Swiss autumn vibes

vinyle-musique-f15461T650-650x325Et hop, une petite playlist spotify qui met en avant quelques-unes des sorties les plus excitantes de l’automne. Rock, pop, jazz, rap, electro et même un remix en clôture: laissez-vous surprendre par cette sélection helvétique inédite.

 

Avec dans l’ordre:

  • Plaistow, “Mimas” extrait de l’album Titan
  • Evelinn Trouble, “Never Came around” extrait de l’album Arrowhead
  • Puts Marie, “Hecho en México”, extrait du EP Masoch II
  • Phall Fatale, “The Girls, the Beat” extrait de l’album Moonlit bang bang
  • La Gale, “Nouvelle Pandémie”, extrait de l’album Salem City Rockers
  • Grand Pianoramax, “A little more”, extrait du EP Big Easy avant la parution du nouvel album  du groupe Soundwave le 30 octobre
  • Verveine, “Premier” extrait du EP Antony
  • Aisha Devi, “Remix Mazdâ

Ecoutez, savourez et partagez!

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Record of the month (October): Evelinn Trouble “Arrowhead”

Unknown-1Comparisons are inevitable between Linnéa Racine (alias Evelinn Trouble) and her sister compatriots, Sophie Hunger and Anna Aaron. Swiss German warrior queens unconventionally reinventing their own style and vocabulary of the feminine musical idiom. Admittedly, Trouble is the most daring and dangerous of the lot. Starting out aged 16, her 4th LP ‘Arrowhead’ marks ten years of Trouble’s eclectic, defiant stance on the alternative Swiss music scene.

This is clearly NOT easy listening

Conceptually speaking, ’Arrowhead’ flies straight at you like a the sharp, piercing foreign body it suggests to be. An epically dark, dramatic work that lends itself perfectly to the term ‘rock poetry’. Based on the idea of a travelling performer hit in the middle of the forehead by a flying arrow at the airport en route to a gig, no time to have it removed, the show must go on. The nine tracks recount the torment, anguish and rebellion of the dreamlike state that Arrowhead is thrown into. « Like a chickenless head, living among the dead, run around with my arrow in my head, cannot get my head around where to be or where to go ». It’s an opus best appreciated with some context otherwise the oppressive, trippy, melancholic vibe might be at times too relentless for the listener. This is clearly NOT easy listening. Having the lyrics to hand, studying the Ziggy Stardust-inspired visuals and accepting the rock opera tendencies all help to glean the mesmerising scope of this project.

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“An orchestrated trip”

Recorded in four days at the Invada Studios in Bristol, there are flashes of Massive Attack spaciousness and Portishead introspective mournfulness. Joined by musicians Florian Götte (bass) and Domi Chansorn (drums and percussion), Evelinn Trouble wails, plays guitar and adds sound layers. There’s an angry intention behind most tracks, the production is haunting and echoey with clashing, crashing sounds symbolic of an urban anxiety dream. A trapped soul is desperate to get out, yet revolted by what it has to go back to. Mumbling, fumbling, pleading, screaming. As the press release states, « it’s an orchestrated trip ». Trouble’s restless spirit and powerful blues voice conveys this alarmingly well.

It makes sense to see the whole body of work as a journey

In conversation, she mentions her desire to make a ‘concept album’ rather like those heavy rock pieces of the 70s. « There are melodic motifs that reappear throughout ‘Arrowhead’, repeated symbolism in various tracks, so it makes sense to see the whole body of work as a journey. Everything came to me quite magically. I actually had the dream of the arrow getting stuck in my head. It came at a time when I was travelling around a lot like many musicians. I was in a constant state of confusion, no home base, no safety, the urban traveller lost in a sometimes dangerous environment. I guess this is the sentiment I’m trying to convey the most. Life is not nice and easy all the time. The arrow will eventually come out, or you just forget it’s there and you learn to live with it ».

Apart from touring the album this winter, Trouble will be performing in the Thom Luz production of ‘Unusual Weather Phenomena Project’ in Zurich. Seeing as the theatre is clearly a place she’s comfortable with, I look forward to seeing the stage production of ‘Arrowhead – The Rock Opera’ at some point in the future.

