Le disque de Noël de Swissvibes: Dimlite!

Son nom signifie littéralement lumière terne. Dimlite c’est aussi le nom d’un procédé qui permet de réduire la consommation d’énergie des ampoules.  Le moins que l’on puisse dire est que Dimlite ne cherche pas attirer les feux de la rampe sur lui. D’ailleurs, il n’en n’a pas besoin. Très vite repéré par des gens aussi influents que Gilles Peterson en Angleterre ou Egon du label Stones Throw, le Suisse allemand sort aujourd’hui son troisième album «Grimm Reality», un clin d’œil au groupe de jazz psychédélique The Stark Reality, justement réédité dans la collection Now-Again de Stones Throw…. Car les références du bonhomme sont aussi larges que variées. Robert Wyatt, Conrad Schnitzler, The Residents, Captain Beefheart ou Philipp Glass… Pas vraiment un artiste d’electronica contrairement à ce que Itunes aurait tendance à prétendre… D’ailleurs, depuis quelque temps, Dimitri Grimm, aka Dimlite, a décidé de laisser tomber les samples. Autodidacte, il joue toutes les parties instrumentales, chantonne par ci par là et a recours à deux ou trois copains batteurs (dont Julian Sartorius pour ses sets live). Et déblaie des pans entiers de musique. Souvent qualifié de visionnaire par les amateurs de musique éclairés, Dimlite fait plaisir aux discophiles qui peuvent se plaire à retrouver l’influence de X et celle de Y, mais aussi aux néophytes. Superposant, juxtaposant parties instrumentales (parfois saturées, parfois classiques), voix (en chœur ou en accéléré) et bruits d’ambiance (grésillements ou souffles qu’on croirait intersidéraux…), il parvient à donner à son univers électro-acoustique une dimension et une chaleur étonnante. A découvrir, si ce n’est pas déjà fait. En apéritif: une vidéo pas trop sérieuse à visionner ici:

[vimeo http://vimeo.com/30567245]

Artist page: www.dimgrimm.com

Record label: www.nowagainrecords.com

Dimlite, Grimm Reality, Dist suisse: Namskeio

La révolution selon Rusconi

Rusconi: un nom italien pour un pianiste suisse-allemand. Rusconi le nom d’un musicien, mais aussi celui d’un trio constitué de Fabian Gisler (contrebasse) et Claudio Strüby (batterie). Parti comme ça, ce groupe ne pouvait que se moquer des frontières, territoriales ou stylistiques. Sur son dernier album, «It’s a Sonic Life», Rusconi rendait hommage à Sonic Youth en trio. L’album était commercialisé par Sony Music. Sur son nouvel opus, Rusconi fait la «Revolution». Dès mars 2012, le disque sera disponible en téléchargement gratuit sur le site du groupe. Publié sur son tout nouveau label Qilin Records, sa version physique sera achetable en  CD et en vinyle (édition limitée) lors des concerts du groupe uniquement. En avant goût, une vidéo du making of de l’album.

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=pUe76keV_eE&feature=mfu_in_order&list=UL]

Erik Truffaz, comme à la maison…

Le trompettiste franco-suisse Erik Truffaz a bien roulé sa bosse. Une quinzaine d’albums dans des formations variées, des tonnes de rencontres et d’échanges, mais un noyau dur, une formation à laquelle il revient toujours: le quartet. Avec Marcello Giuliani ( basse), Benoît Corboz (aux claviers, suite au départ de Patrick Müller l’an dernier) et Marc Erbetta (batterie). Un an après la sortie de «In Between» sur Blue Note ces quatre-là s’offrent une tournée des clubs suisses. Un classique et un must!

