghost » et « Jolan ».
Kadebostany s’est produit le 12 novembre 2013 à Paris, au Nouveau Casino
Prochains concerts : à Lyon le 22 novembre, à Strasbourg le 28 novembre
Dernier album paru: “Pop Collection” (Mental Groove)
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Samuel Blaser
rs to his trombone as ‘her’
When I hear a band like Who Trio, I feel I need to get out from under my rock and listen to a lot more Swiss-based music. Playing together since 1995, they thrilled Lausanne’s Jazz Onze+ Festival last week with highlights such as drummer
Put simply, three toddlers. Who are black belts in music improvisation. The way they played, stroked, tweaked, plucked and beat the living daylights out of their instruments, was as creatively done as it could be. 
Described in terms such as “power trio”, “supergroup” and “heavyweight”,
Das Pauschenpferd auf Reisen: Die fünfköpfige Art-Rock-Jazzband 

Was erwarten wir von Kunst? Dass sie gefällig ist, sich und ihren Kanon ständig wiederholt und uns in unseren Haltungen bestätigt? 