La fanfare Kadebostany cartonne sur le net!

De Genève aux plaines arides de Kadebostany, cette fanfare aussi improbable que futuriste fait sensation sur le net. En avant goût de son nouvel album (à paraître sous peu), elle vient de mettre en ligne  le clip d’une nouvelle chanson, “Walking with A Ghost”. En trois semaines – rien que sur Viméo – cette vidéo a déjà dépassé les 100’000 visionnements!

Au programme, des danseuses, aux corps aussi parfaits que synchronisés, des cuivres érotisés, des voix soul ou mécaniques et une fanfare aussi martiale qu’impériale. A voir ci-dessous. Et si vous aimez, vous pouvez télécharger le morceau sur Itunes ou sur bandcamp!

[vimeo=http://vimeo.com/39540030]

Rusconi et Preisig créent l’événement Cully Jazz Festival

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=nyQwTX2msFg&feature=youtu.be]

Le projet était audacieux et deux des musiciens de jazz suisse les plus aventureux du moment ont relevé le défi. En janvier dernier le violoniste Tobias Preisig et le pianiste Stefan Rusconi ont investi le temple protestant de Cully pendant trois jours pour préparer une création. Trois mois et quelques répétions plus tard, ils sont de retour dans le cadre Cully Jazz Festival. Samedi 14 avril 2012, à 18 h, alors que le public est sagement assis sur les bancs du parterre de l’église, ils s’installent au balcon, invisibles d’en bas. Une drôle d’idée? “C’est le concept de base de la musique d’église, s’exclame un peu avant le concert Stefan Rusconi, ne pas voir les musiciens permet de mieux se concentrer sur les sons et, dans un contexte religieux, de se rapprocher de Dieu“.

Les deux musiciens complices ont quant à eux choisi d’expérimenter. Tobias Preisig tire des sons étonnants de son violon avec lequel il semble danser et frappe parfois de son pied droit une caisse-tambour posée au sol. Stefan Rusconi tente de dompter le vieil orgue du temple. La vidéo ci-dessous montre le tout premier morceau du concert. Le public, en bas, est encore un peu déconcerté par cette prestation “à l’aveugle”. Après quelques morceaux il est conquis et se met à applaudir à tout rompre. A signaler également l’apparition de la chanteuse Evelinn Trouble dans un gospel fort peu orthodoxe en final. Un autre moment intense de cette prestation malheureusement non-filmable vu le manque de lumière.

Hathors aux Eurockéennes de Belfort

Lors de la de la finale du concours permettant de décrocher une place fort convoitée aux Eurockéennes de Belfort, les trois musiciens de Hathors, orginaires de Schaffouse avaient un petit avantage sur leurs concurrentes féminines, Anna Aaron et La Gale. Ils s’étaient placés sous la protection de la déesse égyptienne Hathor, divinité de l’amour de l’ivresse, de la beauté, de la musique, de la danse. Comme quoi les Dieux rendent bien des services. Et sous celle de Couleur 3 aussi qui adorent jouer leur premier CD, paru l’an dernier. Trio basique – guitare-basse-batterie – Hathors est un groupe de l’extrême, quelque part entre punk, garage et métal. Si vous voulez (ré)écoutez le concert et interview, c’est dans Couleur 3 Live.

Ci-dessous la vidéo de leur chanson “Keeping Secrets”
[youtube=http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=4UeqarUFnzY]

Le disque de Noël de Swissvibes: Dimlite!

Son nom signifie littéralement lumière terne. Dimlite c’est aussi le nom d’un procédé qui permet de réduire la consommation d’énergie des ampoules.  Le moins que l’on puisse dire est que Dimlite ne cherche pas attirer les feux de la rampe sur lui. D’ailleurs, il n’en n’a pas besoin. Très vite repéré par des gens aussi influents que Gilles Peterson en Angleterre ou Egon du label Stones Throw, le Suisse allemand sort aujourd’hui son troisième album «Grimm Reality», un clin d’œil au groupe de jazz psychédélique The Stark Reality, justement réédité dans la collection Now-Again de Stones Throw…. Car les références du bonhomme sont aussi larges que variées. Robert Wyatt, Conrad Schnitzler, The Residents, Captain Beefheart ou Philipp Glass… Pas vraiment un artiste d’electronica contrairement à ce que Itunes aurait tendance à prétendre… D’ailleurs, depuis quelque temps, Dimitri Grimm, aka Dimlite, a décidé de laisser tomber les samples. Autodidacte, il joue toutes les parties instrumentales, chantonne par ci par là et a recours à deux ou trois copains batteurs (dont Julian Sartorius pour ses sets live). Et déblaie des pans entiers de musique. Souvent qualifié de visionnaire par les amateurs de musique éclairés, Dimlite fait plaisir aux discophiles qui peuvent se plaire à retrouver l’influence de X et celle de Y, mais aussi aux néophytes. Superposant, juxtaposant parties instrumentales (parfois saturées, parfois classiques), voix (en chœur ou en accéléré) et bruits d’ambiance (grésillements ou souffles qu’on croirait intersidéraux…), il parvient à donner à son univers électro-acoustique une dimension et une chaleur étonnante. A découvrir, si ce n’est pas déjà fait. En apéritif: une vidéo pas trop sérieuse à visionner ici:

[vimeo http://vimeo.com/30567245]

Artist page: www.dimgrimm.com

Record label: www.nowagainrecords.com

Dimlite, Grimm Reality, Dist suisse: Namskeio

La révolution selon Rusconi

Rusconi: un nom italien pour un pianiste suisse-allemand. Rusconi le nom d’un musicien, mais aussi celui d’un trio constitué de Fabian Gisler (contrebasse) et Claudio Strüby (batterie). Parti comme ça, ce groupe ne pouvait que se moquer des frontières, territoriales ou stylistiques. Sur son dernier album, «It’s a Sonic Life», Rusconi rendait hommage à Sonic Youth en trio. L’album était commercialisé par Sony Music. Sur son nouvel opus, Rusconi fait la «Revolution». Dès mars 2012, le disque sera disponible en téléchargement gratuit sur le site du groupe. Publié sur son tout nouveau label Qilin Records, sa version physique sera achetable en  CD et en vinyle (édition limitée) lors des concerts du groupe uniquement. En avant goût, une vidéo du making of de l’album.

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=pUe76keV_eE&feature=mfu_in_order&list=UL]

Grand Pianoramax : retour au bercail

Qui dit Leo Tardin pense immédiatement piano et slam. Au sein de son laboratoire Grand Pianoramax, le piano est décliné sous de multiples formes: Fendher Rhodes, Moog ou tout autre clavier aux sons intéressants. En quelques années, Leo Tardin a ainsi su intéresser autant les amateurs de jazz que d’electro. Signé sur le prestigieux label américain ObliqSound, il fit des débuts remarqués. Sur le premier volume de Swiss Vibes figurait un morceau extrait de son deuxième album,  «Blue Gold»: des rythmes quasi tribaux sur lesquels se calait la voix féminine de Celena Glenn.
Un morceau à découvrir ci-dessous tel que joué au Festival Jazz à la Villette avec Black Cracker dans le rôle du slammer et son compatriote Domink Burkhalter à la batterie.

[youtube=https://www.youtube.com/watch?v=y0OQhX2S0KQ]

Dans la même formation, Leo Tardin a poussé ses expérimentations sonores au maximum au Cully Jazz festival. Rencontré au Buffet de la Gare de Lausanne quelques jours avant que ne démarre sa tournée suisse. Léo Tardin fait le point.

Votre dernier album, «Smooth Danger», semble encore plus expérimental que les deux premiers?
Leo Tardin. J’ai déménagé à Berlin pour créer ce nouvel album. J’avais besoin d’une nouvelle source d’inspiration. J’ai passé plusieurs années à New York. J’ai évolué au sein de la scène jazz. Là j’ai effectué un changement de décor et d’ambiance radical ! J’ai enregistré à la Funkhaus de Berlin. Cette grande bâtisse-bunker abritait les studios de la radio allemande. Il s’en dégage une ambiance très industrielle. Les couloirs étaient tellement grands qu’on a songeait à utiliser une trottinette pour aller aux toilettes! L’album est plus produit, il est empreint d’un humour noir un peu grinçant. Mais maintenant, j’ai déjà évolué vers une autre direction : revenir à une forme de piano plus universel, revenir à quelque chose de plus essentiel, sans travail de sound design.

Vous collaborez avec Black Cracker et Mike Ladd. Pourquoi ces deux slammers-là en particulier ?
Leo Tardin Je voulais amener une dimension de plus à cet album. Il y a une énorme scène de slam et de poésie à New York. Je m’y rendais régulièrement. J’appréciais beaucoup ce qui se faisait sur scène, mais je ne trouvais pas mon compte au niveau des textes. Tout le monde me parlait de Black Cracker, mais il était très difficile à joindre. Le genre de personne qui n’a pas de téléphone et pas d’adresse fixe. Finalement nous nous sommes rencontrés. C’était vraiment le choc des cultures : moi le petit blanc qui vient du jazz et lui le Noir d’Alabama issu du milieu des arts visuels et du slam. J’ai tout de suite adoré ce qu’il faisait. Ça allait plus loin. Son univers est plus abstrait. Il est incroyablement fort au niveau de la forme et il a un charisme dingue. C’est lui qui m’a ensuite présenté Mike Ladd et Karsh Kale.

Dès la sortie de votre premier disque, certains de vos morceaux ont été téléchargés à plus de 40’000 exemplaires sur ITunes. Comment expliquez-vous ce succès numérique ?
Leo Tardin Je n’ai eu qu’un morceau «Starlite» qui a été un succès en termes de téléchargement. Je ne sais pas pourquoi. Le fait que je sois sur le label ObliqSound, qui était alors très présent aux Etats-Unis a très certainement aidé. Cela dit la vie de la musique sur Internet est parfois drôle. J’ai un autre morceau, «The Race», un morceau instrumental batterie-piano, pas forcément super facile d’accès qu’on retrouve sur pas mal de vidéos de vacances de particuliers. Je ne sais pas comment il a atterri là, probablement à cause d’un «free download». C’est drôle de voir un morceau créé dans sa chambre à coucher à New York se met soudain à vivre sa vie. Sur mon dernier album, il y aussi ce morceau «Infidel». Il a inspiré à une artiste berlinoise une vidéo entière de dessins. J’ai trouvé ça génial.

