Swiss Jazzed Out: La malle aux trésors de Stade

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Depuis 2010, la chaîne de télévision française Mezzo a rendu célèbre une série de mini-vidéo intitulée Jazzed Out. Leur auteur, Mathieu Mastin, a eu une idée aussi simple que surprenante: donner un aperçu d’une scène ( de New York à Oslo), en filmant une dizaine de musiciens en extérieur, dans des lieux inhabituels. Une expérience inédite à mi-chemin entre le mini-documentaire musical et le clip.

En 2012, Mathieu Mastin a sillonné la Suisse à la poursuite de Suzanne Abbuelh & Matthieu Michel, Plaistow, Rusconi, Grand Pianoramax, Malcolm Braff, Erik Truffaz, Werner Hasler & Jan Galega Brönnimann, Lucien Dubuis, Pierre Favre, Nik Bärtsch et Stade.

Swiss Vibes vous propose de (re)découvrir ces quelques minutes de musique hors norme tout au long de l’été. La balade commence aujourd’hui avec le duo lausannois Stade, aux prises avec sa malle aux trésors.

Montreux Jazz Festival: l’art du solo

Le batteur Julian Sartorius et le pianiste Marc Perrenoud confronteront leur art du solo au Château de Chillon le 11 juillet. Tous deux ont accepté de livrer à  Swiss Vibes quelques-uns de leurs secrets de fabrication.
@Reto Camenisch
@Reto Camenisch

Pour le plus grand malheur de ses parents et pour le plus grand bonheur de nos oreilles, Julian Sartorius a la fâcheuse habitude de taper sur tout ce qui l’entoure depuis qu’il est en âge de marcher. Quelque trente ans plus tard, il a fait de cette pulsion profonde son fonds de commerce. Pendant toute une année, il s’est astreint à la délicate mission de réaliser un beat par jour où qu’il soit. D’abord publié sur son blog, son « beat diary » est sorti l’an dernier sous la forme de 12 vinyles accompagnés d’un livre de photos. Depuis l’homme à la batterie écume les scènes les plus diverses. Il joue au milieu du public au Festival Onze plus, tape sur les murs du Musée Rietberg lors de l’inauguration d’un nouveau pavillon et se risque sur la grande scène du Cully Jazz Festival.

 « Le plus important c’est l’espace »

Le 11 juillet prochain, il investira un haut lieu historique, le Château de Chillon, dans le cadre du Montreux Jazz Festival. «  Le plus important c’est l’espace », explique Julian Sartorius au bout du fil alors qu’il attend un avion pour Copenhague. Le jour du concert, je vais tester l’acoustique de la salle avec ma batterie. Selon la façon dont elle sonne, je prépare des accessoires différents, acoustiques ou non ». Dans sa tête les plans des morceaux s’enchaînent, mais la prestation n’est jamais deux fois pareille. L’homme-orchestre peut à tout moment changer de direction, imprimer d’autres couleurs, d’autres harmonies à son set.

« C’est juste toi et le public »

Après s’être fait connaître comme batteur de Sophie Hunger, Julian Sartorius est devenu un amoureux de liberté d’improvisation, même si et surtout si ce travail est plus accaparant. « Quand tu accompagnes quelqu’un, tu peux compter sur l’autre ou le suivre, quand tu es seul, c’est juste toi et le public.». Julian Sartorius propose également dans le cadre du Montreux Jazz festival un duo « totalement improvisé » avec Benoît Delbecq (Montreux Palace, mardi 8 juillet).

 « Je préfère travailler sur les mouvements »

02 Marc SoloForcément l’exercice du piano solo est plus connu que celui de la batterie solo. Marc Perrenoud le conjugue pourtant à sa manière. « Plutôt que de travailler en improvisant sur un base de 32 mesures comme cela se fait dans le jazz, je préfère travailler sur plusieurs mouvements, à l’instar dans la musique classique ».

Solo de batterie versus solo de piano

Pour pousser l’exercice plus loin, le pianiste, dont le dernier CD en trio « Vestry Lamento » a séduit les critiques de New York à Paris, aime prendre pour point de départ une technique ou une texture. Il peut ainsi choisir d’improviser à partir d’octaves ou s’amuser à retranscrire au piano un solo de batterie. A chaque son – la grosse caisse, la caisse claire, les cymbales – il associe des notes, créant ainsi d’autres formes rythmiques sur son instrument. Le but étant bien sûr de prendre un maximum de risques, de chercher à ce que le résultat soit à chaque fois différent.

