Avec son nom loufoque (PommelHORSE signifie le cheval d’arçon en allemand et s’écrit en minuscule et en majuscule), PommelHORSE fait partie de ces groupes qui empêchent de tourner en rond. Etiqueté jazz, sélectionné à la grande messe de Jazz Ahead l’an dernier, on se demande souvent à l’écoute de sa musique ce qu’il reste de jazz dans cette affaire. Si l’orchestration – basse. batterie, synthétiseurs, clarinette et sax – est relativement orthodoxe, chacun des musiciens semble pris dans la tempête d’un vent libertaire. Musicophages, ils semblent littéralement avoir « bouffé » du rock, du heavy metal, de la dance music de la musique classique et, accessoirement, du jazz.
« Wintermadness », paru en 2014, deux ans après un premier album éponyme, a gagné en intensité et en force. Il nous entraîne dans une drôle de transe hypnotique dans laquelle on s’imagine entrain de « chasser le lapin blanc », d’ouvrir une boîte de Pandore ou de marcher sur un trottoir mouvant. Bref autant d’activités qu’on ne fait pas tous les jours, mais que ces cinq musiciens bernois semblent avoir le don d’évoquer. Leur sensibilité musicale leur permet d’être à fleur de peau des sensations et des émotions les plus subtiles. Avec PommelHORSE, n’hésitez plus et embarquez dans un grand huit musical!
En concert au Centre culturel suisse de Paris, le 4 juin 2015 (avec Orioxy)

Sur la scène du Ccs, c’est le joueur de cor français
Un tel nom pourrait préfigurer d’un groupe totalement narcissique. Ce serait mal connaître le violoniste zurichois Tobias Preisig et son comparse Alessandro Giannelli qui ne sont que les suppôts de leur passion musicale. Premier violoniste à étudier à la Swiss Jazz School de Berne, Tobias Preisig fait partie de ces artistes qui ne s’arrêtent jamais, qui aiment pousser les limites de leur instrument. Alors qu’il fait déjà beaucoup parler de lui avec son quartet de jazz, il s’implique en parallèle dans
Quand il se crée en 2004, 
Evelinn Trouble