[youtube=https://www.youtube.com/watch?v=3oZhG12zZAU]

Grand Pianoramax on Tour
(Leo Tardin : keyboards, Black Cracker (vocals, Dom Burkhalter (drums)

Vevey, Espace Guinguette, 15 novembre
Zurich, Exil (avec en invité spécial Mike Ladd), le 17 novembre
Bâle, Erster Stock, le 18 novembre
Nyon, Usine à Gaz, le 19 novembre
Milan, Cox 18, le 25 novembre
Sierre, Hacienda, le 26 novembre
Berlin, Kantine am Berghain, le 3 décembre

Olivia Pedroli s’en va au pays d’Angela Merkel

Bonne nouvelle: la chanteuse romande – que son dernier album a dévoilé sous un jour plus intime – s’infiltre sur le marché germanophone! The Den se trouve désormais chez tous les bons disquaires d’Autriche et d’Allemagne et la belle s’en va bientôt donner trois concerts, dans des clubs et petites salles “arty” de Berlin, Francfort et Hambourg. Karsten Jahnke, l’agence qui s’occupe, entre autres,  de Marianne Faithfull, Bob Dylan, Sigur Ros, Joshua Redman ou MeShell Ndegeocello vient de l’accueillir en son sein.
Regardez les deux extraits de son concert au Montreux Jazz Festival et vous comprendrez pourquoi cette agence de stars a voulu travailler avec elle.

[vimeo http://vimeo.com/26322852]

En attendant de s’envoler pour l’Allemagne, Olivia Pedroli jouera également en Suisse et en France dans le cadre du bien nommé Festival Transvoisines. Allez la voir avant qu’elle ne remplisse de plus grandes salles!

Concerts en Suisse
Festival Transvoisines
Yverdon, Théâtre de l’Echandole, vendredi 4 novembre.
Grenoble, La Source, samedi 5 novembre. 

Concerts en Allemagne:
Berlin, Qasimodo, le 20 novembre
Francfort, Mounsoturm Studio, le 21 novembre
Hambourg, Stage Club (Neue Flora), le 22 novembre

Fanfare Kadebostany on tour

Quand la Fanfare Kadebostany est sur la route, elle ne fait pas dans la dentelle. Jugez plutôt dans ce mini-film tourné dans une de leurs chambres d’hôtel. Sex, drugs, violence and techno racine…

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=Po_0nCyaLhk]

 

Une approche délirante qui a plu à la presse française puisque le réputé magazine d’électro français consacre une page entière à ceux qu’ils qualifient de “créateur de folklore électronique”. A télécharger ci-contre. !

Bonne lecture!

Imperial Tiger Orchestra & Hamelmal Abaté à Paris

Le 10 septembre 2011, les Genevois d’Imperial Tiger Orchestra ont invité une grande dame de la chanson éthiopienne Hamelmal Abaté à célébrer avec eux le Nouvel An éthiopien à la Salle du Faubourg de Genève. Aux côtés d’Hamelmal Abaté et Bethelem Dagnachew au chant, ont également été invités Endress Hassan, joueur de masenqo et deux danseurs. Un vieux rêve rendu possible grâce au Festival de la Bâtie. Cinq jours plus tard, le big band ethio-suisse a remis ça à Paris, au Point Ephémère. D’une salle de 500 places où ils jouaient à guichets fermés, les 7 tigres et leurs invités passent à une petit club alternatif sur les quais du Canal Saint-Martin. Une ambiance intimiste, un set resserré et les voilà qui mettent le feu au public, constitué d’Ethiopiens et de Français. Avec en prime quelques acteurs influents de la scène world parisienne, dont Françis Falceto, alias Monsieur Ethiopiques, Martin Meissonnier (qui a récemment produit les disques de Seun Kuti et Aziz Sahmaoui), Philip Conrath du Festival Africolor. Quelques membres de Tinariwen en répétition dans le quartier sont même venus jeter un coup d’œil et s’essayent à la danse Ekesta! Tout ce beau monde groove et chaloupe, chacun à sa manière, preuve supplémentaires que les musiques éthiopiennes rassemblent les cultures. En fin de concert, la diva éthiopienne, galvanisée par l’ambiance, descend finir son set dans le public. Jugez du résultat sur la vidéo ci-dessous. Pour info, le Blanc, coiffé d’un chapeau, qui danse avec Hamelmal Abaté n’est autre que Jean Karakos, fondateur du label Celluloïd aka M. Lambada, filmé par Martin Meissonnier. Marrant, non?

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=FO8O5aWMge4]