 « Ne pas se laisser dépasser par ce qui est entrain de se passer »

« Lorsque tu joues en groupe, tu cherches d’abord la résonnance, l’osmose. Le groupe trouve alors sa propre énergie et se met à fonctionner de façon autonome, un peu comme une meute. En solo, tu dois entrer en connexion avec toi-même sans aller trop loin. Tu ne dois pas te laisser dépasser par ce qui est entrain de se passer, garder un temps d’avance, garder le contact avec le public. Tu dois être en permanence ultra-concentré. Il ne peut y avoir que très peu de déchets. »

Les pierres millénaires du Château de Chillon et la féérie du lac au crépuscule ne pourront qu’inspirer la batterie insolite de Julian Sartorius et le piano expansif de Marc Perrenoud. Ne ratez pas ce moment d’exception !

Julian Sartorius solo/ Marc Perrenoud Solo, Montreux Jazz Festival, vendredi 11 juillet, 21 h.

Disque du mois d’avril: PommelHORSE “Wintermadness”

1500X1500PIXEL-01Attention! ce jeune groupe de Berne est entrain de bousculer le monde du jazz. PommelHORSE est l’un des cinq groupes suisses (sur les dix-huits groupes européeens) participants à la journée “European Jazz Meeting” de Jazz Ahead le 26 avril à Brême. PommelHORSE est sans aucun doute la manifestation d’une nouvelle génération de musiciens post-Internet, une génération qui assimilé à la vitesse de l’éclair une somme de musiques impressionnantes.

Impossible d’expliquer sinon comment d’aussi jeunes musiciens (bernois) peuvent avoir intégré  autant de styles musicaux différents. Du stadium rock aux musiques de danse électroniques, du jazz aux musiques expérimentales, du heavy metal au classique, ce deuxième poursuit la voie d’un jazz mutant amorcée en 2012 dans son premier opus éponyme.

PommelHORSE a choisi pour nom « cheval d’arçon ». A cet accessoire de gym sur lequel chaque écolier s’est un jour laborieusement escrimé à faire des culbutes, il donne une nouvelle dimension, toujours faite de pirouettes et de sauts, mais désormais ludiques et enjoués. Car PommelHORSE ne cite jamais littéralement, il jongle avec les rythmes, les balises musicales. Il impose son souffle, sa griffe pour évoquer des ambiances, des sensations comme ce « moving sidewalk » dans lequel on s’immerge rapidement en s’imaginant évoluer sur un sol mouvant. Un voyage intérieur faite de sensations et d’impressions à découvrir absolument.

PommelHORSE, Wintermadness (Unit Records)

 

VEIN, Russland-Tagebuch (Teil 5)

Russland87Konzert Nummer 8 und 9 der Tour brachten uns nach Litauen und Weissrussland.
Zuerst spielten wir in der Philharmonie in Ukmerge, eine kleine Stadt in der Nähe von Vilnius. Hier hatten wir bereits vor drei Jahren beim Crossdrumming-Festival eine Auftritt.
Danach hatten wir unseren krönenden Abschluss im grossen Saal der ausverkauften Philharmonie von Minsk. Nach mehreren Zugaben beendeten wir schliesslich das letzte Konzert dieser erlebnisreichen Tour.
Nach 9 Konzerten, 15 Flügen, 18128 zurückgelegten Reisekilometern erreichten wir, übermüdet und überwältigt von den vielen Eindrücken, schliesslich den Bahnhof SBB Basel.
Russia we’ll be back!!!