New LP
Evelinn Trouble, “Arrowhead”, Bakara Music

Forthcoming gigs:
16.10. Le Singe, Biel (CH)
17.10. Le Bateau Ivre, Mons (BE)
20.10. The Finsbury, London (UK)
21.10. Powerlunches, Dalston (UK)
22.10. Mother’s Ruin, Bristol (UK)
23.10. Shacklewell Arms, London (UK)
24.10. Mau Mau Bar, London (UK)
25.10. The Union Bar, Hastings (UK)
30.10. Moods, Zürich (CH)
31.10. Mokka, Thun (CH)

 

Swiss Vibes sessions: l’union fait la force! (Paris, Ccs du 2 au 4 juin 2015)

tete_visit-in_centre_culturel_suisse_2014_-sebastienborda-sb20140217073En cette première semaine du mois de juin, le Centre culturel suisse se présente sous ses plus beaux atours. En plein cœur du Marais, la devanture de la libraire fait de l’œil au passant en exposant ses sacs Freitag bien en évidence. Passé les lourdes portes en bois les cours intérieures fleuries transportent en un instant le passant de l’ébullition de la rue des Franc-Bourgeois au calme d’un bâtiment historique. Intra muros, place à la création contemporaine avec Marc-Antoine Fehr et l’installation sonore et visuelle de Dominique Koch.

Les deux directeurs du Centre culturel suisse, Olivier Kaeser et Jean-Paul Felley et leur équipe, travaillent d’arrache-pied pour faire « connaître en France une création contemporaine helvétique ouverte sur le monde et y favoriser le rayonnement des artistes suisses ».

Ça tombe bien, au rayon musique, c’est exactement la même ambition qui anime le blog swissvibes.org. Les grands esprits se sont donc rencontrés au Ccs du 3 au 6 juin 2015 pour présenter trois soirées de concerts aux couleurs musicales différentes. Grâce au soutien de Pro Helvetia (la Fondation pour la culture suisse) et de Swiss Music Export, l’entreprise dut une réussite tant au niveau de la qualité artistique, des échanges que de l’affluence. L’union fait la force!

 

Mardi 3 juin Swiss Vibes goes rock

Pour cette soirée étiquetée rock, la Zurichoise Evelinn Trouble et les Biennois de Puts Marie ont joué des reprises surprenantes.

Evelinn Trouble
Evelinn Trouble ©Simon Letellier
Evelinn Trouble ©Simon Letellier

Evelinn Trouble se sent un peu à l’étroit dans l’auditorium du Ccs et elle le fait bien savoir : en milieu de set, elle attaque le répertoire de Tina Turner plus qu’elle ne la reprend. Pour mieux convaincre des vertus de son « What’s Love Got to Do with it » revu et corrigé version 2015, Evelinn Trouble grimpe les escaliers entre les chaises des spectateurs et se lance dans un ping pong vocal mi-hurlé mi chanté avec les trois autres membres de son groupe. Et si le prochain album « Arrrowhead » de l’excentrique diva zurichoise est censé se décliner en version trip hop, cela ne l’empêche pas de rester une rockeuse et une funky woman infernale qui balance du lourd et séduit par la puissance de sa voix et par son caractère bouillonnant.

Puts Marie
Puts Marie ©Simon Letellier
Puts Marie ©Simon Letellier

Puts Marie choisit quant à lui d’évoquer Sun Ra, le roi du free jazz psychédélique. Sun Ra, le cosmos, la folie : un univers qui parle bien au chanteur Max Usata et à ses acolytes biennois, tous bien barrés et en même temps tellement soudés. Evidemment c’est le chanteur qui attire d’abord l’attention, avec sa gestuelle saccadée, sa voix schizophrène (très haute puis presque cassée), ses deux micros qu’il ne cesse de manipuler, dévisser ou jeter. Mais le groupe disposé en arc de cercle autour de lui n’est pas en reste. Incroyablement soudé rythmiquement – alors que le batteur et le bassiste sont deux nouveau venus -, il expérimente aussi les digressions sonores et les expérimentations en tous genres. On colle volontiers à Puts Marie l’étiquette de blues psychédélique, mais au vu de l’univers développé dans leur prestation d’à peine une heure, cette étiquette semble bien réductrice.

 

Mercredi 4 juin Swiss Vibes goes électro

Même décor, autre ambiance le lendemain avec les expérimentations électro de Larytta et Egopusher.

Larytta
Larytta ©Simon Letellier
Larytta ©Simon Letellier

Le duo lausannois  constitué du designer graphique Guy Meldem et du performer sonore Christian Pahud nous avouait dans l’après-midi fonctionner comme un « vieux couple infernal ». Depuis la parution de son nouvel album « Jura » l’an dernier, il a décidé de faire peau neuve: de deux, les voilà passés à quatre, ajoutant des vrais instruments à leurs machines, ordinateurs et pédales.

