Kadebostany/Genève et retour

Fanfare KadebostanyÇa commence comme un conte de fées : un pays, nouvellement créé, situé à l’Est de la Suisse, à l’Ouest de la Turquie dirigé par un jeune président mélomane, amateur de musiques électroniques… Le pays s’appelle Kadebostany et son président, Kadebostan. Lors d’un déplacement diplomatique en Biélorussie, ce dernier découvre et sympathise avec un orchestre acoustique à Minsk.Et comme sa jeune nation n’a pas encore d’ensemble national, il l’enrôle.

Mieux : il décide que sa fanfare doit plaire à l’ensemble de son peuple, toutes générations confondues. A l’aide de ses ordinateurs et échantillonneurs, il se met alors à travailler d’arrache-pied et compose à partir des sections enregistrées par les cuivres et autres instruments de son orchestre. D’autres musiciens s’arrêtent aussi dans son studio et y déposent des solos. «A chaque fois, j’essayais de les pousser dans leurs derniers retranchements, de trouver leur côté animal, extrême. Je cherche à capter ces instants fous qu’on ne peut pas refaire.» Ouvert d’esprit, le président recrute également, le temps d’un morceau, Corina, une mendiante roumaine rencontrée sur les pavés de Genève qui vit une réalité à 10’000 lieues de la sienne.

©Toci

Pour des raisons de commodité, la fanfare s’installe à Genève, la ville de son label défricheur : Mental Groove. Aujourd’hui dans les bacs de disquaires, «Songs From Kadebostany» est un OVNI musical qui continue de faire croître la cote du groupe. Kadebostan, jeune président au port altier et à la moustache dictatoriale explique: «J’ai toujours été un élément un peu à part de la musique électronique, explique-t-il un peu avant son concert au Romandie de Lausanne, j’aime dire que je suis un analphabète de la musique. Je ne suis pas capable de lire une partition. J’ai quelques notions harmoniques, mais je me suis arrêté quand je me suis rendu compte que j’étais entrain d’acquérir des compétences qui allaient enlever cette magie de l’instant.»

Refusant toute étiquette (techno, folklore), la fanfare Kadebostany joue sur la curiosité et le mystère qui entourent son nom et son pays. Après avoir rencontré les publics les plus variés en Hollande, en Allemagne ou au Mexique, la fanfare poursuit sa route virtuellement. Son nouvel opus est déjà entré dans le top ten des meilleurs albums sur iTunes Japon. La vidéo ci-dessous vous donne une bonne idée de l’énergie que dégage cette drôle de fanfare nationale.

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The National Fanfare of Kadebostany, «Sounds from Kadebostany» (Mental Groove)

Jodle pour tout le monde!

Et hop: pour une fois, je vais faire une petite entorse au principe de ce blog qui veut que je parle des 19 artistes sélectionnés sur la compilation Swiss Vibes. Je vais vous raconter le dernier concert en Suisse d’Erika Stucky. Mais je ne m’éloigne pas trop, puisque l’une des chansons d’Erika Stucky figurait sur le premier volume de la compilation Swiss Vibes, paru il y a deux ans

Erika Stucky était la tête d’affiche de la soirée «Le Son des Helvètes», programmée par mes soins dans le cadre de la saison culturelle de Plan-Les-Ouates. En première partie, le Alphüttli Jodler Club, le premier club de jodle genevois dont les locaux de répétition se situent justement à Plan-Les-Ouates. Ils sont dirigés par la jeune et dynamique chanteuse alémanique Barbara Klossner. Un sacré petit bout de femme: certainement la meilleure apôtre du jodle actuel. Extrait ci-dessous.
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Erika Stucky, déguisée en Heidi futuriste, fit ensuite une entrée en scène fracassante avec une énorme pelle en guise d’instrument. Frappant le sol, frappant les piliers, elle évoquait ainsi les lentes marches des vaches sur le chemin du retour vers l’écurie. Au bout de 3/4 d’heure de spectacles, rejointe par ses excellents musiciens (batterie, synthétiseurs, tuba et deux cors des Alpes), elle était partie dans un délire beaucoup plus personnel. Jugez plutôt:
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En rappel et à la demande d’un spectateur, Erika Stucky a relevé le défi et s’est lancée dans une joute vocale avec les jodlers. Sur la vidéo ci-dessous, vous entendez donc Baraba Klossner et les jodlers (éparpillés dans le public) qui font le “bourdon” pendant qu’Erika Stucky improvise. Le 27 mai 2011, à Plan-les Ouates, les extrêmes se sont rejoints et la musique n’en fut que meilleure…
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Hell’s Kitchen, au four et au moulin…

Comme à son accoutumée, Hell’s Kitchen a concocté son nouvel album dans les cuisines du diable. Du Mississipi à Genève, ces trois-là déclinent leur recette bien particulière, loin des clichés du genre. Un nouvel opus sur le label Dixiefrog, la référence français en matière de blues et quelques dates cette semaine dans l’Hexagone. Après deux shows radio dont un à France Inter écoutable ici , ils partent à l’assaut de la France avec des «vrais» concerts aux Trois Baudets à Paris, le 25 mai et à la Péniche à Lille, le 26 mai. Avant ça, ils se sont pliés au jeu de l’interview.