Pas vraiment de bonne vidéos de cette formation sur le net à déguster en apéritif. Une raison de plus de vous déplacer en chair et en os. Et en avant goût une vidéo-gag “un concert à l’emporter” avec Ed Harcourt qui me plaît bien:

[dailymotion id=x1iitv]

Ci-dessous, le détail des concerts:

Lausanne, le Bourg, le 29 novembre
Genève, Alhambra, le 30 novembre
Fribourg, Le Nouveau Monde, le 1er décembre
Zurich, le Moods, le 3 décembre

De la Louisiane à New York en passant par … Genève

Ces trois-là sont décidément intenables. A peine les Mama Rosin sont-ils rentrés de New York où ils enregistraient un nouvel album studio sous l’égide de Jon Spencer, qu’ils annoncent la sortie de trois 45 tours sérigraphiés, en édition limitée. Le premier enregistrement des frères Souchet (les mêmes sans le batteur Xavier Bray) est également prévu avant Noël. Des vinyles déjà collector avant même leur parution et un power cajun trio à l’énergie communicative. Sur Skype, Robin Girod, le guitariste et joueur de banjo des Mama est volubile. Normal puis qu’il a encore un peu la tête aux Etats-Unis.

Comment avez-vous rencontré Jon Spencer?

Robin Girod Jon Spencer joue avec Matt Verta-Ray dans un groupe de rockabilly incroyable du nom de Heavy Trash. Du vrai rockabilly, fin subtil, jamais vulgaire. Le tourneur suisse, David Schindler, lui a donné des disques d’artistes suisses dont le notre. Une fois rentré chez lui, Jon Spencer l’a rappelé en lui disant avoir apprécié notre CD. Il nous a proposé de faire la première partie d’une petite tournée en clubs du Blues Explosion en Allemagne. On s’est éclaté. Le dernier jour, Jon Spencer nous a proposé de venir enregistrer dans son studio à New York. On ne s’y attendait pas parce que les rapports avaient été jusque-là assez professionnels.

Aviez vous peur de d’aller travailler avec quelqu’un de cette carrure ?

Robin Girod On a eu la trouille avant, mais on se réjouissait tellement d’aller enregistrer, de jouer ensemble. Dès que nous avons découvert l’endroit, nous étions surexcités. Jon Spencer a un studio comme au bon vieux temps. Que de l’analogique, tout ce qu’on aime…. Il le partage avec Matt Verta-Ray et le batteur d’Iggy Pop. Nous étions sidérés de côtoyer des gens de ce calibre. Ils étaient très modestes, beaucoup plus modestes que les Européens. Jon s’est comporté comme un chirurgien ou plutôt comme un vieux savant. Il nous a laissés nous embarquer sur un bateau fantastique. Il y avait un piano, un vibraphone. Il nous disait d’essayer ce qu’on voulait. On bossait neuf heures d’affilée avec une petite pause. Et après c’était fini. Même si on avait envie de rester encore pour avancer sur un passage difficile, il nous obligeait à passer la nuit dessus et à revenir le lendemain reprendre à tête reposée.

Résultat ?

Robin Girod Nous étions partis en pensant faire un album vraiment différent. En fait, on a fait quelque chose qui est dans le prolongement de notre album «Voodoo Rhythm», mais avec deux ans d’expérience en plus. Quelques morceaux rock, mais aussi des ballades super tristes.

Pourquoi continuez-vous à sortir parallèlement des vinyles en série limitée?

Robin Girod C’est un peu une blague contre les mp3 et le téléchargement. On télécharge aussi bien sûr. Mais on aime sortir ces petits morceaux cachés, qui seraient sinon perdus, les témoins d’une tournée ou d’un moment particulier de l’existence de notre groupe.

http://mamarosin.bandcamp.com/
Commandes à mamarosin@hotmail.com

Prochaines apparitions de Mama Rosin ou des Frères Souchet

26/11: Frères Souchet, Bar du Théâtre, Lausanne
28/11: Frères Souchet, Live at Radio Paradiso
02/12: Frères Souchet, Festival Face G, Théâtre de l’Usine, Genève
08/12: Frères Souchet Vernissage, Tour de Nyon
17h Féminitude, 21h La Parenthèse + Monney B !

