De Genève aux plaines arides de Kadebostany, cette fanfare aussi improbable que futuriste fait sensation sur le net. En avant goût de son nouvel album (à paraître sous peu), elle vient de mettre en ligne le clip d’une nouvelle chanson, “Walking with A Ghost”. En trois semaines – rien que sur Viméo – cette vidéo a déjà dépassé les 100’000 visionnements!
Au programme, des danseuses, aux corps aussi parfaits que synchronisés, des cuivres érotisés, des voix soul ou mécaniques et une fanfare aussi martiale qu’impériale. A voir ci-dessous. Et si vous aimez, vous pouvez télécharger le morceau sur Itunes ou sur bandcamp!
Ce n’est plus Noël, mais l’excellent label genevois, Mental Groove a décidé de jouer les prolongations. Il nous offre une compilation gratuite en téléchargement ici. On y retrouve des titres (dont des inédits) de Mama Rosin, Imperial Tiger Orchestra et La Fanfare Kadebostany dont nous vous avons longuement parlé sur ce blog.
Chapter
Mais aussi des autres artistes plutôt inspirés, comme Chapter, ce duo genevois qui conçoit ses albums comme des livres. Tome après tome, il égrène, un folk blues inspiré aux voix un peu décalées.
The Young Gods
Et comme Mental Groove aime la musique électronique, il y a aussi de bons titres de house dont celui de Laolu qui lorgne du côté du Nigéria. De l’electro tout droit sortie du cerveau défectueux de Sinner DC. Et du rock teinté d’électro avec Nectar Divine, un nouveau projet signé Christophe Calpini (Stade, Mobile in Motion) et une long remix des parrains Young Gods.
La playlist propose même un ovni de The Proteins, dont le titre “Could this be the End?” fait très fin de monde…
Bref beaucoup de bonnes choses, agrémentées d’excellentes notes de pochettes (également téléchargeables) signées du journaliste Thierry Sartoretti.
Dépéchez-vous! Ces pépites musicales sont offertes jusqu’au 31 janvier 2012 seulement sur le site de Mental Groove.
Quand la Fanfare Kadebostany est sur la route, elle ne fait pas dans la dentelle. Jugez plutôt dans ce mini-film tourné dans une de leurs chambres d’hôtel. Sex, drugs, violence and techno racine…
Une approche délirante qui a plu à la presse française puisque le réputé magazine d’électro français consacre une page entière à ceux qu’ils qualifient de “créateur de folklore électronique”. A télécharger ci-contre. !
Ça commence comme un conte de fées : un pays, nouvellement créé, situé à l’Est de la Suisse, à l’Ouest de la Turquie dirigé par un jeune président mélomane, amateur de musiques électroniques… Le pays s’appelle Kadebostany et son président, Kadebostan. Lors d’un déplacement diplomatique en Biélorussie, ce dernier découvre et sympathise avec un orchestre acoustique à Minsk.Et comme sa jeune nation n’a pas encore d’ensemble national, il l’enrôle.
Mieux : il décide que sa fanfare doit plaire à l’ensemble de son peuple, toutes générations confondues. A l’aide de ses ordinateurs et échantillonneurs, il se met alors à travailler d’arrache-pied et compose à partir des sections enregistrées par les cuivres et autres instruments de son orchestre. D’autres musiciens s’arrêtent aussi dans son studio et y déposent des solos. «A chaque fois, j’essayais de les pousser dans leurs derniers retranchements, de trouver leur côté animal, extrême. Je cherche à capter ces instants fous qu’on ne peut pas refaire.» Ouvert d’esprit, le président recrute également, le temps d’un morceau, Corina, une mendiante roumaine rencontrée sur les pavés de Genève qui vit une réalité à 10’000 lieues de la sienne.
Pour des raisons de commodité, la fanfare s’installe à Genève, la ville de son label défricheur : Mental Groove. Aujourd’hui dans les bacs de disquaires, «Songs From Kadebostany» est un OVNI musical qui continue de faire croître la cote du groupe. Kadebostan, jeune président au port altier et à la moustache dictatoriale explique: «J’ai toujours été un élément un peu à part de la musique électronique, explique-t-il un peu avant son concert au Romandie de Lausanne, j’aime dire que je suis un analphabète de la musique. Je ne suis pas capable de lire une partition. J’ai quelques notions harmoniques, mais je me suis arrêté quand je me suis rendu compte que j’étais entrain d’acquérir des compétences qui allaient enlever cette magie de l’instant.»
Refusant toute étiquette (techno, folklore), la fanfare Kadebostany joue sur la curiosité et le mystère qui entourent son nom et son pays. Après avoir rencontré les publics les plus variés en Hollande, en Allemagne ou au Mexique, la fanfare poursuit sa route virtuellement. Son nouvel opus est déjà entré dans le top ten des meilleurs albums sur iTunes Japon. La vidéo ci-dessous vous donne une bonne idée de l’énergie que dégage cette drôle de fanfare nationale.