Résultat : un show ultra-enjoué qui multiplie les clins d’œil musicaux; ici des guitares africaines, là un chant en portugais. Funky ou techno, les musiciens sautillent comme des balles de ping-pong et ne cessent de changer de place, d’instruments. C’est ludique, dynamique, même si parfois ce chant à quatre voix sur des micros sans cesse différents pose des petits soucis de calage. Une phase de transition pour cette formation qui a plus d’un tour dans son sac et qui sidère par son énergie communicative.

Egopusher
Egopusher ©Simon Letellier
Egopusher ©Simon Letellier

Nous vous avons déjà abondamment parlé de Egopusher dans ce blog. Ce duo constitué du violoniste Tobias Preisig et du batteur Alessandro Giannelli a décidé de lâcher les amarres et de se lancer dans un work in progress permanent. Peaufinant leur morceau sur scène, ils les mettent ensuite à disposition des internautes via soundcloud puis les retravaille, et ainsi de suite. Une prestation qui s’inscrit donc aux confluents de l’expérimentation sonore, des rythmes déconstruits ou répétitifs et des musiques improvisées. Une musique qui semble chercher à revenir vers une pulsion primale, essentielle.

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Entendus dans un set flirtant avec la techno au Cully Jazz, puis plus sages dans l’émission de Manoukian sur France Inter le 29 mai, ils se présentent dans une version plus théâtrale et plus subtile au Ccs. Ce dialogue inédit entre la batterie et le violon est aussi visuel. Tobias Preisig travaille son instrument au corps pendant que les baguettes d’Alessandro voltigent sur les fûts. Le principe de l’exercice fait que l’on n’évite pas quelques moments de flottement, mais ce même principe invite aussi à la curiosité, à une attention extrême de la part de l’auditeur qui ne s’y trompe pas. « Vraiment nouveau », « Franchement étonnant », « excitant » sont les commentaires qu’on entend fuser dans l’assistance à la fin de leur set. Quant à Preisig, il définit sa musique comme du « Brahms sous psychotrope ».

 

Jeudi 5 juin Swiss Vibes goes jazz

En Suisse, jazz rime souvent avec diversité stylistique. Le double concert d’Orioxy et de PommelHORSE en fut la preuve.

Orioxy
Orioxy ©Simon Letellier
Orioxy ©Simon Letellier

Orioxy séduit en finesse avec une approche très féminine (que la rythmique masculine veuille bien m’excuser pour ce commentaire). Yael Miller, Israélienne de Suisse, impose sa marque au chant. En hébreu en anglais, entre rap, scat et chuchotements, sa voix tisse un univers d’émotions à fleur de peau, d’impressions parfois enfantines, parfois matures et engagées. Auquel répondent les mouvements du corps habité de Julie Campiche et sa gestuelle précise qui, d’une main tire un foulard entre les cordes de son instrument, de l’autre bidouille ses effets électroniques quand elle ne se sert pas d’une baguette de feutre. Le travail sur le son est subtil, pénétrant. Dans cet univers le cor de Baptiste Germser, l’invité français de la soirée, s’intègre naturellement, comme si il allait de soi. « Dans nos chansons on cherche aussi à exprimer les non-dits» nous expliquait Yael Miller sur ce blog il y a deux ans. Pari tenu au Ccs.

PommelHORSE
PommelHORSE ©Simon Letellier
PommelHORSE ©Simon Letellier

Quant à PommelHORSE, leur fonds de commerce est l’expression en musique de sentiments peu ordinaires : le stress d’un homme devant passer un scanner, les rythmiques techno qui continuent de résonner dans la tête d’un fêtard qui n’arrive pas à s’endormir à l’aube, les frémissements d’un cerf pourchassé. Pour expliquer ce monde de sensations primaires avec beaucoup d’humour, le clarinettiste Lukas Roos joue de son accent suisse-allemand avec décontraction. Lui vient plutôt du classique, le batteur à la rythmique métronomique du heavy metal, le clavier qui est aussi celui d’Evelinn Trouble aime le rock, l’électronique et à peu près toutes les musiques que vous lui nommez…. Vous l’aurez compris chez PommelHORSE, le jazz est un état d’esprit placé sous le signe de l’innovation, de la sensation, de l’énergie, de l’humour. Personnes sérieuses s’abstenir.