09/12: Mama Rosin + Hell’s Kitchen, PTR, Genève
15/12:
Frères Souchet vs Mama Rosin, Rümpeltum, St-Gall
16/12: Mama Rosin + Cheap Killers, Veka-Club, Glaris
17/12: Mama Rosin, TBA, Stans

Grand Pianoramax : retour au bercail

Qui dit Leo Tardin pense immédiatement piano et slam. Au sein de son laboratoire Grand Pianoramax, le piano est décliné sous de multiples formes: Fendher Rhodes, Moog ou tout autre clavier aux sons intéressants. En quelques années, Leo Tardin a ainsi su intéresser autant les amateurs de jazz que d’electro. Signé sur le prestigieux label américain ObliqSound, il fit des débuts remarqués. Sur le premier volume de Swiss Vibes figurait un morceau extrait de son deuxième album,  «Blue Gold»: des rythmes quasi tribaux sur lesquels se calait la voix féminine de Celena Glenn.
Un morceau à découvrir ci-dessous tel que joué au Festival Jazz à la Villette avec Black Cracker dans le rôle du slammer et son compatriote Domink Burkhalter à la batterie.

[youtube=https://www.youtube.com/watch?v=y0OQhX2S0KQ]

Dans la même formation, Leo Tardin a poussé ses expérimentations sonores au maximum au Cully Jazz festival. Rencontré au Buffet de la Gare de Lausanne quelques jours avant que ne démarre sa tournée suisse. Léo Tardin fait le point.

Votre dernier album, «Smooth Danger», semble encore plus expérimental que les deux premiers?
Leo Tardin. J’ai déménagé à Berlin pour créer ce nouvel album. J’avais besoin d’une nouvelle source d’inspiration. J’ai passé plusieurs années à New York. J’ai évolué au sein de la scène jazz. Là j’ai effectué un changement de décor et d’ambiance radical ! J’ai enregistré à la Funkhaus de Berlin. Cette grande bâtisse-bunker abritait les studios de la radio allemande. Il s’en dégage une ambiance très industrielle. Les couloirs étaient tellement grands qu’on a songeait à utiliser une trottinette pour aller aux toilettes! L’album est plus produit, il est empreint d’un humour noir un peu grinçant. Mais maintenant, j’ai déjà évolué vers une autre direction : revenir à une forme de piano plus universel, revenir à quelque chose de plus essentiel, sans travail de sound design.

Vous collaborez avec Black Cracker et Mike Ladd. Pourquoi ces deux slammers-là en particulier ?
Leo Tardin Je voulais amener une dimension de plus à cet album. Il y a une énorme scène de slam et de poésie à New York. Je m’y rendais régulièrement. J’appréciais beaucoup ce qui se faisait sur scène, mais je ne trouvais pas mon compte au niveau des textes. Tout le monde me parlait de Black Cracker, mais il était très difficile à joindre. Le genre de personne qui n’a pas de téléphone et pas d’adresse fixe. Finalement nous nous sommes rencontrés. C’était vraiment le choc des cultures : moi le petit blanc qui vient du jazz et lui le Noir d’Alabama issu du milieu des arts visuels et du slam. J’ai tout de suite adoré ce qu’il faisait. Ça allait plus loin. Son univers est plus abstrait. Il est incroyablement fort au niveau de la forme et il a un charisme dingue. C’est lui qui m’a ensuite présenté Mike Ladd et Karsh Kale.

Dès la sortie de votre premier disque, certains de vos morceaux ont été téléchargés à plus de 40’000 exemplaires sur ITunes. Comment expliquez-vous ce succès numérique ?
Leo Tardin Je n’ai eu qu’un morceau «Starlite» qui a été un succès en termes de téléchargement. Je ne sais pas pourquoi. Le fait que je sois sur le label ObliqSound, qui était alors très présent aux Etats-Unis a très certainement aidé. Cela dit la vie de la musique sur Internet est parfois drôle. J’ai un autre morceau, «The Race», un morceau instrumental batterie-piano, pas forcément super facile d’accès qu’on retrouve sur pas mal de vidéos de vacances de particuliers. Je ne sais pas comment il a atterri là, probablement à cause d’un «free download». C’est drôle de voir un morceau créé dans sa chambre à coucher à New York se met soudain à vivre sa vie. Sur mon dernier album, il y aussi ce morceau «Infidel». Il a inspiré à une artiste berlinoise une vidéo entière de dessins. J’ai trouvé ça génial.