Comment avez-vous conçu ce quatrième album ?
Bernard Monney Nous adorons le blues, mais on en a marre de cette façon de le jouer avec des solos de guitare insupportables. Ce qui nous plaît dans le blues, c’est le côté, minimaliste, touchant, espacé. On a l’impression que le rythme part des battements du cœur. Dans les campagnes du Mississipi, les musiciens jouaient avec trois bouts de ficelle et ils arrivaient à reproduire les sons du sifflement d’un train !

Le blues vient du Sud des Etats-Unis. Vous êtes suisses. Comment vous positionnez-vous par rapport à ça ?
Bernard Monney Il n’est pas nécessaire d’être originaire d’une région pour jouer le style de musique que l’on aime. C’est comme les groupes d’afrobeat ou de reggae. Cela dit, quand on joue à l’étranger, le public est surpris. Il trouve ça exotique. Je pense que le fait d’être Suisse, d’être au milieu de l’Europe nous permet de ressentir toutes les influences qui nous entourent. C’est en tout cas un de nos objectifs.

Cedric Taillefert, batteur et percussionniste, joue avec tout ce qui lui tombe sous la main ?
Bernard Monney Il s’est constitué sa propre batterie avec certains des éléments usuels, mais aussi un tambour de machine à laver, un poubelle… A intervalles réguliers, il amène un nouvel élément pour perfectionner son instrument. En studio, il travaille également avec un énorme conduit de ventilation. Malheureusement, cette partie-là est intransportable. Sur scène, il joue donc avec les sons échantillonnés de ce conduit.

Vous venez tous les trois d’univers musicaux très différents ?
Bernard Monney Le contrebassiste Christophe Ryser est un punk déguisé en jazzeux. Cédric Taillefert a appris à jouer dans les fanfares. Puis il a découvert le jazz. Ce n’est qu’adulte qu’il a commencé à s’intéresser à des trucs plus minimalistes, extrêmes. Il a fait le chemin inverse de celui que l’on emprunte habituellement. Moi je viens du hard rock et du punk. Le dénominateur commun entre nous trois, c’est le blues.

Sur ce disque, il y a pour la première fois une chanson en français. Pourquoi ?
Bernard Monney L’anglais est une langue belle et ronde. Elle se prête évidemment très bien pour chanter le blues. Mais j’ai un problème avec l’anglais, tout simplement parce que ce n’est pas ma langue. En même temps si on cherche à faire des paroles similaires à celles du blues rural, c’est affreux. J’ai donc choisi de parler un français approximatif, celui d’un paysan du début du siècle qui descend à la ville et qui se fait complètement arnaquer. Je voulais surprendre.

Anna Aaron en tournée avec Erik Truffaz

Anna Aaron est discrète, pertinente et révèle une musique un brin inquiétante sous des dehors ingénus. Une personnalité. Il y a deux ans, elle s’est fait remarquer avec le nostalgique «Mary Ruth» aux lignes de piano sombre et hypnotique. Un titre qui faisait partie d’un mini album enregistré chez elle, à Bâle «I’ll Dry Your Tears Little Murderer». Sa pochette la montrait de dos nettoyant un couteau de boucher dans une rivière… La parution de son deuxième album est imminente et déjà on la compare à PJ Harvey. Le single «Kind of Dogs» qui figure sur la compilation Swiss Vibes la révèle dans une version plus rock, plus fulgurante. Nomade, Anna Aaron a grandi en Asie, en Angleterre et en Nouvelle Zélande avant de s’installer dans la ville la plus arty de Suisse allemande où elle chante, écrit de la poésie et fait de la musique. Plutôt bien. Elle rentre d’une mini-tournée avec le trompettiste de jazz Erik Truffaz. Et elle nous livre ses impressions filmées ci-dessous.

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Plongée dans le cerveau de Malcolm Braff

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Malcolm Braff sort d’un marathon d’un nouveau genre. Le 14 mai, dans le cadre de la nuit des musées, il s’est intégré à l’exposition «Bruits» du MEN (Musée d’Ethnographie de Neuchâtel) pour un gigantesque concert solo de 12 heures. Plongée dans le cerveau du maestro du piano qui prépare également la sortie d’un nouvel album en trio sur le prestigieux label Enja.