Hors de leurs murs, originaires de différentes régions de la Suisse et sans qu’ils ne se connaissent les uns les autres, ces sessions musicales de trois soirs ont permis de faire passer un courant entre ces différents groupes, d’affirmer haut et fort que la scène suisse se porte de mieux en mieux. « J’ai découvert des musiciens extraordinaires et des projets vraiment originaux. C’est excitant et ça donne envie d’en connaître plus ! » s’exclame le pianiste français Alexis Anerilles (qui office entre autres aux côtés de Sophie Hunger), spectateur assidu de ces trois soirées de concerts. Merci à Evelinn Trouble, Puts Marie, Larytta, Egopusher, Orioxy et PommelHORSE pour ces moments enthousiasmants et fédérateurs.

Swiss Vibes live à Paris, chapitre 1: Evelinn Trouble

Evelinn_Trouble_Trio15_klEvelinn Trouble est un cas. Un pied dans le rock, l’autre dans le jazz. Un jour rousse le lendemain blonde, maquillée à outrance ou sans fard, elle ne cesse de surprendre. A peine vingt-cinq ans, et déjà un cinquième album, « Arrowhead ». Fille d’une chanteuse de jazz et d’un architecte, Evellinn Trouble vit à Londres depuis une année. Entourée de son studio mobile, elle aime composer et s’immerger dans les villes connues pour leur haute teneur musicale.

Après s’être illustrée comme choriste de Sophie Hunger et un premier album folk-pop-soul “Arbitrary Act” (2007), qu’elle a concocté toute seule ou presque, cette fille d’une chanteuse de jazz et d’un architecte continue de n’en faire qu’à sa tête. A chaque enregistrement, elle se réinvente. Sur son précédent opus, « The Great Big Heavy », elle rendait hommage au rock des années 60. Aujourd’hui Evelinn Trouble prépare la sortie de « Arrowhead », le journal d’un « traveller » urbain qui reçoit une flèche dans la tête et ne peut pas l’enlever.

Enregistré dans les studios Invadia de Geoff Barrows, là où quelques opus mythiques de Portishead et Massive Attack on été réalisés, « Arrowhead » est emballé dans un son trip hop qui lui sied. Il amplifie la puissance et la hargne de Evelinn Trouble ainsi que sa voix, entre séduction à la rébellion. Connue pour ses prestations sauvages, Evelinn Trouble sera accompagnée par l’un des batteurs les plus en vue de la scène alémanique, Domi Chansorn et par Flo Götte à la basse et à la guitare.

En concert au Centre culturel suisse de Paris mardi 2 juin (le même soir Puts Marie)

Swiss Vibes live à Paris!

Swissvibes_live_1 cœur_LRDe Bienne à Zurich, de Genève à Berne, la scène musicale suisse explose de talents, pour la plupart inclassables.  Et cette fois nous allons vous le prouver! Le Centre culturel suisse a en effet invité Swiss Vibes le temps d’une carte blanche, le temps de trois double-concerts aux couleurs forcément éclectiques.

Dans l’agréable centre de la rue des Francs-Bourgeois, défileront donc dans l’ordre:

Mardi 2 juin : Evelinn Trouble et Puts Marie (rock)
Mercredi 3 juin : Larytta et Egopusher (pop & electro )
Jeudi 4 juin :  Orioxy & PommelHORSE
(jazz & more)

 

Aventureux et bluffants, les musiciens suisses que vous proposent Swiss Vibes et le Centre culturel suisse assument tous avec fierté leur particularisme et leur diversité culturelle.

Jugez plutôt en écoutant la sélection ci-dessous et suivez l’actualité du blog ces prochains jours pour avoir plus d’informations sur chacun des groupes présentés. Et surtout, amis parisiens, sortez vos agendas et venez au Centre culturel suisse de Paris les 2, 3 et 4 juin 2015!