[youtube=https://www.youtube.com/watch?v=3oZhG12zZAU]

Grand Pianoramax on Tour
(Leo Tardin : keyboards, Black Cracker (vocals, Dom Burkhalter (drums)

Vevey, Espace Guinguette, 15 novembre
Zurich, Exil (avec en invité spécial Mike Ladd), le 17 novembre
Bâle, Erster Stock, le 18 novembre
Nyon, Usine à Gaz, le 19 novembre
Milan, Cox 18, le 25 novembre
Sierre, Hacienda, le 26 novembre
Berlin, Kantine am Berghain, le 3 décembre

Le disque d’octobre de Swissvibes: Malcolm Braff

On le savait depuis longtemps : la musique de Malcolm Braff est une musique de transe. Il nous le prouve chaque année au Cully Jazz festival dans ses longs sets au Caveau des Vignerons ou lors de ses performances de 12 à 24 heures dans des lieux insolites.

Pour ce nouvel album qui sort une année seulement après «Voltage», Malcolm Braff opère un tournant à 180 degrés. Dans la continuité; comme à chaque nouveau jalon enregistré. «Voltage» avait été réalisé avec le trio classique du Caveau des Vignerons constitué de Patrice Moret et Marc Erbetta. «Inside» a été réalisé avec le trio du Caveau des Vignerons, cuvée 2011. Soit le bassiste américain Reggie Washington et le batteur autrichien Lukas Koenig. Il n’est plus question ici seulement de rhythm’n’blues, mais de rythmes tout court que ces trois-là semblent capables de décomposer et recomposer à l’infini. Pour évoquer la terre, la mère, l’essence des choses. La magnifique photo de couverture, les titres de plusieurs morceaux ou le texte de présentation à l’intérieur de la pochette tendent tous vers cette spiritualité. Irradiés d’une lumière intérieure, Malcom Braff et ses comparses construisent des ponts entre toutes les musiques. Ils glissent sur un thème de Coltrane, paraphrasent les Stones, rebondissent sur des rythmes africains pour mieux exprimer qu’il n’y a finalement qu’une musique. Toujours prêt à mettre en valeur des talents de moins reconnus que lui, Malcolm Braff aspire dans son monde intérieur la frappe précise de Lukas Koenig et la très belle voix soul d’Aurélie Emery (sur le titre «Crimson Waves»). Le tout sur l’excellent label allemand Enja. Qui dit mieux?

Et pour le plaisir des yeux et des oreilles, son tout nouveau clip:
[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=zF_gQpjCSSQ&feature=player_embedded]

Malcolm Braff, Inside (Enja)

Fanfare Kadebostany on tour

Quand la Fanfare Kadebostany est sur la route, elle ne fait pas dans la dentelle. Jugez plutôt dans ce mini-film tourné dans une de leurs chambres d’hôtel. Sex, drugs, violence and techno racine…

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=Po_0nCyaLhk]

 

Une approche délirante qui a plu à la presse française puisque le réputé magazine d’électro français consacre une page entière à ceux qu’ils qualifient de “créateur de folklore électronique”. A télécharger ci-contre. !

Bonne lecture!

V, la compilation de la verve engagée

V comme Vote

V comme Vaudrait peut-être mieux, V comme Valeur ajoutée, V comme véridique, V comme Vade retro, V comme Victoire…

V est une compilation d’un genre nouveau: 26 morceaux signés d’artistes des quatre coins de la Suisse téléchargeables jusqu’au 23 octobre, date des élections de nos représentants au Parlement. A l’origine de ce projet, le rapper Bâlois Greis préoccupé par le poids grandissant que prend  l’extrême droite et l’intolérance en Suisse. En offrant un morceau de leur choix en téléchargement gratuit pendent trente jours, les artistes rassemblés ici veulent tous rappeler les valeurs fondamentales de notre pays énoncées en leur temps par le Conseil fédéral. A savoir «Que la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres». Patois suisse allemand, anglais et français se superposent, folk, rap, rock et musique électronique s’entremêlent. Les 26 artistes ont pur nom The bianca Story / Charlotte Parfois / Evelinn Trouble / Antoine Jaccoud / Greis Steff la Cheffe / My Heart Belongs To Cecilia Winter / Tim & Puma Mimi / Knackeboul / Saalschutz / Guz / Fiona Daniel / We Loyal / Guy Krneta / Boob / The Monsters / Justin Tyme / Tommy Vercetti / Ueli Apfelböck / Casiofieber / Eriah Schwellheim / Benfay & Alice Mackay / Stahlberger / Anna & Stoffner / Staubsauger /Bonaparte / Papoose / Manillio / Alice Mackay / Kool G Rap / Randy Valentine / Stina Galaxina. La compilation est téléchargeable ici