Comment est venu l’idée de ce projet de marathon de piano ?
Malcolm Braff Le MEN  a pris contact avec moi pour une performance dans le cadre de la nuit des Musées. Je leur ai proposé un concert de midi à minuit. J’avais déjà fait ce genre d’expériences en plein air. À l’extérieur, je suis nourri par les bruits de la vie : une voiture qui passe, le bruit du vent. Je me sens porté par cette énergie environnante. Au MEN, vu la météo, on a dû prévoir le concert à l’intérieur. J’appréhendais un peu. Je savais que je devrais trouver l’inspiration en moi-même et non à l’extérieur. Ce fut moins contemplatif et même très intense.

Vous avez choisi de jouer sur un piano à queue plutôt que sur les synthétiseurs où l’on a l’habitude de vous voir jouer?
Malcolm Braff Je ne pourrais pas envisager de faire ça avec des synthétiseurs et un ordinateur. Ce n’est pas inspirant. Pour ce genre de performances, j’ai besoin d’être dans un rapport physique et pas mental. J’aurais pu concevoir autre chose: par exemple, recréer mon atelier, mon studio au sein de l’exposition «Bruits». J’aurais ainsi été pendant 12 heures un nouvel objet sonore à observer.

Comment se prépare-t-on à une expérience de ce type ?
Malcolm Braff Je ne me prépare pas. Je dors bien avant, c’est tout. Je ne prévois pas de répertoire non plus. Ce serait l’enfer. J’avais pris avec moi, des partitions, un crayon, une gomme. Ça aurait pu être une option de composer. En fait, je n’ai fait que jouer. J’ai fait une pause toutes les 6o à 90 minutes de 5 minutes et je me suis arrêté à deux reprises un peu plus longuement pour manger.

Comment vit-on ce genre d’expériences ?
Malcolm Braff C’est vraiment une plongée, une méditation.  Je suis parfois interrompu par des pensées d’ordre physique. Je sens des crispations – par exemple dans le dos ou dans les doigts –  qui m’indiquent qu’il faut m’arrêter. C’est important de s’écouter car une tendinite ou problème de ce type peut très vite survenir.

En quoi est-ce important qu’il y ait un public ?
Malcolm Braff Je suis beaucoup trop flemmard pour faire ça tout seul dans mon atelier !  C’est le public qui génère la performance. Pendant ce concert, je me suis souvent senti dans une bulle. Mais le public génère et valide tout.

Et après, comment se sent-on ?
Malcolm Braff Je suis extrêmement bien. Il y a une fatigue physique certaine, mais le corps est éveillé, vibrant. Un peu comme après une longue balade en montagne. Une balade sans effort, mais d’une longue durée. L’énergie est très haute. D’ailleurs je mets longtemps à m’endormir. Après le concert, je peux interagir avec les gens sans problème, mais c’est comme si je percevais tout ce qui se passe à travers un voile.

Dur weekend en perspective

Les groupes suisses font feu de tout bois ce week-end en Romandie. Voici ceux que j’ai repérés:

– ce soir (vendredi 13 mai)  à l’Amalgame d’Yverdon, concert de Honey For Petzi avec The Jamborines et Daily Bread.

– demain soir (samedi 14 mai) au Romandie, vernissage des CDs de Imperial Tiger Orchestra et de The Fanfare Kadebostany

– demain également, au Musée d’Ethnographie de Neuchâtel, dans le cadre de la nuit des musées et de l’exposition “Bruits”, différentes prestations d’artistes suisses dont un marathon de 12 heures de Mr… Malcolm Braff, deux concerts de Kassette et Make It Pink et une performance de Olivier Nussbaum et Size.

Enfin, s’il vous reste un peu de temps et comme je n’ai pas envie de radoter, je vous mets en pièce jointe les articles que j’ai fait sur Raaga Trio et sur Plaistow dans So Jazz de ce mois.

Et celui sur Imperial Tiger Orchestra dans Vibrations.

Bonne lecture et bonnes soirées!

Hell’s Kitchen de plus en plus méchant…

Le nouvel album de Hell’s Kitchen «Dress To Dig» est dans les bacs. La vidéo ci-dessous vous en donne un aperçu. Quant à l’interview de son chanteur et guitariste, Bernard Monney, il sera en ligne la semaine prochaine ici même.

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Piano sous toutes ses formes

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Le pianiste Marc Perrenoud se prépare à enregistrer un nouvel opus en trio avec ses complices Cyril Regamey (batterie) et Marco Müller (basse). Son précédent opus, «Logo», dans cette même formation avait été une des meilleurs ventes de jazz en Suisse l’année de sa parution (2008). Sobre, classique et romantique. Rencontré au Cully Jazz Festival, Marc Perrenoud explique son approche du piano.