VEIN

VEIN, Russland-Tagebuch (Teil 3)

VEIN meets Mr Universe! Third postcard received from VEIN today at Swiss Vibes
Vein meets Mr. Universe (2)
Unsere 4. Station der Russland-Tour war St. Petersburg. Möglicherweise eine der beeindruckendsten Städte der Welt. Hier spielten wir im JFC, einem schönen Club.
Es war eine riesen Freude Thomas Buser, einer der besten Freunde in Thomas Lähns’ Kindheit zu treffen. Als Lähns 11 Jahre alt war, gründete er zusammen mit Buser seine erste musikalische Gruppe, die Heavy Metal Band “Die Barbaren”. Während Lähns Musiker blieb, gewann Buser in der Zwischenzeit den Titel des Mister Universe!!!
VEIN
St. Petersburg, 10.04.2014

VEIN, Russland-Tagebuch (Teil 2)

VEIN‘s music is unclichéd and highly original, seemingly oscillating somewhere between M-Base, Cecil Taylor and Debussy, mainly carried by heavy and highly energetic binary grooves” said  Journalist Christoph (Tagesanzeiger, 14.05.07). VEIN is now on tour in Russia. Below another postcard received today @ Swiss Vibes….

 Moscow,  08.04.2014

Iouri Dubna

Nach einem sehr frühen Flug von Izhevsk nach Moskau werden wir von unserem Russland Promoter Iouri abgeholt. Er fuhr uns sogleich nach Dubna, eine kleine Stadt in der Nähe von Moskau, wo wir unser 2. Konzert der Tour spielten. Wir hatten eine super Zeit mit Iouri und waren froh ihn zum ersten mal zu treffen.
Unser 3. Konzert fand dann in Kaliningrad (ehemals Königsberg) statt. Kaliningrad ist eine russische Enklave zwischen Polen und Lithauen am Baltischen Meer. Der Jazzclub wird von 2 super netten Freunden namens Andrey und Andrey geführt. Endlich ein richtiger Club-Gig!
Jetzt essen wir gerade Pralinen mit (fast) Schweizer Qualität auf unserem Weg nach St. Petersburg…

VEIN, Russland-Tagebuch (Teil 1)

VEIN‘s music is unclichéd and highly original, seemingly oscillating somewhere between M-Base, Cecil Taylor and Debussy, mainly carried by heavy and highly energetic binary grooves” said  Journalist Christoph (Tagesanzeiger, 14.05.07). VEIN is now on tour in Russia and has sent a postcard to Swiss Vibes…. 

Izhevsk, Sonntag den 06.04.2014

izhevsk

Kommen um 12 Uhr mittags am Flughafen an. Werden sogleich überraschenderweise in eine “Plattenbauten-Wohnung” mit 3 Sofas anstatt in ein Hotel gebracht. Für Florian wird ein Traum Wirklichkeit. Er wollte schon immer mal im Dostojevski-Styl übernachten. Leider bleibt nicht genug Zeit um das Kalashnikov-Museum zu besuchen, wo man mit dem legendären Gewehr schiessen darf (Der Erfinder der Kalashnikov wurde in Izhevsk geboren).
Nach einem grossartigen Microwellen-Essen geht’s sogleich weiter zum Soundcheck in die Philharmonie. Leider ist der Flügel in einem wirklich schlechten Zustand, aber nach einer Weile erinnert sich der Promoter, dass gleich hinter der Vorhang auf der Bühne noch einen sehr guten Steinway steht. Das Konzert startet bereits um 18.00 Uhr. Es ist eine grosse Freude vor diesem sehr enthusiastischen Publikum zu spielen. Nach ein paar Bieren geht’s gleich wieder zurück in die Wohnung, denn die Reise nach Dubna am nächsten Tag startet bereits um 4.30 Uhr in der Früh.

Thomas Lähns
(double bass player)

Record of the month: Tobias Preisig, ‘Drifting’

Tobias Preisig's 'Drifting'

I’ve got Drifting on constant rewind. It’s a spacious album, pulling back to allow an experience of resonance and a sort of quiet mayhem. The musicians don’t hate us: they want to captivate, however, we’re not their only object of desire. There’s a care and deep listening in their interplay that is almost audible. It’s as if they are feeling their way into a new form of being, as a quartet.

Abstract, even animalistic

Tobias Preisig spoke to me of his band working as an ‘integrated instrument’ with ‘spots’ replacing full-blown solos, such as when André Pousaz’s double bass breaks out into a sombre spotlight in Floating Causes amongst low violin stabs and hi-hat shimmers. It’s true that tracks like Out of Reach weave a subtle tapestry of instruments, intensifying in colour as it progresses. But there is no ignoring the quality of Tobias’ violin: rich, assured, respectful of its emotional power yet avoiding sentimentality. It can be abstract, even animalistic, revelling in a purity of sound.