A écouter urgemment en remplissant son bulletin de vote!

mx3 sur tous les fronts

Automne rime avec innovation pour mx3, la plate-forme de la musique suisse. Qui propose son application pour Smartphone, Iphone etc. Soit une version simplifiée du site avec accès à toutes les infos d’un groupe y compris les singles écoutables en ligne. Voilà pour les geeks et autres aficionados impatients de nouveaux singles.

Pour ceux qui aiment les concerts en live et dans des contextes inhabituels, mx3 inaugure également un train musical. Départ de Zurich, le 28 octobre à 19 h 03. Direction Berne-Bâle et retour. Pendant chaque trajet, un groupe se produit dans le salon de luxe, un wagon habituellement réservé au Conseil fédéral lors de ses déplacements!

Au programme des festivités, entre Zurich et Berne: MyKungFu, un groupe capable d’intégrer dans la panoplie de ses instruments une machine à écrire ou un accordéon vétuste. Entre Berne et Bâle: Lo & Leduc entre hiop hop et new beats. Et entre Bâle et Zurich Cryptonites, duo de producteur trip hop. Choisissez votre groupe et réservez vos places ici!

Le disque de septembre de Swissvibes: Anna Aaron

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Anna Aaaron est de ces artistes qui avancent à grands pas. Après sa tournée avec Erik Truffaz (voir vidéo ici), elle balance un nouvel album qui fait l’unanimité dans la presse suisse. Le Courrier qualifie le morceau-titre «King of the Dogs» de tube aussi haletant qu’entêtant. Le Temps parle à son propos d’un “élan rock et mystique”. 24 Heures “d’un album qui souffle sur des braises léguées par Patti Smith et PJ Harvey”.

Comme souvent dans les bons disques, c’est l’émotion qui parle. Dans celui-ci, Anna Aaron, 26 ans, Bâloise un peu nomade y exprime un tourment créatif: “La souffrance réside dans l’incapacité de comprendre les choses. Ce sont ces douleurs, ces tensions, ces peurs face au monde que j’ai voulu symboliquement évoquer.” Belle maturité qui va de pair avec une impressionnante maturité musicale. Anna Aaron peut murmurer un chant bourdonnant, («Elijah’s Chant»), évoquer des monstres marins avec une distance rock enjouée («Sea Monsters») ou faire revivre le son des vinyles. Mais le domaine où elle excelle est celui d’un rock violent et fragile. La hargne des guitares et du piano y font contraste avec une voix haute qui semble toujours lutter entre hauteurs évanescentes et attirance pour le tumulte.

Et la demoiselle rencontre toujours plus de succès. Son agenda de ses prochains jours est plutôt chargé:

28-09-2011 Le Bourg Lausanne (CH)
05-10-2011 Palace St.Gallen (+ Scott Matthew) (CH)
08-10-2011 Nouveau Monde Fribourg (CH)
13-10-2011 Théâtre du Pommier Neuchâtel (CH)
19-10-2011 Bee-Flat im PROGR Bern (CH)
22-10-2011 Les Rockomotives Vendome (FR)
02-11-2011 Kaserne Basel (CH)
03-11-2011 Kaserne Basel (CH)
18-11-2011 Kiff Aarau (CH)
23-11-2011 La Fleche d’Or Paris (FR)
25-11-2011 Usine à Gaz Nyon (CH)

Anna Aaron 1ère partie Erik Truffaz
29-09-2011 Klub Fleda Brno (CZ)
30-09-2011 Klub Fabrik Ostrava (CZ)
01-10-2011 Music Majestic Club Bratislava (SK)
02-10-2011 Enjoy Jazz Festival Heidelberg (CH)
03-10-2011 Palac Akropolis Prague (CZ)
04-11-2011 Le Trianon Paris (FR)