Vous n’avez pas trente ans et vous travaillez déjà à la réalisation d’un troisième album sous votre nom?

Marc Perrenoud Je n’ai jamais vraiment joué les sidemen. Sitôt mes études terminées, j’ai travaillé à mes propres projets. En solo, en duo et en trio. C’est drôle: quand j’ai fait un disque en duo avec Sylvain Ghio (piano-batterie), les gens trouvaient ça bizarre et un peu dérangeant. Maintenant que je fais un trio, on me reproche parfois de ne pas être original.

Qu’est-ce qui vous plait dans ce format trio?

Marc Perrenoud C’est le plus petit groupe qu’on puisse imaginer. C’est ça qui intéressant. Notre trio, s’inspire du jazz américain, mais aussi de la musique classique. Mes deux parents sont des musiciens classiques et j’ai commencé par faire du piano classique. Ce n’est qu’ensuite que je me suis tourné vers les musiques improvisées, puis le jazz. Nous proposons des compositions originales. Mais nous aimons aussi reprendre des classiques. Je dirais même parfois des archétypes du jazz, comme «Alone Together» qui figure sur la compilation Swiss Vibes. C’est un morceau des années 30, complètement éculé qui se joue dans toutes les écoles de jazz. Ces morceaux chargés d’histoire sont des défis qui nous stimulent.
Quels sont vos autres projets?

Marc Perrenoud Je travaille avec Piano Seven. Faire de la musique entre pianistes, c’est quelque chose qui n’arrive jamais. C’est excitant, c’est inspirant. Le groupe va fêter ses 25 ans en 2012 et je suis son plus jeune membre. François Lindemann a deux fois mon âge. Ça aussi c’est intéressant: travailler avec des gens qui ont une autre approche de la musique, qui ont connu la musique différemment. C’est à la fois une richesse et un partage. J’ai aussi été mandaté par deux producteurs de la Radio Suisse romande pour être le pianiste, arrangeur et coordinateur artistique d’un spectacle qui va raconter l’histoire du jazz en une quinzaine de pièces, en grande formation et avec un acteur-narrateur ainsi qu’un couple de chanteurs. Je ne peux pas en dire beaucoup plus car nous en sommes encore aux prémisses.

La drôle d’histoire de The bianca Story

Ces cinq musiciens-là viennent de Bâle où ils évoluent dans le milieu des écoles d’art et de musique. Ils décident de former un groupe et prennent pour nom The bianca Story.

Bianca en référence à la feuille de papier blanc, celle qui permet de partir de rien pour créer, celle qui permet aussi de «changer, refaire ou de réinventer» explique Fabian Chiquet, l’homme des synthétiseurs.

The bianca Story propose une drôle de pop, inventive et recyclable qui accueille en son sein différents styles (du rock à l’electro en passant par la disco ou même le hip hop).

Et comme les cinq amis ont aussi envie d’explorer d’autres terres, ils partent à l’assaut de l’Europe de l’Est. Des amis tchèques leur trouvent quelques gigs. Ils poursuivent ensuite leur route vers la Slovénie, la Croatie pour finir par faire 25 concerts en deux mois dans la région. Nous sommes alors en 2007. D’autres concerts en Allemagne leur permettent de se faire repérer par une maison de disques allemande. Ils sortent un premier album « Hi Society!» dont la pochette joue de leurs corps nus en filigrane…

La musique renfermée dans ce boîtier blanc et gris confirme leur dextérité à mêler différents genres au sein d’un même morceau. Riffs de guitare rock se calquent sur des grésillements electro alors que les voix de Elia Rediger et Anna Weibel se partagent le micro. En septembre paraîtra le nouvel album du groupe. Le single «Coming Home» en donne un avant goût sur la compilation Swiss Vibes et son clip un bon aperçu de l’esprit un peu décalé du groupe.

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Entre temps, les cinq Bâlois n’ont pas chômé. Fabian et Elia se sont lancés dans la réalisation d’un opéra electro. Il l’appellent «Chris Crocker» du nom de l’internaute au physique féminin devenu célèbre pour son clip exhortant les médias à laisser Britney Spears tranquille. « Chris Crocker est juste un exemple de quelqu’un devenu célébre pour rien. Notre musichall veut montrer les mécanismes de la célébrité sur You Tube“ reprend Fabian Chiquet. Présenté à Bâle et à Zurich, le spectacle remporte un tel succès que le groupe planche sur un nouveau projet qui devrait être terminé pour décembre 2011 ou janvier 2012.

En attendant la sortie du disque et pour en savoir plus sur ce groupe étonnant, un ami lui a consacré un moyen métrage visible en trois parties sur You Tube (en allemand).

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