Truffaz et Treichler en version symphonique!

105406-erik-truffaz-mon-souci-faire“Avant l’Aube”: Erik Truffaz travaille depuis de longs mois sur ce projet ambitieux de poème symphonique pour orchestre, sampler et trompette. « L’ensemble de la pièce musicale sera décliné en huit parties qui narreront une nuit dans la vie d’un homme, du crépuscule à l’aube, en traversant des atmosphères pouvant être aussi bien romantiques qu’orientalisantes. » explique le jazzman musicophage. Originaire de France voisine, Erik Truffaz est Suisse d’adoption. Ce projet transfrontalier ne pouvait que lui plaire.

« Concevoir un disque ou un concert, c’est comme un bon film, il est important d’alterner les moments de tension et de détente.»

Pour l’Ensemble symphonique de Neuchâtel, pour l’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté, Erik Truffaz a composé un programme qui s’inspire de Steve Reich, Bèla Bartòk mais aussi d’Ennio Morricone parce qu’il réussit à car il réussit à « concilier des airs populaires avec une musique plus savante ». Ses parties de trompette seront quant à elles largement improvisées.

Side by Side

Last but not least, participe à ce projet un autre de nos héros nationaux, Franz Treichler qui, bien que les pieds fermement ancrés dans le rock, partage le même éclectisme musical que Truffaz. Ses séquences seront autant de surprises pour viendront sous-tendre ou s’opposer aux mouvements de l’orchestre.

franztryptiquecouleur

Cette création sera présentée sur les scènes nationales de Besançon et Montbéliard, au Théâtre du Jorat de Mézières et à Festi-Neuch. Elle est soutenue par l’union européenne dans le cadre d’un projet intitulé Side by Side et dont vous devriez bientôt en savoir plus sur ce blog. Hautement recommandé.

« Concevoir un disque ou un concert, c’est comme un bon film, il est important d’alterner les moments de tension et de détente. Il peut y avoir des passages complexes, pouvant déconcerter. Mais pour que l’ensemble soit accessible sur la durée, il faut aussi des temps où l’auditeur peut être transporté par une mélodie, par un rythme. Je fais très attention à cet aspect quand je compose, parce que c’est bel et bien la mélodie et le rythme qui relient la musique aux émotions. »

27 mai, Scène Nationale de Besançon

2 juin, Scène Nationale de Montbéliard

8 juin, Théâtre du Jorat, Mézières

15 juin, Festi-Neuch

[vimeo http://vimeo.com/91602713]

 

 

 

Erik Truffaz Quartet with Anna Aaron @Cully Jazz Festival

Erik Truffaz et Anna Aaron au Cully Jazz  ©Laurent Pasche
Erik Truffaz et Anna Aaron au Cully Jazz ©Laurent Pasche

Trumpeter Erik Truffaz has been a beacon of light in the Swiss and international jazz world since the early nineties and last autumn saw his 10th album release on Blue Note records. ‘El Tiempo de la Revolition’ links up nicely with tonight’s ‘Revolution Groove’ theme at Cully Jazz where the band finally return to play at this important festival after a gap of over 15 years – possibly a sign of how busy they’ve been in the interim.

It’s a delightfully mixed audience at the Chapiteau tonight, surley a testament of Truffaz’s dexterous ability to bridge the jazz gap from the traditional lyrical beauty of a Chet Baker to the nu-jazz experimentalist vibes reminiscent of Miles Davis. Hence, whether young or old, Truffaz’s elegant, atmospheric and resourceful style holds something magical for everyone.

Oiling the wheels of the machine are his heavyweight band members, each one bringing personality and colour to the cinematic flavour of the evening.

The wildly energetic and well-equipped Benoit Corboz on keyboards produced a wide variety of sounds ranging from piano, rhodes, church organ to wailing guitars and waterfalls. Along with Marc Erbetta on drums and voice box, they were the driving force behind the busy textures and soundscapes that contrasted from time to time with the more languid, introspective pieces. Marcello Giuliani on bass provided a rhythmically hip underpinning that helped to bring all elements and styles cohesively together. And as for Truffaz and his trumpet, whether bellicose or serene, his delivery was haunting, penetrating and deceptively understated throughout. Like liquid wax, he cleverly moved into places you would not expect and seductively melted you away.

Together, this quartet deliver a quietly confident, deeply poetic and engaging sound. They are not in any hurry, spaces in the music are allowed to breathe, less is quite often more, thereby allowing the atmosphere to build in a hypnotically meditative way, (typically evident in the track “African mist”).

The young and promising Swiss singer, Anna Aaron joined them on stage for two numbers, “Blue Movie” and “Blow Away”. Her soothing, agile, slightly pop-ish voice added a lighter touch, reminding us that Truffaz has often collaborated with unexpected genres of music to great effect.

“Mr K”, homage to their diligent manager, brought out their funkier side and whipped the audience into a joyful, energetic frenzy. It was hard for the band to leave the stage at the end of the gig, the audience had clearly not had enough of their favourite jazz export and wanted to bask a while longer in their irresistible ambiant beauty.

 

Erik Truffaz, nouveau CD et concerts de prestige…

Le 29 octobre Erik Truffaz sort son dixième album sur Blue Note! Pour le principal intéressé: « “El tiempo de la Révolucion”exprime les révolutions successives qui actent notre vie, comme un long poème que l’on écrit au fil du temps dans un espace où l’on est à la fois acteur et spectateur. Le temps de la révolution est aussi celui de la naissance, de l’amour et de la mort. C’est un combat pour un monde plus juste sous la seule bannière de l’art. La musique nous permettant de tisser un lien entre le ciel et la terre. » “El Tiempo de la la Revolucion” est aussi le prolongement de son prédécesseur, “In Between“. Certains thèmes y sont repris et détournés et Anna Aaron remplace Sophie Hunger à la voix sur trois morceaux. “El Tiempo de la Revolucion” évoque aussi le rock, le funk et le psychédélisme, le tout étant emballé dans un groove feutré, traversé par le son caractéristique de la trompette de Sieur Truffaz.