Swiss Bands at the Olympic Games 2012 in London

The Olympic Games will kick off in London on July 27, and alongside the prowess to be displayed by the World’s leading sportsmen and women, the occasion of The Games will also provide the opportunity to enjoy music from all the nations represented in this greatest of all sporting events.
Many of the participating countries have already arranged with some of London’s leading venues to take advantage of these facilities to set up ‘Houses’ to offer hospitality to visitors and to showcase established and up and coming artists to international audiences. The Swiss Federal Department of Foreign Affairs (FDFA) along with Zürich has made arrangements to set up the House of Switzerland at the prestigious Glaziers Hall situated by the Thames at London Bridge.
Acts will perform on almost every day of the Games as part of the “Swiss Artists in Residence“ programme. Artists performing what is described as, ‘a wide range of creative and ambitious Swiss music’ will include: Hillbilly Moon Explosion, The Dandies, Mama Rosin, Pegasus, National Fanfare of Kadebostany and Philipp Fankauser, accompanied by the Walking Acts Micha Sportelli, Nadja Stoller and Nino G and the Human Beat Box.
The highlight of the Jazz/Pop/Rock concert series ‘Zürich Sounds’ is expected to be the performance by the up and coming Boy on 31 July. Other acts to watch out for will be, Legendary Lightness, Evelinn Trouble, Yves Theiler Trio, Ingrid Lukas, My Heart Belongs to Cecilia Winter, Nik Bärtsch’s Ronin and Rusconi.

Further House of Switzerland UK 2012 details can be accessed at:
www.facebook.com/houseofswitzerland
www.twitter.com/HoSLondon2012

Rusconi et Preisig créent l’événement Cully Jazz Festival

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=nyQwTX2msFg&feature=youtu.be]

Le projet était audacieux et deux des musiciens de jazz suisse les plus aventureux du moment ont relevé le défi. En janvier dernier le violoniste Tobias Preisig et le pianiste Stefan Rusconi ont investi le temple protestant de Cully pendant trois jours pour préparer une création. Trois mois et quelques répétions plus tard, ils sont de retour dans le cadre Cully Jazz Festival. Samedi 14 avril 2012, à 18 h, alors que le public est sagement assis sur les bancs du parterre de l’église, ils s’installent au balcon, invisibles d’en bas. Une drôle d’idée? “C’est le concept de base de la musique d’église, s’exclame un peu avant le concert Stefan Rusconi, ne pas voir les musiciens permet de mieux se concentrer sur les sons et, dans un contexte religieux, de se rapprocher de Dieu“.

Les deux musiciens complices ont quant à eux choisi d’expérimenter. Tobias Preisig tire des sons étonnants de son violon avec lequel il semble danser et frappe parfois de son pied droit une caisse-tambour posée au sol. Stefan Rusconi tente de dompter le vieil orgue du temple. La vidéo ci-dessous montre le tout premier morceau du concert. Le public, en bas, est encore un peu déconcerté par cette prestation “à l’aveugle”. Après quelques morceaux il est conquis et se met à applaudir à tout rompre. A signaler également l’apparition de la chanteuse Evelinn Trouble dans un gospel fort peu orthodoxe en final. Un autre moment intense de cette prestation malheureusement non-filmable vu le manque de lumière.

V, la compilation de la verve engagée

V comme Vote

V comme Vaudrait peut-être mieux, V comme Valeur ajoutée, V comme véridique, V comme Vade retro, V comme Victoire…

V est une compilation d’un genre nouveau: 26 morceaux signés d’artistes des quatre coins de la Suisse téléchargeables jusqu’au 23 octobre, date des élections de nos représentants au Parlement. A l’origine de ce projet, le rapper Bâlois Greis préoccupé par le poids grandissant que prend  l’extrême droite et l’intolérance en Suisse. En offrant un morceau de leur choix en téléchargement gratuit pendent trente jours, les artistes rassemblés ici veulent tous rappeler les valeurs fondamentales de notre pays énoncées en leur temps par le Conseil fédéral. A savoir «Que la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres». Patois suisse allemand, anglais et français se superposent, folk, rap, rock et musique électronique s’entremêlent. Les 26 artistes ont pur nom The bianca Story / Charlotte Parfois / Evelinn Trouble / Antoine Jaccoud / Greis Steff la Cheffe / My Heart Belongs To Cecilia Winter / Tim & Puma Mimi / Knackeboul / Saalschutz / Guz / Fiona Daniel / We Loyal / Guy Krneta / Boob / The Monsters / Justin Tyme / Tommy Vercetti / Ueli Apfelböck / Casiofieber / Eriah Schwellheim / Benfay & Alice Mackay / Stahlberger / Anna & Stoffner / Staubsauger /Bonaparte / Papoose / Manillio / Alice Mackay / Kool G Rap / Randy Valentine / Stina Galaxina. La compilation est téléchargeable ici

A écouter urgemment en remplissant son bulletin de vote!