Miniature for Gold is a painfully-gentle vignette painted by Stefan Aeby‘s piano. Preisig’s violin balances the sweetness, plucking as if a tight bass line. The track is like an exquisite kiss. But Searching for Soil is my highlight, a spellbinding piece.

Michi Stulz’s drum rolls… an unrelenting mantra

The opening Rhodes’ chord conjures a translucent pathway out to the Milky Way, there’s the metallic jingle of a cold star, before Michi Stulz’s drum rolls march us on; an unrelenting mantra. It’s the woozy high violin plucks and quivering strokes of the strings that send my goosebumps bumping. It’s a trip, to somewhere magical or possibly, macabre. Piercing violin runs twist the screws tighter whilst a stormy piano bashes at its low notes. A scrap of melody breaks through as if to keep us entwined in the music, before it shudders to a close.

This music has character: it can be moody, sensitive, frustrated yet is often playful – it’s got soul. What I hope to hear from the band in the future is a wider range of textures and themes; an evolution of their emerging and ear-catching language. Look out for this quartet playing live and let me know what you think.

http://www.youtube.com/watch?v=6UpFkg3F_8s

 

05.04.2014 CH-Zurich, Moods
12.04.2014 DE-Erfurt, Jazzclub
13.04.2014 DE-Dresden, Tonne
15.04.2014 DE-Jena, Cafe Wagner
16.04.2014 DE-Berlin, A-Trane
25.04.2014 CH-Basel, Jazzfestival Offbeat
16.05.2014 CH-Arbon, Kultur Cinema
02.06.2014 CH-Orsière, Fête de la musique
20.07.2014 CH-Gstaad, Menuhin Festival
14.08.2014 CH-Winterthur, Musikfestwochen

 

 

Bänz Oester and The Rainmakers @Chorus Club

Bass maestro, Bänz Oester and his friends The Rainmakers are a joyful union of Swiss and South African musicians who grouped together after a chance encounter at the Grahamstown National Arts festival in 2011. Rainmakers_photo 1Spontaneous cameraderie and a deeply felt musical intention are what unite this group and deliver an immediate, powerful jazz punch. Tonight at Lausanne’s Chorus Club they perform the final date of their 2 week tour, show-casing their first LP, Bänz Oester and The Rainmakers ‘Playing at the Bird’s Eye’ – an album that took just four days to put down and that captures an intimate sense of wonderment, spirituality and emotion.

Only two days of rehearsals

Live, their style and content vary from the languid jazz standard, African polyrhythms, seductive funky blues, obscure Swiss and Bulgarian folklore to blinding improvisation. Whether introspective or gregarious, all styles are drenched in emotional depth and meaningful purpose. This is a band who describe themselves as playing “the music of intention” after only two days of rehearsals.

Spectacularly lithe piano playing

Afrika Mkhize’s spectacularly lithe piano playing is a constant joy, over-brimming with the gospel, blues and afro-jazz colours you’d expect after 10 years on the road as Myriam Makeba’s musical director. His instrument is cropped-DSC01181jumping as he scats, sings and cajoles it into action, rolling out the pretty melodies and interplaying beautifully with the often darker hues of the sax. Shame there’s no microphone, I’m curious to hear more of his singing voice but am later informed that his vocalese is not an imitation of Keith Jarrett, just a special way of entering into communication with a foreign piano that is ever-changing whilst on tour.

It’s a miracle we don’t all start stripping

The track “The Rainmakers” is a wonderfully sunshiny example of lilting African rhythms, dynamic and strong, rising and falling with a jovial ambiance that has the band and entire audience smiling from ear to ear. Similarly heart-warming is “Land’s End”, a silky smooth and teasingly bluesy number, full of such playful sexy pacing it’s a miracle we don’t all start stripping. Between the achingly seductive beats, drummer Ayanda Siukande amuses us with his larking about while pianist continues to speak Ray Charles-inspired volumes. There is joy on stage and in the room!