Pour célébrer la sortie de cet opus, les Suisses devront attendre mardi 9 avril 2013où le trompettiste, son quartet et Anna Aaron, se produiront sous le Grand Chapiteau du Cully Jazz Festival (billets en vente dès le 17 janvier le site du festival). Quant aux Français le rendez-vous est fixé au 6 avril 2013 à l’Olympia!

[youtube=http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=qKver1lmx0A]

 

Erik Truffaz, comme à la maison…

Le trompettiste franco-suisse Erik Truffaz a bien roulé sa bosse. Une quinzaine d’albums dans des formations variées, des tonnes de rencontres et d’échanges, mais un noyau dur, une formation à laquelle il revient toujours: le quartet. Avec Marcello Giuliani ( basse), Benoît Corboz (aux claviers, suite au départ de Patrick Müller l’an dernier) et Marc Erbetta (batterie). Un an après la sortie de «In Between» sur Blue Note ces quatre-là s’offrent une tournée des clubs suisses. Un classique et un must!

Pas vraiment de bonne vidéos de cette formation sur le net à déguster en apéritif. Une raison de plus de vous déplacer en chair et en os. Et en avant goût une vidéo-gag “un concert à l’emporter” avec Ed Harcourt qui me plaît bien:

[dailymotion id=x1iitv]

Ci-dessous, le détail des concerts:

Lausanne, le Bourg, le 29 novembre
Genève, Alhambra, le 30 novembre
Fribourg, Le Nouveau Monde, le 1er décembre
Zurich, le Moods, le 3 décembre

Le disque de septembre de Swissvibes: Anna Aaron

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Anna Aaaron est de ces artistes qui avancent à grands pas. Après sa tournée avec Erik Truffaz (voir vidéo ici), elle balance un nouvel album qui fait l’unanimité dans la presse suisse. Le Courrier qualifie le morceau-titre «King of the Dogs» de tube aussi haletant qu’entêtant. Le Temps parle à son propos d’un “élan rock et mystique”. 24 Heures “d’un album qui souffle sur des braises léguées par Patti Smith et PJ Harvey”.

Comme souvent dans les bons disques, c’est l’émotion qui parle. Dans celui-ci, Anna Aaron, 26 ans, Bâloise un peu nomade y exprime un tourment créatif: “La souffrance réside dans l’incapacité de comprendre les choses. Ce sont ces douleurs, ces tensions, ces peurs face au monde que j’ai voulu symboliquement évoquer.” Belle maturité qui va de pair avec une impressionnante maturité musicale. Anna Aaron peut murmurer un chant bourdonnant, («Elijah’s Chant»), évoquer des monstres marins avec une distance rock enjouée («Sea Monsters») ou faire revivre le son des vinyles. Mais le domaine où elle excelle est celui d’un rock violent et fragile. La hargne des guitares et du piano y font contraste avec une voix haute qui semble toujours lutter entre hauteurs évanescentes et attirance pour le tumulte.

Et la demoiselle rencontre toujours plus de succès. Son agenda de ses prochains jours est plutôt chargé:

28-09-2011 Le Bourg Lausanne (CH)
05-10-2011 Palace St.Gallen (+ Scott Matthew) (CH)
08-10-2011 Nouveau Monde Fribourg (CH)
13-10-2011 Théâtre du Pommier Neuchâtel (CH)
19-10-2011 Bee-Flat im PROGR Bern (CH)
22-10-2011 Les Rockomotives Vendome (FR)
02-11-2011 Kaserne Basel (CH)
03-11-2011 Kaserne Basel (CH)
18-11-2011 Kiff Aarau (CH)
23-11-2011 La Fleche d’Or Paris (FR)
25-11-2011 Usine à Gaz Nyon (CH)

Anna Aaron 1ère partie Erik Truffaz
29-09-2011 Klub Fleda Brno (CZ)
30-09-2011 Klub Fabrik Ostrava (CZ)
01-10-2011 Music Majestic Club Bratislava (SK)
02-10-2011 Enjoy Jazz Festival Heidelberg (CH)
03-10-2011 Palac Akropolis Prague (CZ)
04-11-2011 Le Trianon Paris (FR)

Anna Aaron en tournée avec Erik Truffaz

Anna Aaron est discrète, pertinente et révèle une musique un brin inquiétante sous des dehors ingénus. Une personnalité. Il y a deux ans, elle s’est fait remarquer avec le nostalgique «Mary Ruth» aux lignes de piano sombre et hypnotique. Un titre qui faisait partie d’un mini album enregistré chez elle, à Bâle «I’ll Dry Your Tears Little Murderer». Sa pochette la montrait de dos nettoyant un couteau de boucher dans une rivière… La parution de son deuxième album est imminente et déjà on la compare à PJ Harvey. Le single «Kind of Dogs» qui figure sur la compilation Swiss Vibes la révèle dans une version plus rock, plus fulgurante. Nomade, Anna Aaron a grandi en Asie, en Angleterre et en Nouvelle Zélande avant de s’installer dans la ville la plus arty de Suisse allemande où elle chante, écrit de la poésie et fait de la musique. Plutôt bien. Elle rentre d’une mini-tournée avec le trompettiste de jazz Erik Truffaz. Et elle nous livre ses impressions filmées ci-dessous.

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=4WVKkUz3Mj8]