A weight of emotion

From the Swiss camp is Ganesh Geymeier on the saxophone with a style uncontainable as it is delicate, full of DSC6546-189x126emotional fire as well as delicate spaciouness. Whether building up a frantic storm as in “The Elevator” à la 60s Blue Note soundtrack or hinting at the sinister grey fog in the traditional Swiss-German folksong ‘Wie di graue Näbel schlyche”, his sound carries a weight of emotion and accompanies the listener into a spiritual musical dimension.

Bänz, looking splendid in his African shirt and red pixie shoes, is by no means the understated member of the band. His presence is, as usual, smilingly masterful and his exhuberant musical creativity proving  once again that he’s not considered “one of Europe’s leading jazz-bassists” for nothing.

Bänz Oester & The Rainmakers, « Playing at The Bird’s Eye » (Unit Records)

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=N14DMUAVRWQ]

Disque du mois: Marc Perrenoud Trio “Vestry Lamento”

0608917112627_600Cet automne paraissait en Suisse Vestry Lamento, le troisième opus du pianiste Marc Perrenoud, un disque brillant, inspiré, fluide, lyrique….. Marc Perrenoud m’avait informée que le disque devait faire son apparition dans les bacs des disquaires français (un pays où il reste encore quelques disquaires….) en janvier. J’avais donc mis au frigo pendant trois mois mon enthousiasme, en prévision d’une critique “disque du mois” sur Swissvibes.org. Seulement voilà, entre-temps, Vestry Lamento semble avoir séduit les journalistes de la terre entière, ou presque….

“It’s an 8-minute ride that makes you want to hit repeat as soon as it’s over”

A commencer par le saint des saints, le magazine américain Downbeat qui s’enflamme : “The title track opens the set with an incredible bass solo by Marco Müller that kicks off a high-wire groove. Müller and drummer Cyril Regamey lock the rhythm down tight, allowing Perrenoud to glide over the piano with extreme soul in his heart and classical chops in his fingertips. It’s an 8-minute ride that makes you want to hit repeat as soon as it’s over.“

03-Marc-SoloLes Allemands ne sont pas en reste qui affirment dans le dernier numéro de Jazzthetik: „Die Stücke auf Vestry Lamento finden Ruhepole. Sie treiben meist zügig voran, lassen den Zuhörer in leuchtende pianistische Klangfarben eintauchen – und haben dem Rezensenten beim Anhören schon viel treibenden Schwung und Wärme vor allem bei regnerischen Autofahrten durch die Dunkelheit gegeben.“  (Stefan Pieper)

“Même dans ses ballades, il parvient à vous décoiffer”

Quant au quotidien genevois Le Temps, dans son édition du 31 octobre 2013,  il expliquait: “Le pianiste genevois, 32 ans, laisse tomber ses phalanges de compétition, ses gammes à toute bombe: l’odeur du silence sans son goût pesant. Pour tout dire, Marc est un prodige. Parce que, même dans les ballades, il parvient à vous décoiffer.“ (Arnaud Robert).

” Vestry Lamento, c’est à la fois le mouvement vers l’orgasme et la redescente…”

Que dire après cette déferlante d’éloges? si ce n’est que Vestry Lamento n’est pas aussi compliqué que son nom pourrait le laisser supposer. Aux dires de son auteur les choses sont mêmes extrêmement simple: « Vestry Lamento, c’est à la fois le mouvement vers l’orgasme et la redescente…» Pour revenir à l’essentiel, Vestry Lemento est revenu à l’essence de bien des musiques: la gamme pentatonique. Virtuose sans avoir plus besoin de le montrer, Marc Perrenoud ose avancer à visage découvert, ose pousser à bout la puissance de son power trio, ose la mélancolie. Une musique qui ouvre des portes, tire des liens, embarque comme une lame de fond. Un disque vivement recommandé à toutes les oreilles, des spécialistes aux néophytes.

Vestry Lamento | Marc Perrenoud Trio – Télécharger et écouter l’album. Label Doublemoon

Prochains concerts et émissions de radio:

France Musique (F)  “Un mardi idéal”, mardi 21, 22 h 30

Munich (D), Unterfarht, 28.01.14

Berne (CH), Bejazz Club, 31.01.14.

Genève (CH), AMR, 01.02.14

Sion (CH), La Ferme Asile, 08.02.14

Paris (F), Le Duc des Lombards, 13.02.14